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dimanche, 01 mars 2009

Mutatis mutandis

lebanese expatriates.jpgIl y a deux jours, j’ai rencontré Elie. 41 ans, marié avec deux enfants, sympa, sosie de Benoît Poelvoorde mais ce n’est pas où je veux en venir.
Elie est arrivé à Beyrouth en décembre avec sa petite smala, laissant derrière lui une Australie plongée dans la récession mais où il avait passé 18 années finalement gratifiantes. Parti de rien, il avait fini directeur de la concession à Sydney d’une grande marque automobile allemande. Aujourd’hui, il espère monter sa petite entreprise à Beyrouth. Il a le savoir-faire, l’expérience, les fonds et surtout l’envie.

Eh oui! Comme nombre de Libanais expatriés, Elie a su s’intégrer dans un pays aux antipodes du Liban, tout en rêvant, quelque part au fond de lui-même, de retourner vers sa terre natale. Non pas que cette intégration ait été simple: ayant fui la fameuse confrontation Aoun/Geagea de 1990, il avait débarqué chez une lointaine cousine avec son sac et sa bonne maîtrise de la langue anglaise, mais sans diplôme, sans argent et surtout sans autre passeport que celui portant la mention «Libanais». Certes l’Australie avait ouvert grand ses portes aux Libanais, mais le refus de s’intégrer que manifestaient de plus en plus nettement beaucoup des nouveaux arrivant, commençait déjà à déplaire aux autorités. A tel point que plus tard, cette politique d’ouverture en sera complètement remise en question.

C’est par un phénomène surprenant qu’Elie est commencé à s’intégrer. D’abord parce que dans son entourage professionnel, de nombreux Australiens le crurent juif, confondant son prénom avec le «Eli» hébreu. Ensuite parce que les habitants juifs de son quartier – très nombreux – l’accueillirent à bras ouverts en apprenant qu’il était Libanais chrétien. Quand à la communauté immigrée libanaise elle-même, Elie l’a d’abord fuie, la trouvant enfermée dans ses éternelles disputes et mesquineries. Depuis, il a relativement fait la paix avec ses compatriotes, revenant tous les deux ans dans son pays pour voir la famille, faire du tourisme, consommer. Elie envoyait aussi beaucoup d’argent à ses proches restés au Liban, ces fameux transferts de la diaspora grâce auxquels l’économie locale ne s’essouffle pas autant qu’elle le devrait. Et puis il est revenu, comme beaucoup d’autres – ils seraient entre 10 et 15000 selon les estimations raisonnables .
Mais voilà. Elie est abasourdi. Là où il pensait que son retour serait apprécié, facilité, soutenu, il ne rencontre que découragements, obstacles et rejet. «Ce qu’ils veulent, c’est notre argent, pas nous!», résume-t-il avec stupéfaction.

Vous l’avez deviné, cela fait une semaine que je travaille à un article sur le retour des expatriés fuyant la récession globale. Et tous mes interlocuteurs me donnent le même son de cloche, à quelques variations près. Les expatriés sont les bienvenus s’ils acceptent de ne surtout rien changer. Je ne parle pas que d’argent. Il est évident que les entreprises libanaises ne pourront pas leur payer des salaires équivalents à ceux qu’ils touchaient à l’étranger, en dépit de l’expérience ou des compétences particulières qu’ils ont pu y acquérir. Mais là n’est pas le problème: ce qu’on leur demande de mettre de côté, c’est aussi tout ce qu’ils ont appris et ce qu’ils sont devenus sur le plan humain, et civique aussi. La question n’est pas seulement économique, elle est aussi et surtout politique.

Notre caste dirigeante se crêpe le chignon autour de la question des immigrés, elle ressasse à l’envi l’urgence de mettre fin à la fuite des cerveaux et la nécessité d’impliquer les expats dans les enjeux nationaux. Les employeurs s’apitoient sur leurs difficultés à recruter du personnel qualifié. Mais lorsque ces expats reviennent et ne demandent qu’à répondre à ces appels, ils trouvent porte close. Cadres supérieurs qui n’obtiennent aucun poste, leurs potentiels employeurs redoutant que la balance de pouvoirs au sein de l’entreprise ne s’en trouve modifiée. Et aussi parce que le népotisme reste de vigueur au Liban. Entrepreneurs auxquels on refuse de fournir la liste des formalités nécessaires à l’établissement d’une société tant qu’ils n’auront pas payé un dessous-de-table conséquent, mais que l’on arnaquera joyeusement car ils ne connaissent pas bien les rouages tordus de l’administration libanaise. Propriétaires de terrains auxquels leurs propres avocats mentent sur la valeur de leur bien afin de pouvoir le récupérer eux-mêmes… Les exemples pullulent.

