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lundi, 27 avril 2009

Out of the blue

Depuis bien des années, il est un plaisir égoïste que je m’autorise de temps en temps, un cadeau de valeur que je m’offre dès que j’en ai l’occasion. Il ne s’agit pas d’un soin complet corps et visage chez Dessange, d’une tenue à la dernière mode, griffée bien sûr, ou d’un week-end à Rome ou Istanbul avec une copine.

Non. Depuis des années, mon grand bonheur consiste en deux choses simples: un bain chaud et un bon livre. Si, en fond sonore, je peux entendre le rire de mes enfants qui jouent avec cette complicité magique qui est la leur, je suis comblée. Mais le silence me va aussi. Cela les fait rire, mes filles, de me voir consacrer de rares moments de quiétude à ces lectures en trempette. Cela les fascine aussi, cette sérénité du corps et cette ébullition de l’esprit et des émotions. Tous les sens sollicités, y compris ceux qui vont au-delà des cinq connus. Si elles avaient pu voir combien j’étais en manque, durant ces longues années parisiennes au cours desquelles je prenais appui sur les toilettes pour entrer dans une douche minuscule… Il m’arrivait d’y lire accroupie, pas longtemps.

Et puis, il y a quelques temps, j’ai reçu un autre beau cadeau: ma fille aînée, ma grande petite, est entrée dans le bonheur de lire. A l’école, en cachette sous ses cahiers; dans son lit, les pieds en l’air ou parfois sous les draps, pour ne pas être vue parce que sa lecture était comme un trésor qu’il ne fallait pas exposer aux yeux des curieux; aux toilettes, c’est un classique; et puis, bien sûr, dans le bain. Elle est entrée dans ce bonheur de lire comme on entre dans les ordres, avec conviction, dévouement, et sans conditions.

Alors, plus que jamais, je me suis dit que dans ma maison idéale, je n’aurais en fait besoin que d’une baignoire et d’une large, très large bibliothèque. Deux baignoires, éventuellement, puisque nous sommes désormais plusieurs dans ce bonheur. Tout le reste n’est que garniture, ou nécessité élémentaire, comme ces aliments qu’on ingère juste parce qu’il faut se sustenter, et non parce que notre lumière intérieure s’en nourrit elle aussi.

lecturebaignoire2.JPG

C’est pour cela que je suis triste d’avoir dû faire appel aux services d’un menuisier qui m’a construit une bibliothèque sur mesure. Parce que, dans les magasins, les vendeurs n’avaient pas de bibliothèques; d’ailleurs ils ne comprenaient pas ce que je voulais dire, quand j’essayais de leur expliquer ce que c’est, un meuble juste pour des livres, alors que je ne suis même pas avocate...

vendredi, 24 avril 2009

Haifa, George & le Cessna

vatican.jpghaifa wehbe.jpgcessna.jpgLa ville est en émoi. Enfin, pas toute la ville non plus, et pas tout le monde non plus. Surtout pas pour les mêmes raisons.

Au milieu, nous avons un gros groupe de poilus qui pleurent toutes les larmes de leur corps: leur idole s’est faite passer la bague au doigt ce matin à un obscur homme d’affaires égyptien. Voilà, c’est fait c’est dit, Haifa Wehbé s’est (re)mariée, brisant les cœurs de tous les Arabes, du Maroc au Golfe persique. Céty pas triste ça!

A gauche, nous avons le Centre libanais des droits humains et la Fédération internationale des droits de l’homme qui s’insurgent contre la nomination du général George Khoury, ex-boss des renseignements militaires (qui s’est fait soufflé la politesse par Khawaji pour le trône kaki), au poste d’ambassadeur auprès du Vatican. Les deux organismes lui reprochent son goût pour la torture et considèrent que ce placard doré lui fournit une immunité qu’il ne devrait pas avoir. Remarquez, ce ne serait pas la première erreur de casting au Saint-Siège.

Et puis à droite, y’a l’armée libanaise qui frétille. Sur son site web, nous découvrons ébahis que «les Forces de l’air» sont toutes heureuses de vous faire part de la réception, en provenance directe des Etats-Unis, d’un… Cessna Caravan (je savais pas que ça existait, la version caravane d’un avion). Ce doit être pour se prémunir de la prochaine version israélienne de Tora! Tora! Tora!

