Avertir le modérateur

lundi, 28 septembre 2009

Salon Georges coiffure pour hommes

georges coiffeur pour hommes.jpgQuand Georges pose la longue lame de son rasoir sur la peau de mon cou, je retiens toujours ma respiration. Le vieil homme n’a plus le geste aussi sûr qu’avant. Et quand finalement, il termine son ouvrage, il me demande toujours d’une voix rocailleuse de fumeur en stade terminal: «Comme ça, ça va?» J’opine systématiquement, sans vraiment y réfléchir.

Georges fait partie de ces petits artisans en voie de disparition à Beyrouth. Son salon n’a pas dû beaucoup changer depuis les années 60: linoléum au sol, placards de bois laminé, siège en cuir rétro avec cendrier dans l’accoudoir, blaireaux et peignes d’un autre âge posés à côté des lavabos blancs. Quand il s’arme de ses ciseaux pointus, les muscles secs de ses avant-bras tressaillent un peu davantage à chacune de mes visites, et je me demande s’il ne serait pas raisonnable de ne plus y aller. Et puis finalement j’y retourne à chaque fois. Peut-être me suis-je laissé intoxiquer par l’odeur de shampooing bon marché qui flotte dans cette pièce lumineuse. Je ne sais pas.

Il y a deux ou trois ans, son salon était encore bien fréquenté. Il avait un apprenti, Elie, et un jeune chab qui jouait à la shampouineuse puis balayait les mèches de cheveux des clients. Depuis, tout ce beau monde est parti voir si l’herbe est plus verte ailleurs. Georges reste seul, à étendre ses serviettes rouge foncé au soleil, son sèche-linge planté sur le trottoir. Il a bien sûr ses fidèles, qui viennent partager les nouvelles d’un quartier qui a bien changé en l’espace de cinq ans, depuis que la salle de sport et le parking de l’autre côté de la rue ont été remplacés par l’ABC. Alors Georges s’installe sur une petite chaise pliante, à côté de ses serviettes, et regarde des gens trop pressés remonter la rue.

Moi, j’aime toujours ces moments passés chez lui. La radio diffuse Light FM en boucle depuis des siècles, saint Georges n’en finit pas de terrasser son dragon sur une icône jaunie par la lumière… Le mieux, c’est encore d’y aller le matin très tôt. Georges vous proposera les quotidiens du jour – ou de la veille –, et peut-être du café chaud s’il en reste dans sa rakweh. Georges est le seul et unique coiffeur que j’ai connu à Beyrouth durant toutes ces années, même s’il a trois confrères rien que dans ma rue. Et pourtant, je ne le connais pas vraiment. Juste de vue, bonjour, au revoir, comment ça va.

Il n’y a pas très longtemps, j’ai découvert que mon beau-père allait aussi chez lui, au début des années 70. La transmission s’arrêtera là, je crois.

Commentaires

c'est vraiment Georges sur a photo? :)

je retourne de temps en temps chez le coiffeur qui me coupait les cheveux au Liban quand j'avais douze ans, il avait trouvé que j'avais bien grandi cet été :))))

Écrit par : mc | lundi, 28 septembre 2009

oui, c'est vraiment Georges sur la photo! on ne ment pas sur la marchandise ici!

Écrit par : david | lundi, 28 septembre 2009

C'est l'ashrafieh Retro, le vrai, tel qu'il était avant cette vague de mondialisation extrème avec des mall aussi superficiels que ruinant la nature de la ville.
Super article comme toujours :)
I miss Beirut !

Écrit par : Bee | lundi, 28 septembre 2009

Juste superbe ce billet. :)

Écrit par : Ekios | lundi, 28 septembre 2009

J'irai chez lui la semaine prochaine. @ bientôt

Écrit par : andrek | lundi, 28 septembre 2009

Mon ex-coiffeur de Beyrouth (1967 à 1990) était Khalil Bdeir AKA Mike sur Bliss, en face de l'ancienne ambassade Saoudienne. Il exerce toujours et :)

http://books.google.com.lb/books?id=5w4BFTulU-QC&pg=PA213&lpg=PA213&dq=mike+barber+beirut&source=bl&ots=EpuZMJg-aJ&sig=sWVM_KRWeBWrQbtFdj49NJkee7o&hl=en&ei=jU7BSvnxJ46Rtgea3oXmBA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=2#v=onepage&q=mike%20barber%20beirut&f=false

Écrit par : Kheireddine | mardi, 29 septembre 2009

Merci David de ce beau billet: juste, précis, sensible juste ce qu'il faut (sans pathos ni affects excessifs), liant micro-info et macro-tendances. Cela me rappelle la vie beyrouthine mais aussi celle de mon village au fin fond de la France: j'aime profondément ces vieux commerçants... Tout fout le camp doucement. Mais reste une question qui vaut autant pour le Liban que pour la France (et plus largement): pourquoi in fine les populations dédaignent de plus en plus les commerces dits "de proximité" avec service, qualité, âme, etc.? Car on sait aujourd'hui que ce n'est pas plus cher, au bout du compte, que les grandes surfaces. Ces dernières expliquent-elles "tout"? J'ai l'impression que les générations actuelles ont besoin de cet anonymat et de cette absence d'humanité dans les relations de commerce... Mais pourquoi ? On ne veut pas "se lier" avec des "gens"? On ne veut plus associer consommation et relation humaine? En tout cas, le marketing gagne...