Si, pour de simples questions de gestion quotidienne, on donne autant de fil à retordre aux quelques expatriés qui ne demandent qu’à prendre part à la remise sur pied de leur pays, inutile de s’étonner qu’un enjeu aussi fondamental que leur droit de vote soit perpétuellement remis aux calendes grecques. Inutile non plus de s’attrister du fait que la majorité de ces expats se désintéressent de leur terre natale. Car entre le souvenir idéalisé qu’ils en ont et l’effarante réalité, le fossé semble infranchissable. Ce qui, en fin de compte, arrange bien tous ceux qu’un quelconque progrès au Liban laisse indifférents dans le meilleur des cas, ou gêne dans le pire.

Commentaires

Très fine analyse : parmi les pays dans lesquels j'ai été expatrié, l'Australie est celui qui m'a laissé le plus grand souvenir. Il ne faut pas toutefois confondre expatrié et émigré, le statut est fondamentalement différent. Le retour au pays reste commun à tous : la rentrée au paddock, on est prié de supporter les oeillères et de ne pas ruer dans les brancards. Ce n'est pas une exception libanaise, le retour est souvent une réimmigration, un parcours du combattant.

Écrit par : Mathaf Hacker | dimanche, 01 mars 2009

nat is back?

Écrit par : mc | dimanche, 01 mars 2009

Expats Do Not Disturb = Go Home ?

Capitaine Caverne avait raison! Si les libanais commencent à quitter l'Australie, les Juifs ne vont pas tarder à quitter les USA à cause de la crise pour venir s'installer en Israel et dicter des besoins nouveaux en territoires! Quel homme visionnaire ce nasrallah (même à 30 mètres sous terre!)

Peut-être que les libanais n'aiment pas Benoît Poelvoorde aussi, il fait juif !

Écrit par : M1 | dimanche, 01 mars 2009

Merci pour cette facette de la réalité que j'ignorais totalement.Je savais que ceux qui reviennent ont bien du courage,mais là je comprends encore mieux pourquoi.

Écrit par : Maquettes | dimanche, 01 mars 2009

C'est la faute à Fairouz et à ses chansons nostalgico-trompeuses !

Écrit par : souad | dimanche, 01 mars 2009

@ mathaf
"réémigration", j'ai bien aimé l'idée.

@ mc
nat is back, but she's currently playing on her computer. do not disturb.

@ m1
Do not disturb = don't go home!

Écrit par : david | dimanche, 01 mars 2009

l'article est de nat ou de david?

Écrit par : nassib | dimanche, 01 mars 2009

Je le disais en privé à une maman libanaise ... plus ça va, plus le billet 2049 sauce CB me semble une vision quasi certaine de l'avenir Libanais.

Quand on sait que justement, les mentalités d'hier sont encore au pouvoir aujourd'hui, et qu'uniquement dans l'évolution des esprits se trouve une solution ... ça fout vraiment les boules de voir le traitement réservé à ceux qui, précisément, pourraient apporter ce second souffle cette inspiration à de meilleurs lendemains.

Alea Jacta Est ????

Écrit par : Ekios | dimanche, 01 mars 2009

si vis pacem para bellum, ekios...

Écrit par : david | dimanche, 01 mars 2009

et pour la version de 2049, attends le bouquin!

Écrit par : david | dimanche, 01 mars 2009

David @ c'est ce que j'avais compris!
Nul n'est jamais prophète chez soi! Et puis il faut dire qu'au Liban, tous les jobs de prophètes sont pris!

Écrit par : M1 | dimanche, 01 mars 2009

à propos de bouquin, il sera en vente au salon du livre?

Écrit par : mc | dimanche, 01 mars 2009

Toi attends mon émissaire fin Mars ... :D

Écrit par : Ekios | dimanche, 01 mars 2009

@ mc
oui, il sera normalement disponible en librairie à partir de la fin de cette semaine, et donc au salon du livre à partir du 13. on en reparle bientôt!

@ ekios
?????