Comme quoi, il s’en passe des choses au Liban…

dimanche, 19 avril 2009

Mieux vaut une grande que 10000 petites

Ho hisse! Ho hisse! Ho hisse! Les ouvriers en ont sué hier après-midi. Mais après une heure d’efforts et avec l’aide d’une grue, ils ont accompli leur mission: suspendre une bâche géante sur la façade d’un immeuble de douze étages en construction, avenue Charles Malek. Mabrouk les gars, ça n’a pas dû être une partie de plaisir…
ho hisse.jpg
Nous sommes à J-49 avant les élections législatives libanaises, soit sept petites semaines. Habituellement, en démocratie, c’est plus ou moins la période durant laquelle les débats d’idées font rage, les programmes des uns et des autres sont disséqués. Oui, bon, au Liban, on prend quelques libertés avec le concept de programme. Quel que soit le camp, on préfère s’en remettre à la figure du leader. C’est plus sûr, ça permet de ne pas trop réfléchir.

Mais en prévision du grand bazar électoral de 2009, le gouvernement dans son infinie sagesse a plafonné les dépenses de campagne, ce qui, en principe, doit limiter l’affichage sauvage qui pollue les villes d’habitude et remplit les poches des imprimeurs. Finis les portraits d’illustres inconnus façon photo passeport, qui tapissaient les murs du pays en long, en large et en travers.
Cette année donc – et tout cas pour l’instant –, Beyrouth ne ressemble pas à un album Panini à ciel ouvert et les campagnes sont limitées aux réseaux d’affichage dits «officiels». Du coup, il faut bien trouver des parades.

J’imagine bien la scène dans un obscur QG de campagne… «Eh, les chabeb, comment va-t-on faire si on ne peut pas imprimer 10000 affiches modèle réduit?», demande un vieux de la vieille n’en revenant pas que l’on révolutionne les mœurs politiques du pays. «Et bien nous n’avons qu’à imprimer une seule grande affiche de la même superficie que les 10000 petites réunies!» Applaudissements dans la salle enfumée devant la brillante proposition du directeur marketing du parti et accessoirement petit-cousin de la belle-sœur du candidat. Deal. Une chose est sûre, l’idée fera en tout cas un heureux: le propriétaire de l’immeuble choisi qui ne louera pas un tel emplacement contre trois piastres.

Voilà le résultat (probablement visible en avion par les hublots de gauche).
nadim gemayel.jpg
Mes bons ouvriers de la veille ont donc installé cette stupéfiante affiche électorale à la gloire de Nadim Gemayel, fils de Bachir, lui-même chef de milice, président de la République assassiné par un membre du PSNS en 1982 et véritable symbole de la résistance chrétienne dans Achrafieh («Bachir vit en nous!» se plaisent à répéter les jeunes du quartier). Vingt-sept ans après, c’est donc Nadim qui se retrouve porté aux nues, lui dont le charisme est inversement proportionnel à la taille de l’affiche installée hier. Avec sa bonne bouille de nounours, il est jeune, il est tendre, sa mère Solange le lance dans le grand bain alors que rien ne laisse penser qu’il est prêt. Cette fois c’est lui, mais ça aurait pu être un autre.

«A platform is an added value, people don’t care, that’s a fact. They need leaders», résumait hier Ghassan Moukhaiber à Beit-Mery. Sur la scène chrétienne, entre Gemayel, Aoun, Geagea, Murr and Cº qui s’étripent uniquement sur les rôles de la Syrie, de l’Iran, des Etats-Unis et du Hezbollah, les vrais dossiers et ce qui pourrait ressembler à des programmes politiques restent dans les tiroirs.

Mieux vaut étaler un visage d’un «leader» sur douze étages, le retour sur investissement sera probablement plus intéressant.

