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vendredi, 31 octobre 2014

The Beirut Book | J-2 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 6,beirut prints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-2 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 2 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

jeudi, 30 octobre 2014

The Beirut Book | J-3 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 6,beirut prints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-3 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 3 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

mercredi, 29 octobre 2014

The Beirut Book | J-4 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 6,beirut prints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-4 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 4 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

mardi, 28 octobre 2014

The Beirut Book | J-5 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 6,beirut prints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-5 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 5 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

lundi, 27 octobre 2014

The Beirut Book | J-6 avant la signature

The Beirut Book,liban,typographie arabe,chiffre 6,beirut prints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-6 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 6 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

dimanche, 26 octobre 2014

The Beirut Book | J-7 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 10,beirutprints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-7 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 7 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

samedi, 25 octobre 2014

The Beirut Book | J-8 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 10,beirutprints,beyrouth,david hury,tamyrasJour J-8 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 8 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

vendredi, 24 octobre 2014

The Beirut Book | J-9 avant la signature

the beirut book,liban,typographie arabe,chiffre 10,beirutprints,beyrouth,liban,david hury,tamyrasJour J-9 avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 9 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

jeudi, 23 octobre 2014

The Beirut Book | J-10 avant la signature

the beirut book,libre,beirutprints,beyrouth,liban,david hury,tamyras, On va commencer aujourd'hui le compte à rebours avant la séance de signature de The Beirut Book au Salon du livre de Beyrouth, le dimanche 2 novembre à 18h30. Plus que 10 jours avant le grand jour donc! Toutes les infos sont ici, suivez le lien...

samedi, 18 octobre 2014

The Beirut Book | Meet the people

the beirut book, livre, david hury, tania hadjithomas mehanna, tamyras, beirut prints, livre, beyrouth, libanJ- 15 avant le lancement de The Beirut Book. Les dés sont jetés, il ne reste plus qu'à attendre que les rotatives recrachent leurs tonnes de papier et d'encre. C'est l'heure pour moi de rendre à César ce qui appartient à César. Car un livre ne se fait pas seul. Bien sûr, il y a l'auteur (celui qui fait la grimace, juste là sur la gauche). Mais sans une équipe de personnes compétentes et passionnées, un auteur – si motivé soit-il – peut se casser les dents, s'arracher les cheveux, se bouffer les ongles, se... C'est pourquoi j'ai tenu à associer leurs noms à mon travail.

Cliquez sur les portraits ci-dessous et vous en saurez davantage. 

 

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mercredi, 01 octobre 2014

The Beirut Book | Sortie en vue...

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Un p'tit quatrième pour la route... Le Salon du livre de Beyrouth ouvrira ses portes dans un mois. Soit le temps qui me sépare de la publication de The Beirut Book aux éditions Tamyras. Le projet est né durant l'été 2013. J'étais en train d'écouter U2. Je ne sais plus quel album. Et Where The Streets Have No Name est passée sur ma chaîne. Je me suis dit que cette chanson aurait pu être écrite pour Beyrouth. J'en ai fait une phrase, en reprenant le design du collectif Beirut Prints. Puis je me suis dit que je pourrais décliner l'idée. J'ai ainsi pioché dans les chansons, les films ou les livres que j'aimais. Je me suis amusé, j'en ai pondu une vingtaine. Je les ai montrées autour de moi, l'idée a plu... Est arrivé le Salon du livre 2013. Sur les conseils d'une "storytelleuse" de talent, Mariam Semaan, j'y ai organisé une petite activité interactive. Pendant 10 jours, les visiteurs – passants lambda, auteurs, officiels, gosses... – ont pris un malin plaisir à recouvrir mon mur de leurs phrases. Avec comme seul impératif: qu'il y ait le mot Beyrouth. 

A quelques mètres de mon stand, il y avait celui de Tania, de la maison d'édition libanaise Tamyras. L'évidence s'est imposée. Il fallait faire vivre tous ces témoignages. L'idée de The Beirut Book a germé comme ça.

Un peu despote sur les bords, j'ai conçu le livre tout seul comme un grand à partir du printemps dernier, puis en m'entourant de gens ayant des compétences qui me dépassent. La designer Céline Khairallah pour les phrases en arabe et pour la typo créée spécialement pour le livre, la chanteuse Eileen Khatchadourian pour les phrases en arménien, Layal Mroué, Michel Daniel, Paul Hadostian et Yasmeen Kharrat pour les différentes corrections, Yasmeen toujours pour mes traductions... 

