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vendredi, 09 novembre 2007

Un peu de lumière, siouplaît

Achrafieh, ce matin vers 10h30. Comme au moins une fois par jour, je me retrouve devant la porte de l’ascenseur, navrée. Je vais devoir me taper à pied les huit étages qui mènent chez nous. Inspiration, et c’est parti mon kiki. Je me dis que c’est bon pour la santé, que d’autres ont encore moins souvent d’électricité que nous à Beyrouth et qu’au moins, je n’ai pas les sacs de course ou les enfants avec moi, dont au moins une et ses 20kg auraient immanquablement fini dans mes bras. Je grince des dents quand même.
Les légendaires coupures de courant libanaises sont devenues au fil des ans une donnée de la vie quotidienne. Quelque chose dont on ricane, un objet de plaisanteries mais qui est désormais acquis et qui ne choque même plus. Ou si peu… Je me dis souvent que les Libanais ont une extraordinaire capacité d’adaptation, mais que cette qualité est décidément à double tranchant: elle permet de survivre, mais elle conduit à l’acceptation d’à peu près tout et n’importe quoi. Au lieu de réagir, on ronchonne un peu et on s’adapte. Le rationnement de l’électricité en fournit un excellent exemple.

On prend un abonnement à un générateur de quartier ou bien on paie une fortune pour s’en faire installer un dans l’immeuble, comme certains de mes voisins voudraient le faire pour la bagatelle de plusieurs milliers de dollars. Débrouillons-nous et après, on verra bien.Je ne veux vraiment, mais alors vraiment pas entrer dans la polémique «C’est la faute du clan Hariri» ou «C’est la faute des Syriens» ou «C’est la faute de Berri». Ce n’est pas l’objet de ce post.

Disons simplement que je m’inquiète. Le coût de la vie au Liban laisse à penser que, pour les classes moyennes – et a fortiori pour les plus pauvres – assurer la satisfaction des besoins élémentaires va devenir de plus en plus ardu. Grosso modo, faire ses courses revient 25% plus cher aujourd’hui qu’il y a quelques mois. Quelle qu’en soient les explications (la hausse de l’euro, des cours du pétrole, la crise politique locale, etc.), 25%, c’est absolument énorme. Evidemment, certains produits importés que nous apprécions, expatriés que nous sommes, comme les yogourts ou de nombreux fromages par exemple, se sont carrément transformés en cadeau de luxe pour grandes occasions.  Mais même des aliments basiques ont accusé une hausse des prix flagrante : 2500LL au lieu de 2000LL pour un pot de labneh, cinq œufs au lieu de sept pour 1000LL… A la fin du mois, la différence dans le porte-monnaie est perceptible.

Avec un baril de Brent qui flirte avec les 100 dollars, la livraison de mazout va devenir un poste de dépense à prévoir des mois à l’avance: 1100$ les 1000 litres aujourd’hui, contre 450$ il y a six mois et 750$ il y a deux mois.

Le prix de l’essence est toujours artificiellement entretenu par l’Etat à un niveau acceptable, mais cela est appelé à cesser d’ici peu. Et l’électricité donc. Ha, l’électricité. Pour l’instant, nous déboursons 50$ par mois pour un abonnement de trois heures par jour à un générateur qui se met en marche quand ça l’arrange et qui nous permet de nous croire en boîte de nuit tant la lumière faiblit et se renforce presque rythmiquement. Il semblerait que la facture s’apprête à être plus salée. Le conseiller du ministre des Finances que je rencontrais cet après-midi pour un papier sur les privatisations est anxieux. Très anxieux.  Les coupures sont déjà très handicapantes, alors que nous sommes dans la saison la plus légère en termes de consommation électrique: pas besoin de chauffage, ni d’air conditionné. Il faut s’attendre à ce que les coupures doublent (au minimum) dans les semaines à venir (avec l’arrivée de l’hiver) et rien ne laisse présager une quelconque amélioration par la suite. L’EDL est un office en voie de désintégration: les énormes pertes techniques liées aux mauvaises connexions du réseau (44% de la production totale), alliées au faible taux de récupération des factures (à peine 40% des dûs), ainsi qu’au fait que des centrales censées fonctionner au gaz (plus économique) utilisent en fait du fuel comme carburant, que les capacités de stockage sont inadaptées et insuffisantes, que l’entretien des centrales et des réseaux sont presque inexistants, et… et… et… ont un résultat net: l’EDL coûte 3 millions de dollars quotidiennement à l’Etat.