Écrit par : david | dimanche, 01 mars 2009

Des chances que je le trouve dans les "Relay" dans les grosses gares ?

Ma "bonne" émissaire sera ah Liban fin Mars ... :D

Écrit par : Ekios | dimanche, 01 mars 2009

les relais "relais"? ça m'étonnerait! c'est pas un roman de gare...

Écrit par : david | dimanche, 01 mars 2009

""Car entre le souvenir idéalisé qu’ils en ont et l’effarante réalité, le fossé semble infranchissable.""

Le souvenir idéalisé... Euh. Pas en ce qui concerne la génération des expatriés qui ont quitté le Liban après 1983. Une petite enquête dans la petite dizaine de familles de libanais que j'ai rencontré récemment donne plutôt une impression contraire.
le souvenir n'est pas idéalisé pour eux, et le retour au pays obéit plus à un sentiment de "rentrer à la maison" , même si cette maison a tout d'un taudis. Retrouver un mode de vie pour certains, être plus proche des siens qui vieillissent, ou encore donner à ses enfants une part supplémentaire de "Libanité". (La phrase est maladroite, mais je n'arrive pas à comprendre cette dernière demarche).

Il est en plus surprenant qu'un expatrié qui retourne au Liban tous les deux ans ne soit pas clairement conscient du guêpier dans lequel il risque de se retrouver en cas de retour définitif pour travailler et investir. Et l'épisode de juillet 2006 en a "rafraîchi " beaucoup de ceux qui gardaient une quelconque illusion.

Pour ma part, je suis souvent sollicité par untel ou un autre pour me dire, qu'au Liban, pas d'impots , un "marché " et une clientèle abondante de libanaises et de patientes venant pour tourisme chirurgical. Mais le peu que j'ai vu du mode de fonctionnement des hôpitaux libanais m'a fait littéralement fuir. Et de voir des criminels de guerre représenter leurs communautés respectives avec le troupeau de moutons bêlants à la gloire de leur demi dieu, ...

Bref il faut vraiment être fou ou désespéré pour retourner investir et travailler au Liban!
Peut-être un peu moins que les juifs qui font de même pour emigrer dans les colonies de cisjordanie, mais fou quand même!

Écrit par : nassib | lundi, 02 mars 2009

Incroyable cet article, il aurait pu avoir ete ecrit par un nouvel immigrant fraichement arrive en Israel. Cette dichotomie que tu decris entre l'image idealisee et la dure realite, la corruption, etc ... C'est troublant a quel point la ressemblance est frappante.

Tres interessant, comme d'hab', ne vous arretez pas d'ecrire !

Amities

Sam

Écrit par : Sam | lundi, 02 mars 2009

belle analyse de la triste realite...Jai moi meme experimente cet etat quand je suis rentree au Liban apres des annnes passees au golfe. Auparavant, il ne me serait jamais venu a lidee d'affirmer que les emiratis sont plus professionnels que les libanais. Aujourd'hui, je confirme: travailler avec les libanais du liban, avec le gouvernement libanais demande de la patience, du courage et une bonne dose de nerfs! Un systeme mediocre qui n'a pas lair de sameliorer. Quel dommage.

Écrit par : Maya | lundi, 02 mars 2009

Maya pas besoin d'etre libanais pour savoir que les libanais ne sont pas professionnels. Ce n'est peut etre pas une généralité mais depuis que je suis là je n'ai pas vu un professionnel dans son domaine....L'administration très lourde...Des choses toutes simples paraissent bien difficiles ici...

Écrit par : Michael | lundi, 02 mars 2009

Certains Libanais de mon entourage (partis entre 78 et 83) ont tout sauf envie de revenir au Liban. Certains de ceux qui l'ont fait et ont investi se sont fait arnaquer et dépouiller, sans suite de la justice.

Une amie est également partie vivre en Israël : elle y est restée 6 mois, dégoutée par la corruption.

"Propriétaires de terrains auxquels leurs propres avocats mentent sur la valeur de leur bien" : no comment.

Écrit par : SJM | lundi, 02 mars 2009

@ michael
ta généralisation sur les libanais "pas pro" est un peu facile: des tocards, y'en a en effet dans tous les secteurs et ils sont très repérables parce que le pays est petit. mais il y a aussi des cadors dans plein de domaines.

@ SJM
libanais et israéliens ont décidément plein de points communs!