Le livre – parti à l'imprimerie avant-hier – regroupe donc près de 300 phrases mettant en scène Beyrouth, sur fond bleu, du bleu profond et fatigué des plaques en fer que l'on croise aux carrefours des rues de Beyrouth. Un design simple et direct complété de quelques photos dans lesquelles des phrases ont été incrustées. Comme celle-là. 

A toi Beyrouth, à qui mon cœur...

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jeudi, 16 janvier 2014

C’est l’histoire d’un mec

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D'abord, un petit peu de musique.

podcast

Cette histoire (très courte) commence une après-midi de juin 1997. Sur le parking du CCF. A l’époque où ce que l’on appelle aujourd’hui l’Institut français (et pendant quelques années la Mission culturelle) était un endroit sympa et vivant. CCF forever. Avant le 11 septembre, avant le portique de sécurité et ses insupportables secondes classes qui se prennent pour des colonels, avant la construction de la chancellerie, avant l’installation de cette pelouse où l’on n’a pas le droit de s’installer pour lire un bouquin… A l’époque où il faisait bon se retrouver au Café des lettres, où il faisait bon jouer à la pétanque sur la petite langue de terre en contrebas de la terrasse puis écouter les histoires de Mike, le tenancier limite mafieux du café, tout en sirotant un petit jaune. A l’époque où l’on se moquait des nœuds-papillon (là, il n’y en a pas beaucoup qui comprendront l’allusion…). Bref, il y a longtemps.

Sur ce grand parking de terre battue, près de ma jolie Coccinelle blanche, je rejoins un copain en pleine discussion avec trois autres gus. L’un d’eux s’appelle Pascal. Ou Thierry. Ou Xavier, j’ai la mémoire qui flanche, je ne me souviens plus très bien. Mais cet homme de 45 ans environ parlait de son pot de départ, le week-end suivant. Après 17 ans passés à Beyrouth.

Moi, cela faisait moins de 6 mois que j’étais là J’étais arrivé le 16 janvier. «17 ans, la vache! Il est fou ce gars…». 17 ans. Cela me paraissait de la science-fiction. Je ne savais pas encore si je resterais 6 mois ou 1 an. Ou un peu plus. Il faisait très chaud en ce début d’été. Mon premier été à Beyrouth. Je venais tout juste de fêter mes 24 ans dans le grand appartement de mon pote Enzo à Qoreytem où je me réfugierai quelques mois plus tard de peur de me faire arrêter suite à une sombre histoire. Jeune journaliste, je découvrais Beyrouth en me disant que je serai bien prétentieux de proposer mes services à des journaux français en tant que correspondant alors que je ne connaissais pas bien le terrain. Jeune homme, je venais de me faire plaquer à distance par ma copine restée à Paris. Pascal-Thierry-Xavier expliquait qu’il fallait choisir le bon moment pour tourner la page et (re)partir à l’aventure. Je l’écoutais parler de ses 17 années libanaises comme si tout s’était passé en un clin d’œil.

Je ne le comprends vraiment que maintenant.
Repartir à l'aventure. Pourquoi pas. Vers San Francisco, Kiev ou Buenos Aires.

vendredi, 27 décembre 2013

Trêve des confiseurs: coupure momentanée des programmes

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Beyrouth, ce sont ces petits gestes quotidiens, comme saluer Saïd en bas de chez moi alors qu'il enfourne ses manouchés, pester contre les camions de livraison du supermarché voisin, enrager 30 minutes plus tard à cause des embouteillages à l'autre bout de la ville... Et, pour d'autres, balayer les éclats de verre sur les trottoirs. 

Je me souviens que Nathalie avait noté ce détail dans son post post-attentat contre l'ABC en 2007, avec la voisine qui avait elle aussi sorti illico son balai et sa petite pelle bleue pour "effacer" les traces les plus visibles de l'attentat qui venait d'avoir lieu, le jour du 4e anniversaire de l'une de nos gamines. Et puis ce matin, en tournant le dos à la scène de l'explosion qui a emporté Mohammad Chatah à Bab Idriss, j'ai vu ce gars au restaurant L'Avenue du Parc. Refaire ce même geste anodin. Balayer les éclats de verre.