En admettant que l’administration soit assainie et rationalisée, et que les factures soient payées normalement, il faudrait au moins 3 milliards de dollars pour remettre l’office sur pied. La privatisation prévue pour la fin 2008 par le plan de réformes ne sera en fait possible que d’ici trois à quatre ans… Que du bonheur en perspective, donc.

Tout ça pour dire que j’en viens à faire des crises d’angoisse à la perspective de ne plus pouvoir payer les factures. Avec trois emplois simultanés, je parviens à assurer des rentrées financières honorables – au prix d’une vie privée inexistante, ce qui explique pourquoi je me lance rarement sur notre blog – mais qui semblent toutefois insuffisantes au regard du coût de la vie libanaise. En dépit d’une complète absence de dépenses superflues, les fins de mois sont ric rac, l’avenir incertain. Je me demande sincèrement comment fait cette masse qui vit avec moins de 1000$ par mois. Certains vivent chez leurs parents, d’autres dans un immeuble familial et limitent au moins la casse sur les loyers, mais tous les autres et tout le reste?

Il est clair qu’à moins d’être (très) riche, il devient difficile de vivre au Liban. Moi, j’ai l’impression d’y survivre, et de jouer en permanence les équilibristes sans aucun filet de sécurité. Point de RMI, d’indemnité chômage ou d’allocations familiales ici. Et surtout, aucune garantie de pouvoir assurer une scolarité de qualité à nos enfants, ce qui me hante le plus. Aujourd’hui, nous déboursons 3500$ par an et par enfant pour le primaire (plus 1000$ de «frais d’ouverture de dossier» chacune), sachant que les tarifs augmenteront avec les classes. Là encore, c’est énorme et je ne sais pas si nous pourrons continuer longtemps à ce rythme. Mais, encore une fois, nous ne devons pas nous plaindre, nous nous en tirons mieux que d’autres, sachant que le taux de chômage galopant frôle officieusement les 30%.

Le Liban offre une multitude de raisons de s’inquiéter: politiques, urbanistiques, sociales, humaines. Mais pour une immense majorité, il s’agit surtout de savoir s’il sera tout simplement possible d’avoir les moyens de vivre décemment ici. Oui, nous manquons de lumière, surtout au bout du tunnel.

Commentaires

Je ne peux qu'acquiescer en silence...

Écrit par : WIL | vendredi, 09 novembre 2007

Je me permet de donner un avis qui peut être pris comme ridicule car je m'y connais pas du tout.
Mais des éoliennes de petits formats posés sur les terrasses des immeubles peuvent changer la donne.

il suffit d'un investissement conséquent, au départ certes, des colocataires et puis après plus de factures à part la maintenance de ces éoliennes.
Mais à mon avis en petit formats la maintenance ne doit pas être si difficile.

C'est important car le fuel pour le liban est devenue cher, très cher.

Écrit par : miniliban | samedi, 10 novembre 2007

Nathalie, vous exprimez exactement la raison principale pour laquelle j'ai quitté le Liban: pas moyen de vivre décemment à moins d'être riche. En plus du traumatisme des quinze ans de guerre, de l'instabilité politique, de la probabilité d'une nouvelle guerre civile, d'être victime d'un attentat visant un politicien...