 

Edit le jeudi 23 avril

Une bonne idée en entraînant toujours d'autres dans ce beau pays, le CPL d'Aoun adopte lui aussi le très grand format, après avoir teinté la sortie Nord de Beyrouth en orange via des dizaines et dizaines de panneaux (dont le "Sois belle et vote" du plus bel effet; comme quoi, on sait parler politique aux femmes dans ce pays).

IMG_0038.jpg
Le plus amusant de l'affaire reste que l'affiche ci-dessus a été placée le long de l'immeuble jouxtant celui sur lequel Nadim Gemayel figure en gros plan, l'une tournant le dos à l'autre. Je trouve le symbole assez incroyable et en tout cas très parlant.

Le problème, c'est que cet immeuble est moins haut que son voisin, et l'affiche est donc moins longue. Nadim pourra dire: «C'est moi qui ai la plus grosse, gnagnagna!»

jeudi, 16 avril 2009

Unescophonie

desireless.jpgIls ont dix ans à peine. Sous un soleil de plomb obscurci par de gros nuages anthracite, ils descendent de bus scolaires bien encadrés par leurs institutrices. Femmes et petites filles sont voilées, rieuses et apparemment heureuses d’être là. Les mouflets, plus turbulents que leurs petites camarades, se lancent des coups de pieds en attendant que tout le monde soit prêt, en rang. Il est 8h15.

Devant le grand bâtiment blanc très solennel de l’Unesco, la petite troupe trépigne. Une maîtresse achève le comptage des enfants et tout le monde pénètre dans l’enceinte. Le grand hall, où trône un lustre de deux tonnes kitch au possible, est aux couleurs de la cause palestinienne depuis la veille. Depuis 24h, des chants orientaux – d’une tristesse à fendre le cœur qu’ils partagent d’ailleurs avec les chants juifs – rythment la vie du personnel de l’Unesco. Une banderole portant le nom de l’organisateur – The Charitable association for Palestinian relief – est bien en évidence, agrafée en hauteur, surplombant une cohorte de photos d’actualité sur lesquelles les enfants peuvent découvrir les massacres en quadrichromie dans les territoires plus au sud. Le cortège de gamins palestiniens se presse car un autre autobus arrive, lui aussi gavé d’enfants supportant mal d’être entassés de si bonne heure.

Et puis vers 10h, tous les murs de l’immense bâtisse commencent à vibrer. C’est l’heure des répétitions pour la chorale en culottes courtes. Les premières notes me font sursauter. Y’a pas de doute! Les gamins par dizaines chantent avec enthousiasme Voyage voyage (en français dans le texte). Une programmation musicale qui ne manque pas de sel pour des êtres humains qui n’y ont pas droit, au voyage.

jeudi, 09 avril 2009

Le Liban est un pays formidable !

pharaon liban.jpgNon, nous n’allons pas vous parler aujourd’hui de ce que nous fait subir le bureau électoral en bas de l’immeuble avec son meeting aux airs de mariage, les candidats portés par la foule et tressautant dans les airs sous une pluie de grains de riz. Nous allons parler plutôt de ce qui fait la magie libanaise.

Le Liban est un pays où les stars de l’été qui s’annonce (déjà) se bousculent au portillon. Bien sûr, nous n’attirons que la crème de la crème des célébrités internationales: après ce grand moment avec Gilbert Montagné (Tu sais comme je t’aime le Liban), nous aurons la joie d’admirer la chevelure légendaire de Michael Bolton (de son vrai nom Michael Bolotin, mais c’est tout de suite moins glamour et ça prête si facilement au jeu de mots), aussi romantique que ces balades sucrées. Ha, on me dit qu’il s’est coupé les cheveux. Bref, entre nous, moi, j’irai plutôt voir les Sisters of Mercy qui, a priori, n’attireront pas grand monde mais correspondent davantage à mon registre musical que la bluette façon How am I supposed to live without youuuuuuuuuuu. Toutefois, l’événement de la saison demeure sans conteste l’arrivée du grand Julio Iglesias (Tou sé commé zé t’aime lé Liban). C’est dans ces moments-là que je regrette de ne plus faire ma matinale à la radio, rien que pour pouvoir lui dire en interview que lui non plus, il n’a pas changé. Toujours est-il que, donc, le Liban est un pays où les place pour aller voir (et écouter, accessoirement) le chanteur de charme latino légèrement sur le retour, sont proposées à un minimum de 70$ et vont jusqu’à 350$. Oui, mes bons amis, 350$. Et le Liban est un pays où ce prix exorbitant n’a pas découragé les fans qui se sont précipités sur cette occasion en or.