Cela faisait "presque longtemps" que le 14 Mars n'avait pas été visé de la sorte (après avoir bien encaissé entre 2004 et 2008, remember la fameuse carte). Les derniers attentats – ceux de 2013 en tout cas – ont eu lieu dans la banlieue sud de la capitale, fief du Hezbollah. Un Hezbollah qui, directement pointé du doigt ce midi, a dénoncé un acte de "haine". Le truc avec les démentis du Hezb, c'est qu'on ne sait jamais vraiment s'ils sont sincères (qui sait?) ou s'ils se foutent ouvertement de notre gueule.

2013 s'achève donc sur ça. Des voitures calcinées, des marres de sang et des façades éventrées. 2014 débutera par autre chose, histoire de boucler la boucle. Le 16 janvier s'ouvrira le procès au Tribunal spécial pour le Liban. Je me demande avec la plus grande candeur s'il n'y aurait pas de lien entre ces deux histoires...

vendredi, 01 novembre 2013

Malko forever

Midi. J'allume la télé pour voir les nouvelles. Gérard de Villiers est mort. Hier, j'étais en train d'installer le stand de Beirut Prints au Salon du livre francophone de Beyrouth qui s'ouvre ce soir. L'une des affiches m'a fait sourire, je me suis demandé si beaucoup de gens percuteraient...

Nous nous étions servis ici, il y a longtemps, du savoir-faire de l'auteur. Un maître!

Bon (dernier) voyage monsieur de Villiers. Et pour les autres, rendez-vous pendant 10 jours au BIEL, stand B10 :-)
 

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samedi, 25 mai 2013

Si vous êtes du côté de Sanary...

C'est le genre de chose qui fait plaisir, qui nous sort de la grisaille où des gars discutent à coups de RPG à Tripoli, où le Premier ministre désigné n'est toujours pas fichu de former son gouvernement, où un ministre que je ne nommerai pas nous promet la 4G alors que la 3G ne fonctionne déjà pas, où... où... où...

Alors oui, je suis franchement heureux de voir mes pote(sse)s Ghadi, Mazen, Tanya, Caroline et d'autres représenter le Liban au festival PhotoMed qui a lieu actuellement à Sanary-sur-Mer. Merci à vous.

Plus d'info ici.

jeudi, 17 janvier 2013

16 ans et je l'aime encore

vendredi, 19 octobre 2012

Achrafieh pleure ce soir

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Ce soir, pas besoin de gouttes de pluie pour simuler les larmes. A 14h48, gros boom. Colonne de fumée noire qui monte dans le ciel d'Achrafieh. Attentat. Voiture piégée. Bombe. Morts et blessés. Parmi eux le chef des renseignements des FSI, Wissam al-Hassan. J'espère que nous n'aurons pas à refaire de cartes comme celle-ci. Mais j'ai des doutes. De gros doutes.

Ce matin, je discutais avec un copain, on parlait Syrie, Liban et tout le tralala. Ça faisait plusieurs semaines que je m'étonnais que le Liban n'ait pas connu d'épisodes plus violents que les heurts du printemps à Tripoli. Bein voilà, c'est fait. Samaha est en prison, les autres lâches en liberté; Al-Hassan au paradis aux côtés de Wissam Eid. Je me demande ce qu'ils se racontent tous les deux.

mardi, 09 octobre 2012

Aziz, light!

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lundi, 24 septembre 2012

Error 404

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lundi, 03 septembre 2012

Clopin-clopant

liban,beyrouth,tabac,cigarettes,loi,interdictionDans cette histoire, tout le monde a raison.

Mes filles se tuent à me le répéter depuis des années: fumer, c’est pas bon pour la santé. Je le sais, et pourtant j’aime ça. Et ce n’est pas le seul vice auquel je m’adonne que la morale réprouve. Je m’arrêterai peut-être un jour, contraint et forcé. Peut-être pas. Je sais que ça noircit les poumons, que ça bouche les artères, que ça abîme la peau... Dans le fond, mes filles ont entièrement raison.