Écrit par : kheireddine | samedi, 10 novembre 2007

Soutien total et inconditionnel, très forte empathie, pour ces Français qui choisissent de faire leur vie au Liban, de faire partager leur amour du Liban aux autres, de galérer sous les bombes, de choisir l'incertitude du marché de l'emploi du Liban, alors que les Libanais eux-mêmes abandonnent leur pays pour trouver des cieux plus acceuillants !!!

Au fait kheireddine, ça me fait bien plaisir que le pays de galles ait été défait !

Écrit par : Maurice | samedi, 10 novembre 2007

Bonjour Mme Nathalie, Bonjour M. David, j’espère que vous allez bien !!! moi c’est Passion, connu pour mes interventions modérées et toujours polies… Mais j’ai envie de me demander : quelle mouche vous a piqué pour venir vous installer dans cette pétaudière qu’est Beyrouth ? Je ne crois pas que pour vous le jeu en vaut la chandelle… Bien sûr votre séjour rend d’immenses services aux Libanais, mais si peu pour vous, à la longue, si vous réfléchissez bien ! Des slogans tels que “la qualité de vie” au début on se dit qu’ils ont été inventés par des sociologues et des économistes en mal de concepts, mais quand on avance dans l’âge (ce qui est votre cas, je présume) on se rend compte qu’ils ont un sens réel et indéniable… Idem pour le slogan “time is money”, vous vous faites peut-être un peu de thune par ici, mais vous en perdez beaucoup plus sur un tout autre tableau, plus personnel, plus intime, plus immatériel, car la vraie grandeur de la France, je crois, c’est d’avoir divinisé, institutionnalisé la Culture (Lire Jacques Ribaud par exemple qui a dit : la Culture c’est qui fait qu’une simple journée de travail dans ma vie soit une journée de vie)…Au Liban, les gens sont beaucoup trop déprimés pour s’intéresser à la culture… Ce que vous gagnez d’un côté, vous le perdez de l’autre, croyez moi… Il faut aussi que vous sachiez que : une société sans État providence organisateur et régulateur ne vaut rien (= en anglais = “A Society without a State is worth nothing”, c’est un grand économiste qui l’a dit…pas moi, rassurez-vous, et c’est un adage connu). Regardez les gens de Gemmayzé ou d’Achrafieh, ils sont livrés à eux-mêmes, personne ne les soutient… Les vieilles bâtisses abandonnées de Beyrouth, vous-êtes vous demandés à qui elles appartiennent ? Leurs proprios ont émigré il y a belle lurette ou sont morts de détresse ou détraqués et leurs descendants encore plus insouciants, car il n’y a pas d’avenir ici… Si c’était le 15ème arrondissement à Paris, la mairie aurait offert tout… ou Presque… Elle aurait au moins empêché les descendants de les démolir… Merci en tout cas Mrs Nathalie et M. David de vivre ici, et je mesure votre peine celle dite et celle non-dite, réelle et à venir, et je serais heureux d’apporter des solutions si cela est possible, même si je crois que c’est surtout vous pour le moment qui nous apportez des solutions… Merci et encore bravo pour le beau travail, et tenez-vous fort et à la bonne heure, comme on dit en France… Passionément vôtre-Beyrouth en ce 10 novembre 2007.

Écrit par : Passion | samedi, 10 novembre 2007

Quid des coupures d'eau? C'est notre troisième année ici à Beyrouth et chaque année les coupures d'eau sont de plus en plus fréquentes. Comment assurer des besoins élémentaires si eau et électricité font défaut? Ce matin, cela fera deux jours qu'aucune goutte ne sort de nos robinets quels qu'ils soient. Comment laver les enfants? La vaisselle qui s'amoncelle?
On a le sentiment (avec notre oeil d'étranger) que la situation quotidienne va de mal en pis... et pourtant on l'aime ce pays!!

Écrit par : Juliette | dimanche, 11 novembre 2007

@Passion
wow, merci pour tout ça mais franchement, je ne crois pas que nous rendions "d'immenses services" à qui que ce soit :-) Nous savons ce que nous perdons en vivant au Liban, nous avons bien conscience des difficultés actuelles et à venir (si tant est que l'on puisse se faire une idée de la sauce à laquelle on va être mangés dans ce beau pays), et nous nous posons quotidiennement la question de savoir s'il faut rester ou partir. Pour l'instant, la balance penche vers la première option, mais comme je le disais dans ce post, pour combien de temps?