Mais après tout, pourquoi pas? Puisque le Liban est aussi un pays où, à l’occasion du centenaire d’une grande école portant officiellement une double nationalité (mais il paraît que dans les faits, elle n’est que libanaise), une circulaire a été distribuée aux heureux parents d’élèves, les invitant à assister à une soirée de gala avec à la clé dîner gastronomique, divertissement (les plus grands humoristes français seront présents, paraît-il! Auraient-ils convaincu Elie Semoun de venir à Beyrouth en fin de compte? A moins que ce ne soit Bigard…) et surtout présentation par Nikos Aliagas. Mesdames, Messieurs, applaudissements pour ce grand moment de pédagogie façon Star Academy. Après ces arguments de choc, la circulaire incite les parents (nous, quoi) à appeler le numéro XXX pour réserver les places, sans pour autant donner de prix. Et pour cause! L’administration n’a pas dû oser imprimer le chiffre extravagant de 100$? 150$? 200$? Non, mes bons amis, non: 250$ par tête pour cette soirée historique. Oui, 250$. Autant dire qu’à ce prix, le dîner a intérêt à être servi dans des assiettes plaquées or. Pourtant il faut croire que le Liban est un pays où les parents branchés répondront présent en masse.

Le Liban est encore un pays où une éminente responsable locale, porte-flambeau de la réforme des administrations libanaises, ne s’embarrasse pas de protocole. Lorsqu’une équipe de l’ambassade de France chargée de travailler avec elle sur un projet de grande ampleur pour l’année 2009, lui rend visite, elle les accueille en chaussettes. Oui, mes bons amis, en chaussettes. Après ce qui avait ressemblé à une révolution par le scooter en mai dernier, assistons-nous aujourd’hui à la réforme par la chaussette?

Mais trêve de plaisanteries. Le Liban est aussi un pays où, patientant dans des embouteillages dantesques, on peut tomber sur cela:

will you marry me.jpg

Il se trouve que l’un de mes cousins portant ce prénom a longtemps fréquenté une demoiselle du nom de Sara. Je ne suis pas certaine qu’il soit à l’origine de ce message, mais si ce le cas (ou pas, en fait), je trouve l’idée touchante et très romantique. Allez hop, hop! Prochaine étape: emmener sa belle au concert de Michael Bolotin ou Julio Iglesias, au choix, puis dîner à la soirée de gala scolaire. Et s’il ose faire tout ça en chaussettes, à mon avis, l’affaire est dans le sac.

dimanche, 05 avril 2009

Tawlé à volonté

taoule.jpgCela fait bien six mois que le magasin au rez-de-chaussée de notre immeuble, laissé à l’abandon depuis des années, a été retapé en vue des élections législatives du 7 juin prochain. Le duo de propriétaires dudit magasin s’écharpe depuis plus de cinq ans devant les tribunaux sur la question de savoir lequel a droit à quoi dans ce bâtiment de grand renom. Mais il faut croire que l’appât du gain rapide et sans histoire offert par cette location atypique a su les mettre d’accord. C’est comme ça. Nous aurions rêvé d’un bon boulanger, éventuellement d’un petit primeur sympa ou, à la rigueur, d’une boutique de fringues. Mais non. C’est à un bureau de campagne électorale dans lequel seront vantés les mérites de Michel Pharaon, candidat pour Beyrouth I sur les listes du 14 Mars, que nous avons eu droit.

Nouvelle peinture bien blanche, néons allumés 24/7, unique bureau sur lequel, dès le premier jour, un cendrier et une icône ont été posés bien en évidence… Et puis la crèche de Noël pendant les fêtes, forcément. Six mois durant donc, cet espace flambant neuf, dont la propreté immaculée contraste brutalement avec le magasin mitoyen laissé à l’état de dépotoir, est resté désespérément vide.