Depuis ce matin donc, une loi est entrée en vigueur au Liban, prohibant la cigarette des lieux publics fermés. 90 dollars d’amende à tout contrevenant! Au début, j’ai cru à une mauvaise blague, mais c’est finalement très très sérieux. Exit la clope des ministères, des bureaux, des restaurants et des bars. Il y a de cela une éternité, quand je suis arrivé dans ce beau pays, je trouvais ça chouette de pouvoir fumer partout. Enfin presque. Le gars au rayon charcuterie avec la clope au bec au supermarché, je trouvais ça moyen moyen. Mais cela ne me dérangeait pas de fumer à l’agence de ma banque: un cendrier trônait même sur le comptoir et cette bonne Laudi fumait comme un pompier quand elle me retirait un dollar pour chaque chèque déposé. Un dollar, ce qui était aussi, à l’époque, le prix d’un paquet de cigarettes. C’est à dire rien du tout. Surtout comparé à certains pays européens. Bref, c’était la liberté totale, et j’aimais ça.

Et puis avec le temps, certains restaurants ont prévu des jours non-fumeurs. Certaines entreprises ont interdit la cigarette. Même ma banque bien aimée s’est fendue d’un signe interdiction de fumer. Franchement, j’ai trouvé ça plutôt bien.

Et puis voilà que cette fichue loi est tombée.

Depuis ce matin, ça s’excite sur les réseaux sociaux. Les «contre» hurlent au scandale! Il y a les libertaires, réfractaires à tout recul sur leurs libertés individuelles, les patrons de restaurants pas contents qui se disent que cela va faire fuir la clientèle... Ceci dit, ils n’ont pas tort sur ce coup-là: interdire le narguilé dans un restaurant libanais, c’est comme dire que Fairuz chante comme une casserole, que les Libanais sont des Arabes et non les descendants des Phéniciens. Ça dépasse la simple provocation, c’est une déclaration de guerre. Les volutes de tabac font partie de la culture locale. Y toucher, c’est toucher à l’identité libanaise, au mode de vie insouciant qui caractérise souvent ce peuple. Un peuple habitué aussi à ce que les lois ne soient pas appliquées dans son pays clopin-clopant. Un commentateur ce matin se disait, avec un cynisme plein de vérité, que dans cette histoire, ce sont les patrons de restaurants de la banlieue sud qui allaient se frotter les mains puisque l’Etat n’a pas son mot à dire là-bas. Plus généralement, les «contre» se disent qu’il y a des problèmes bien plus importants à régler en priorité. Dans le fond, les «contre» ont entièrement raison.

Et puis les «pour» – non-fumeurs mais pas seulement – se félicitent d’une telle décision, raillant les «contre», argumentant que toute loi est bonne à prendre, surtout en matière de santé publique, même si, effectivement, l’Etat devrait avoir d’autres chats à fouetter. Les «pour» vont pouvoir (si la loi est appliquée bien sûr, ce qui est un gros ‘si’) respirer l’air frais des climatiseurs dans les salles de restaurant. Je l’avoue, je suis comme eux: ça me casse toujours les pieds quand une grosse bedaine est en train de tirer sur son Cohiba juste à côté de moi, même si la petite clope entre le dessert et le café va me manquer. Dans le fond, les «pour» ont entièrement raison.

J’écris ces lignes sur ma terrasse, en regardant la mer droit devant moi et la montagne sur ma droite. Un épais nuage de pollution recouvre la ville. Cela fait des années que mes scrupules se sont envolés concernant la cigarette: à voir ce que mes poumons inspirent à chaque fois qu’ils se gonflent, je me dis que cette interdiction ne servira à rien. Le gouvernement devrait plutôt plancher sur la réduction du trafic urbain, sur l’interdiction de ces bus dont on ne devine même plus la couleur d’origine tant ils polluent, sur la remise en état des centrales électriques à gaz et qui fonctionnent au mazout, sur, sur, sur... Plutôt que de vouloir entrer dans la cour des pays dits civilisés par la petite porte. Je me souviens du premier séjour que j’ai passé à Paris après l’entrée en vigueur d’une loi similaire. Je devais retrouver un copain bossant à TV5. Sur cette avenue des beaux quartiers dans le XVIIe arrondissement, les fumeurs tiraient sur leur tige, en grappes devant l’entrée de l’immeuble. Le trottoir était jonché de mégots, c’était à vomir. En y repensant, je me dis que la loi libanaise ne sera donc jamais appliquée. Nous n’avons pas la chance d’avoir des trottoirs à Beyrouth. Dans le fond, je me dis que j’ai entièrement raison.

 

[...]

Je vous laisse avec un humoriste interdit (lui aussi) qui parle de la cigarette. Tiens, je me demande si deux interdictions font une permission...

 
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