@Juliette
Vous avez le même prénom que la maîtresse d'une de nos filles. je me demande si... :-)
L'eau est bien évidemment un problème qui s'avèrera de plus en plus aigu, elle est d'ailleurs à la source - si j'ose dire - de bien des maux et aventures militaires dans le coin. Pratiquement, il faut prendre le réflexe de se débrouiller, comme pour le reste, à savoir se faire livrer de l'eau, remplir des gallons. Déjà en 1999, nous avons passé une semaine sans eau alors que tous nos copains français avaient débarqué chez nous pour notre mariage. Cela ne s'est guère arrangé depuis, je ne vois d'ailleurs pas comment cela le pourrait...

Écrit par : nathalie | dimanche, 11 novembre 2007

@ Juliette

Je relaie les propos de passion et maurice ;
Je suis très ému à la lecture de tous ces témoignages d'étrangers qui restent dans mon pays, parce qu'ils s'y sont attachés affectivement.
Bon courage pour l'eau et l'électricité ; de France, j'appelle souvent mes parents restés à Beyrouth, et je me suis fait dire à quel point il était difficile de s'approvisionner en eau ces derneiers jours (quant à l'électricitié, il y a toujours le moteur...)

Écrit par : Louis | lundi, 12 novembre 2007

C'est vrai que c'est emm... ces satanées coupures et je crains le plus pour cet hiver (j'y retourne encore ^^) Déjà que ya'a aps de chauffage en general mise a part les chauffeuses electriques, si y'a plus de courant c'est la cata.
Je pensais au début que ce pb d'electricité ne touchait que les quartiers les plus pauvres (delestage des regions plus pauvres au profit des "riches" d'Achcrafieh) mais visiblement je me suis trompé, mea culpa. J'ai cependant entend dire que le hezbollah prevoyait la construction d'une centrale electrique vers le sud Beyrouth (loin de moi l'idée de rentré dans la polémique pour ou contre le hezb' le sujet n'est pas là) est ce une info veridique et cela pourrait il contribuer a rendre un peu plus de confort au libanais ?

Écrit par : Vincent | lundi, 12 novembre 2007

Je vois mal comment, en l'état actuel des choses, EDL pourrait être privatisée. Qui serait en effet désireux de racheter une entreprise publique qui nécessite de lourds investissements et qui connaît par dessus le marché un grand nombre d'impayés? Si le gouvernement libanais arrive à mener à bien une telle privatisation d'ici à 5 ans, alors il sera vraiment digne d'éloges.

Dans un post précédent, miniliban s'interrogeait sur les éoliennes de petits formats; moi non plus je n'y connais rien, mais la question est pertinente. Elle se pose aussi pour l'énergie solaire qui pourrait utilement être employée.

Pour ce qui est de l'essence, il est miraculeux que l'état est réussi à la subventionner si longtemps; où a-t-il bien pu trouver les moyens financiers? En effet, lors de mes séjours au Liban, j'ai toujours eu la nette impression que les libanais gaspillaient l'essence: combien de fois ai je vu des gens prendre leur voiture pour parcourir 300 ou 400 mètres?

Écrit par : alexandre | lundi, 12 novembre 2007

il existe bien une autre solution: l'energie solaire. avec 300 jours de soleil environ par an, il y a la une possibilite quasi illimite. des panneaux solaires sont en vente au liban pourtant cela ne tente personne, faute d'argent et surtout faute d'informations suffisantes. je sais bien qu'a beyrouth c'est assez difficile a mettre en place mais partout ailleurs cela ne pose pas de pb.