Écrit par : david | lundi, 02 mars 2009

bon article ! ben alors y a pas qu'en Egypte que ceux qui rentrent se font arnaquer ,décidement c'est toute la région qui vit dans la corruption !

Écrit par : josiane | lundi, 02 mars 2009

Ce très bon post me rappelle une anecdote :

En 2007, je suis dans un bar (à Achrafieh, je crois) avec celui qui allait devenir mon mari, libanais expatrié en France, et un de ses cousins, libanais expatrié au Canada. Comme les seuls mots que je comprend en arabe sont kifik et kessik (désolée pour l'aurtografe), nous parlons un joyeux mélange d'anglais et de français, et avec le recul, il est assez évident pour un observateur extérieur que ces messieurs sont expats, et que je suis une touriste "pure et dure".

Une table de gars, d'à peu près la même génération (la trentaine environ), nous regarde d'un sale oeil pour finir par les prendre à parti. L'échange, qui m'a été traduit après coup, donnait à peu près ça :

un type de l'autre table : "Pourquoi vous-êtes là ? vous avez choisi de quitter le pays, non ? pendant que nous on se bat pour rester ici, pour trouver du boulot, vous vous la coulez douce ailleurs, non ? c'est bien les vacances avec la copine etrangère ? vous n'êtes plus chez-vous, vous n'êtes pas bienvenus, rentrez dans votre pays"

le cousin : "je suis chez moi autant que toi, et si moi, et tous les autres expats, et les touristes, on ne venait pas si souvent, tu crois que tu aurais pu aussi facilement te payer ta bière ?".

Ca s'est arrêté là, on a fini tranquillement nos verres. Et on n'a pas commandée la tournée suivante qui nous faisait pourtant bien envie quelques minutes avant. Mais les deux cousins étaient juste en vacances, j'ose donc à peine imaginer la répétition et l'ampleur que peut prendre ce genre de réactions pour quelqu'un qui rentre définitivement.

Et je crois que la difficulté du retour doit être d'autant plus accentuée si le(la) conjoint(e) est etranger(e), ce qui de fait, doit arriver assez souvent. J'ai personnellement assez mal vécu, à plusieurs reprises, à l'occasion de formalités administratives, que des gens parlant un français parfait, et sachant que je suis française, me parlent en arabe avec un sourire en coin et un air de défi. Et si la jeune femme qui a levé le poing vers moi et m'a insultée lorsque le "convoi" de mon mariage est passé près d'elle, m'a laissée relativement froide sur le coup, j'imagine là encore l'effet dévastateur que peut avoir ce comportement sur le conjoint qui a suivi pour le retour au pays. J'étais l'étrangère venue voler le bon mari libanais à la bonne épouse libanaise. ;-)

C'était déjà beaucoup trop long, mais à l'occasion promis je vous raconte une ou l'autre des anectotes où j'ai rencontré des gens adorables et accueillants. Elles sont beaucoup plus nombreuses.

Écrit par : Virginie | lundi, 02 mars 2009

C'est notamment en m'intéressant au Liban que j'ai ouvert les yeux sur le Monde...
Mais ... j'arrive toujours à sursauter en lisant des articles comme celui-ci !
Merci de contribuer à m'ouvrir les yeux sur de telles réalités... même si cela met à mal ma vision naturellement optimiste et idéaliste de la nature humaine !!

Écrit par : Nath'...de France | lundi, 02 mars 2009

ce n'est pas l'objet de ce post mais les ressemblances sont frappantes, n'en déplaise aux barbus de toute sorte:

Tout le monde sait que "mamma" juive pourrait aisement être remplacé par "mamma" libanaise.
La pauvre bru n'a qu'à bien se tenir!

Une maman juive veut que sont fils soit architecte, docteur ou avocat
Une maman libanaise idem

Une maman juive appelle son fils docteur avant qu'il soit inscrit en médecine
une maman libanaise aussi

Une maman juive cherche à marier son fil avec une fille de chez nous, et vite avec un bon mari...
Une maman libanaise idem

Un juif (sépharade!) a toujours raison
Un Libanais n'admet jamais qu'il a tort

Un juif sepharade adore montrer la marque de son veston
Un libanais ... aussi

Un juif sépharade mangerait des lentilles pour rouler en mercedes
Un libanais ... de m^me

...

...
Liste à completer.

Écrit par : nassib | mardi, 03 mars 2009

Bonjour tout le monde.
"libanais et israéliens ont décidément plein de points communs!"
Au Canada, on m'a pris pour un libanais avec un prénom comme le mien.

