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samedi, 03 novembre 2007

Le 22 à Asnières, c'est fini

medium_central.jpgCela fait 72 heures que le «100» ne répond plus. Le «100», c’est le numéro de téléphone que l’on devait composer pour obtenir une ligne internationale. On tombait sur un disque, puis sur un(e) opérateur(trice) auquel nous donnions le pays souhaité, puis le numéro. Y’avait un petit côté doucement rétro. La modernité (waouh, un bien grand mot) est enfin passée par là. Depuis le 1er novembre, les centraux téléphoniques de grand-papa sont de l’histoire ancienne. Nous pouvons désormais composer directement des numéros internationaux.
Le «100» était l’un des derniers vestiges du siècle passé dans notre vie quotidienne. Je ne sais pas si nous devons le regretter. C’est un peu comme quand le nouvel – et glacial – aéroport international a ouvert ses portes il y a presque dix ans. La première fois que j’y ai mis les pieds, j’ai regretté l’ancien aéroport, avec son charme très seventies, un peu comme à Casablanca ou à Amman. Allons-nous regretter le «100» et les voix endormies ou enfumées qui nous répondaient? On les aura certainement oubliés dans deux mois.

Commentaires

En éliminant les intermédiaires, on augmente le chômage.

Écrit par : miniliban | samedi, 03 novembre 2007

Ca va amener à de nouveaux griefs contre les bonnes qui vont être accusées de profiter de l'absence de leur patron pour téléphoner chez elles... lol

(maintenant sans loler ;) : ca me rappelle qu'un voisin qui vit normalement au Koweit mais qui avait "du personnel" avait l'international avait eu comme ca une facture de 5000 USD en un mois ... :s)

Écrit par : frenchy | samedi, 03 novembre 2007

oublié un *et*

Écrit par : frenchy | samedi, 03 novembre 2007

j'ai decouvert il y a peu de tps en France que france telecom nous facturait encore le cout de connexion qui servait autrefois a payer les standardistes, mais FT est tellement clair dans ses tarifs que personne ne le sait.

Écrit par : sebastien | samedi, 03 novembre 2007

Précision: il est faux de dire que le 100, c'est fini.
Tout ceux qui ne veulent pas avoir accès à l'international directement en tapant 00 (dont certains effectivement parce qu'ils ne voudront pas que leur "bonne" puisse téléphoner directement à l'étranger, j'imagine), peuvent refuser le service et le faire interrompre chez eux. Auquel cas, ils continueront de passer par les standards d'Ogero.

A noter que la mise en place de ce service intervient alors que s'amorce la privatisation des réseaux de téléphonie mobile, dont les futurs propriétaires (privés) devaient pouvoir fournir l'accès à l'international comme les opérateurs actuels le font aujourd'hui. Mais étant donné qu'Ogero (dirigé par un type que Hamadé avait eu la bonne idée de faire sortir de prison en 2005 et qui, aujourd'hui, mène la danse et embarque tout le ministère avec lui, Hamadé doit s'en mordre les doigts) poursuit une politique douteuse de protection de ses revenus avec une vision limitée au bout de son nez, tout est mis en oeuvre pour que l'international demeure une source de revenus exclusive pour l'Etat et surtout pour Ogero lui-même.
Les opérateurs actuels travaillent pour le compte de l'Etat, ils sont payés des montants forfaitaires annuels, et non proportionnels aux revenus générés par leur activité (ce qui est super motivant, vous en conviendrez); autrement dit, l'essentiel des revenus des communications internationales (et d'autres services) vont à Ogero qui n'a pas l'intention de perdre une de ses mines d'or.
Aussi, après la privatisation et en raison du cahier des charges mis sur pied par le ministère, les nouveaux opérateurs devront passer par Ogero pour accéder à l'international et donc lui payer des montants substantiels.
Inutile de dire que cela fait grincer des dents les acheteurs potentiels et qu'en dépit de déclarations flamboyantes sur la libéralisation du marché, on est en plein abus de position dominante de la part d'Ogero (comme cela est d'ores et déjà le cas pour l'ADSL, d'ailleurs). Et après, Hamadé viendra accuser qu'il n'a pas pu vendre les deux réseaux aux 7 milliards qu'il avait annoncés...
Et de toute façon, ce sont les contribuables (vous, nous, eux...) qui, en fin de comptes, en feront les frais.
Amis de la politique libanaise, bonsoir...

Écrit par : nathalie | samedi, 03 novembre 2007

Bonsoir.

Écrit par : WIL | samedi, 03 novembre 2007

@Nathalie et David: Je savais que le marché libanais des télécoms n'était pas un haut lieu de la concurrence libre et non faussée, mais à ce point... Pourriez vous m'indiquez où je pourrais prendre des renseignements sur Ogero? D'avance merci.

Bien amicalement.

Écrit par : alexandre | lundi, 05 novembre 2007

@ Alexandre
Ca dépend de quel genre de renseignements sur Ogero tu parles... Contacte-nous via le mail pour ce sujet.

Écrit par : nathalie | lundi, 05 novembre 2007

On en a payé le prix au niveau d'un sous développement notamment sur le secteur internet: Du coté financié, la commercialisation de l'ADSL a été retardée de nombreuses années parce que l'opérateur ne voulait pas voir ses revenus de l'international s'effrondrer (d'ou à un moment la discussion pour imposer une vitesse d'upload de 32kps max) De l'autre coté, l'adsl aurait pu être commercialisé depuis l'année derniere par une société appartenant à un mec de tripoli, accord commercial directement remis en cause à l'arrivée au pouvoir du gouvernement Saniora, Hamadé ayant un fils des intérets dans 2 companies internets (l'une à 100%, l'autre à 50%). Il faut s'avoir qu'ogero a ss traité l'installation à l'une d'entre elle. 3ème chose, au niveau "occupation", internet au Liban était sous surveillance: qq anecdotes souvenons nous dans les années 90 de l'arrestation d'homosexuels qui avaient fait un broadcast en direct d'un hamman de tripoli ou encore des partisans d'une milice libanais ayant envoyé des mails à Israël. Au tout début de l'internet au Liban, chaque companie pouvait avoir sa connection avec un provider étranger, cela a rapidement mis en cause par le gouvernement hariri au profit de 2 noeuds internationaux, un à Bir Hassan pour Ogero, l'autre en Syrie. le responsable de la surveillance pour le Liban était un mec habitant Aamchit pour info (puisque je le connaissais indrectement) Le controle nécessitait bien sur que le flot d'info ne soit pas trop important, et donc on limitait la bande passante pour le Liban "politiquement" A part ca, le Liban qui était l'un des premiers pays à avoir internet, avec notamment le raccordement de l AUB en 82, se retrouve dans une position classé avec la Syrie et l'Irak tandis que même les palestiniens de Cisjordanie disposent de l'ADSL depuis de nombreuses années ...

Écrit par : frenchy | lundi, 05 novembre 2007

Les commentaires sont fermés.

 
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