Écrit par : sebastien | lundi, 12 novembre 2007

Bah, d'ici 5 ans à 10 ans il ne restera pas grand chose à privatiser pour l edl.
L'age moyen de l edl est de 50 ans, les installations sont vieillisantes, le service informatique et de facturation date des années 70 (youpi on peut ouvrir un musée de l'informatique au Liban) etc... ce ne sont pas les nouvelles centrales qui vont changer qq chose.
la seule entreprise jusqu'à maintenant qui a voulu racheter l'edl est une compagnie iranienne, même pas l'edf.

Il faut déjà rationnaliser l'edl, remettre en cause la loi du monopole de l'état, privatiser non pas par compartiment production-distribution et facturation mais privatiser par région avec interconnexion possible ex l'électricté de zahlé capable de produire, distribuer et vendre jusqu'au nord liban si possible

l'energie solaire n'est pas une solution actuellement, on peut s'en servir pour des besoins restraints comme l'éclairage public (merde ca avait déjà été pensé durant le mandat Amine Gemayel, planifié mais jamais appliqué) mais pour le reste il faudrait recouvrir des surfaces énormes.

L'avenir reste au gaz à défaut d'autres énergies

ps: pour l'anecdote le Liban disposait d'une pile nucléaire à l'aub dans les années 50

Écrit par : frenchy | lundi, 12 novembre 2007

j'oubliais:

pour réduire les vols il y a des moyens bien simples d'installer des installations pay as you go et wireless pour les compteurs. On peut même faire passer des data par le réseau électrique. Si la consommation d'un secteur dépasse la consommation par unité, il serait très simple à partir d'un poste de couper l'alimentation de ce secteur.

Des études ont été faites, ca coute 100 usd par compteur, le plan que j'ai vu estimait les dépenses entre 35 millions pour une partie du Liban à 100 millions pour la totalité du Liban (contre une perte non pas de 3 millions / mois comme le dit david mais par jour pour l'EDL me semble t il ) mais comme d'habitude la volonté politique manque.

On a versé 9 milliards de dollars dans un secteur alors que réhabiliter le réseau irakien couterait autant. Cela pose la question de qui a profité de cette manne "personnelle" mais surtout pourquoi les organismes de controles n'ont pas servi, ca pose la question de la responsabilité de ceux qui ont été et qui demeurent aujourd'hui au pouvoir.

ce ne sont pas les idées qui manquent mais de la bonne volonté non pas personnelle mais générale.

Écrit par : frenchy | lundi, 12 novembre 2007

@frenchy
effectivement, c'est bien quotidiennement 3 millions de dollars que coûte l'EDL avec une moyenne annuelle de 800 millions. Mea culpa. Le lapsus est cependant révélateur de l'énormité de la chose.

@vincent
Je n'ai jamais entendu parler d'un pareil projet mais inutile de dire que cela susciterait un tollé politique. Cela dit, des accords ont déjà été passés - et sont en cours d'élargissement - avec une entreprise privée tout à fait performante qui gère la région de Zahlé sans aucune copure. Un second prépare une collaboration, la première du genre, avec un opérateur d'éoliennes dans la Békaa.

@sebastien
L'énergie solaire pourrait être une solution individualisée, applicable en particulier pour des villas hors de Beyrouth, mais plus difficiles à mettre en place dans des zones urbaines où l'imbrication des bâtiments compliquerait l'installation. Cela nécessiterait une bonne volonté et un investissement de la part de tous les résidents d'un même immeuble, en admettant que les toits soient suffisamment vastes pour accueillir un nombre de panneaux suffisant. Etc.
A grande échelle, opter pour les énergies renouvelables demeure inenvisageable, malheureusement. Il faudrait 13 000 turbines à vent pour produire autant d'électricté qu'une centrale "traditionnelle". L'énergie délivrée par une seule et unique station service demanderait de recouvir 1 600m2 de panneaux solaires... Le problème est urgent au Liban, mais il finira par se poser pour le reste du monde. et ce n'est pas une consolation.

Écrit par : nathalie | lundi, 12 novembre 2007

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