Et puis il y a quelques jours, alors que la sphère politique libanaise s’agite de plus belle, des signes d’activité se sont manifestés en bas de chez nous, un peu comme si l’on découvrait des traces de vie sur Mars. Et bien oui! Il est clair que la campagne électorale bat son plein, à moins de deux mois de l’échéance dont, selon nos leaders divers et variés, dépendra l’avenir du Liban pour les générations à venir. La fin justifiant les moyens, notre candidat au strapontin s’est lancé à corps perdu dans la bataille, prêt à tout mettre en œuvre pour démontrer au chaland achrafiote qu’il fera bien de lui confier ses destinées. Jugez plutôt. Preuve du dynamisme politique et de la popularité du bonhomme, une large banderole à son nom a été placée sur la façade de l’immeuble. Les places de parking tout autour du magasin sont désormais réservées à ses partisans, ce qui risque de ne pas simplifier les choses dans cette impasse déjà bien encombrée. Des palettes de sodas s’amoncellent dans un coin, attendant d’étancher la soif des foules en délire alors que de gros climatiseurs sont fin prêts pour balancer en continu des courants d’air glacé. On ne recule devant rien pour assurer le confort des éventuels votants. Et des rangées de chaises en plastique ont été disposées tout autour de la grande pièce, avec une rigueur implacable: alternance de deux chaises et d’une table basse ornée de l’incontournable cendrier en inox. Deux chaises, une table et son cendrier, deux chaises, une table et son cendrier… A la réflexion, nous nous sommes rendu compte que cette disposition est la même que celle du rituel des condoléances au Liban, lorsque les proches (ou moins proches) du défunt viennent manifester leur soutien à la famille éplorée, attendant leur tour à coups de cigarettes et de café.

Le plus étonnant reste toutefois que, si ces chaises sont pour l’heure inoccupées, des hommes du quartier passent désormais leurs journées autour du bureau trônant dans le fond de la pièce. Il faut croire que Pharaon a recruté à tours de bras dans notre pâté de maisons. Sur base de quoi? De sous, a priori. Probablement pas bien gros, mais de sous quand même. Attention, il ne s’agit pas ici d’achats de voix. Mais le militantisme à la libanaise s’accommode fort bien d’être aussi lucratif. Ce qui est certain en tout cas, c’est que ce militantisme – tous bords et tous partis confondus – n’est pas motivé par un programme quelconque. Un programme, c’est tabou. C’est sale. Et puis, inciter les électeurs à réfléchir et à faire un choix argumenté par autre chose que «J’adore/J’exècre», «Les autres sont méchants» ou «Par mon âme et par mon sang», ça ferait mauvais genre. Des concepts socio-économiques, des principes de politique étrangère et intérieure, des propositions structurées avec calendrier, mesures et données chiffrées à l’appui sont de l’ordre de la science-fiction, presque du film classé X (ou interdit aux plus de 18 ans, âge auquel sera rabaissé le droit de vote pour la prochaine fiesta). En fait, j’adorerais assister à l’une de ces belles émissions TV dont nous avons été gavés pendant la présidentielle française. Un 100 minutes pour comprendre, ou mieux, J’ai une question à vous poser. Mais l’idéal, en ce qui me concerne – et cela ne me paraît pas être trop demander – serait un vrai débat télévisé, en direct, entre des candidats qui seraient contraints d’échanger des arguments un minimum crédibles avec un minimum de correction. Oui, je sais. Science-fiction encore. Film classé X.

Toujours est-il que pour revenir à notre bureau de campagne du rez-de-chaussée, il me semble que Pharaon aurait une carte à jouer côté programme, ce qui est trop rare pour ne pas être souligné. Du matin au soir, sa petite équipe – exclusivement masculine, précisons-le, car la politique semble classée Y de par chez nous – passe son temps à jouer au tawlé (ou trictrac, ou encore backgammon). L’affaire a l’air si sérieuse, à observer leurs mines concentrées, que j’y vois la recette d’un programme électoral qui ferait l’unanimité: Tawlé à volonté!

mercredi, 01 avril 2009

[BREAKING NEWS] « We got him »

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