Écrit par : Anis | mardi, 03 mars 2009

Quel gachis la guerre !!!

parfois je me demande que sont devenus les libanais qui ont fui le Liban pour aller habiter en Israel? Ont-ils le droit de revenir au Liban??

Écrit par : mc | mardi, 03 mars 2009

J'en connaissais un qui est resté quelques années en Israël et qui est rentré au Liban, je ne sais pas ce qu'il est devenu.

Écrit par : Anis | mardi, 03 mars 2009

et cette bonne vieille trogne de lahad, il a toujours son resto à Tel-Aviv?

Écrit par : david | mardi, 03 mars 2009

Je crois que oui. Y a une chance pour qu'il soit amnistié au Liban?

Écrit par : Anis | mardi, 03 mars 2009

"on" a bien amnistié geagea joumblatt aoun nasrallah berry et toute la clique
alors pourquoi pas lui?

Écrit par : mc | mardi, 03 mars 2009

pour l'instant, c'est la corde qui l'attend. et ça risque pas de changer...

Écrit par : david | mardi, 03 mars 2009

mc, on ne les a pas amnistiés! ils étaient tous innocents!!!

Écrit par : david | mardi, 03 mars 2009

on a amnistié toute la clic sauf Nasrallah.
nasrallah n'a pas de sang sur les mains.
nasrallah est un saint homme.
nasrallah est tellement saint qu'il va etre le premier non catholique canonisé par le Vatican.
nasrallah est tellement saint qu'il va etre le premier non catholique canonisé par le Vatican de son vivant.

hors du giron de Nasrallah point de salut.

Écrit par : seb | mardi, 03 mars 2009

@ Nassib

ça, je pense que c'est chez 99 % des mères du monde , quelle que soit leur race, nationalité, religion, ou pointure de chaussures.

On stigmatise les méditerranéennes (tu parles de la libanaise et de la juive ... et la grecque ? l'italienne ? la Tunisienne ?) mais c'est juste parce que ça se voit un peu plus ;-).

Écrit par : Virginie | mardi, 03 mars 2009

@ virginie : Je ne peux pas prétendre connaître toutes les variantes de la mamma méditeranéenne

Il y a une demarche particulière chez ces deux types là de mediterannéennes que je n'ai pas retrouvée chez les tunisiennes ou les italiennes que j'ai rencontrées en France:
une tendance marquée à l'imitation d'un stéréotype de la réussite sociale, et une façon d'exister à travers sa descendance.
Est-ce le propre d'une société patriarcale moyen orientale?

Quant au paraître qui remplace l'être , il est bel et bien typique des sépharades et des libanais, tout comme ce sentiment d'appartenir à une forme d'élite au sein du monde arabe.

Sans vouloir stigmatiser personne (finalement il s'agit de défauts plutôt attachants) certains traits sont typiques et communs aux mamans libanaises et juives.

C'est ce caractère commun qui nous rattache à une même humanité qui me touche surtout.
Car le propre d'un conflit où l'on considère l'autre comme ennemi sur la base de sa religion est bien de deshumaniser cet autre. Cet humain "autrement".
Mais de savoir qu'il existe tant de points communs, pousse plutôt à voir en cet autre un proche cousin.

Écrit par : nassib | mercredi, 04 mars 2009

No amnesty for Lahad as he was sentenced to death as a traitor. Feu Saad Haddad was also sentenced to death as a traitor. Another figure who actively participated in the war and is not included in the amnesty is Etienne Sakr (also sentenced to death as a traitor).

Écrit par : Marillionlb | mercredi, 04 mars 2009

"amnestie"
Un mot qui tient en lui la promesse de crimes à venir...

Écrit par : nassib | mercredi, 04 mars 2009

Un autre effet de persistance, cette fois mémorielle : amnistie/amnésie.

Écrit par : Mathaf Hacker | jeudi, 05 mars 2009

Pour une première fois après des heures de lecture, parfois attristées, parfois souriantes (et plusieurs heures de regrets compréhensifs pendant votre absence) : Merci de continuer et merci pour ce livre! Hop! Un kit des amis diffusé dans quelques pays pas très éloignés du Liban, Un! ^_^

Écrit par : Ferdydurke | jeudi, 05 mars 2009

Les commentaires sont fermés.

 
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