Écrit par : Matthieu | mardi, 29 septembre 2009

@ bee et ekios
;-)

@ andrek
et bien bon voyage dans ce cas, je ne savais pas... en tout cas, vous ne serez pas loin de chez Georges!

@ kheireddine
mike... ça me fait penser à l'autre barbouze qui s'occupait du café des lettres il y a 10 ans. ça ferait un beau portrait, celui-là!
quand tu viens à beyrouth, on ira se faire tondre ensemble chez ton Mike alors...

@ matthieu
tout ça n'est qu'une tendance générale contre laquelle nous ne pouvons pas grand chose, si ce n'est manifester notre fidélité aux petits commerçants en continuant d'aller chez eux...
à beyrouth, on a vu naître des panneaux "Rue à caractère traditionnel". ce serait sympa d'englober les petits métiers. quand on voit la triste rue gouraud, ça aurait pas mal d'équilibrer entre pubs et échoppes. maintenant, c'est pubs et convivium. ils sont rares les derniers résistants.

Écrit par : david | mardi, 29 septembre 2009

I do know him as well, isn't he the Georges that has his salon on Berty?
@ Kheir, still alive????????

Écrit par : Marillionlb | mardi, 29 septembre 2009

@ marillion
oui, juste à côté du "fameux" berty.
pour kheireddine, il semblerait bien qu'il soit encore vivant! mais ça faisait longtemps...

Écrit par : david | mardi, 29 septembre 2009

tenez, un autre papier pris de l'Orient. je le mets en entier pour en garder trace...

Soins de beauté pour enfants : entre nouvelle tendance et nécessité
Par Nada Merhi

Un spa et un centre de beauté pour enfants et adultes… Une nouvelle tendance au Liban. Photo Michel Sayegh Beauté Les spas et les salons de beauté restent des destinations très convoitées par les adultes. On aurait difficilement imaginé que ces lieux soient destinés aux enfants. Détrompez-vous. Ces centres aux mille et une couleurs commencent à fleurir au Liban et se font une clientèle. Les psychologues déplorent une enfance volée.

Dans un des centres de la capitale, un spa et salon de beauté a ouvert ses portes récemment à une clientèle pas comme les autres. Joliment décoré, pétillant de mille et une couleurs, il accueille les enfants... et leurs parents, pour une coupe de cheveux en regardant un film DVD, un brushing, une manucure, une pédicure, un maquillage, une épilation, un tatouage ou encore un soin de beauté. Un coin a été consacré pour les vêtements et les accessoires « faits main » et un autre a été transformé en salle de jeu.
« Nous n'avons pas de groupes d'âge, explique Maya Hilal, propriétaire d'un de ces salons. Ils sont actuellement trois centres à offrir ces services au Liban. Nous accueillons les enfants dès leur première coupe, c'est-à-dire à partir d'un an et demi, jusqu'à l'âge adulte. Les enfants peuvent également venir avec leurs parents pour se faire un soin. Le garçon avec son père, la fille avec sa mère. »
Le salon de beauté offre également la possibilité d'organiser des anniversaires d'enfants, avec pour thème, bien évidemment, « la beauté ». Ainsi, « les petits peuvent apprendre à faire leur lotion, ils fabriquent eux-mêmes les cadeaux de retour, font des travaux manuels... activités toutes en relation avec la beauté », souligne Maya Hilal. « De même, nous organisons à cet effet un défilé des vêtements disponibles chez nous. Prochainement, nous allons ouvrir un programme extrascolaire, à raison d'une heure par jour, au cours de laquelle les fillettes apprennent à faire leur propre lotion de corps ou leur rouge à lèvres, sachant que tous les produits que nous utilisons sont spécialement conçus pour enfants et sont hypoallergéniques. »
Comment a-t-elle eu l'idée d'ouvrir ce salon ? « J'ai constaté une prédisposition chez les femmes libanaises à pomponner leurs filles, répond-elle. En effet, j'entendais souvent les mamans qui discutaient entre elles dire qu'elles accompagnaient leur petite fille chez le coiffeur pour un brushing ou un soin, parce qu'elles avaient un anniversaire ou une sortie spéciale. J'ai ainsi eu l'idée d'ouvrir cet endroit destiné essentiellement aux enfants et combinant plusieurs activités à la fois. »
Ne pense-t-elle pas qu'elle expose les enfants à des pratiques qui ne sont pas de leur âge ? « Tout revient à la maman, insiste Maya Hilal. C'est elle qui doit imposer les limites. Personnellement, j'ai deux filles de 7 et 5 ans. Quand j'ai ouvert le salon, elles ont pensé qu'elles allaient y passer tout leur temps. Mais je leur ai imposé des règles. Elles n'y viennent pour une manucure qu'une seule fois par mois, le week-end, et le vernis à ongles doit être enlevé le lendemain au maximum. Elles peuvent venir toutes les semaines pour se faire couper ou limer les ongles, un bain de pieds, ou pour se faire arranger les cheveux. C'est sous cet angle que j'aimerais qu'on considère cet endroit. C'est-à-dire pour se faire chouchouter tout en apprenant aux enfants l'hygiène et à prendre soin d'eux-mêmes. C'est une activité au même titre que le sport. C'est amusant et les petits adorent. »
Et Maya Hilal d'ajouter : « Ces spas pour enfants sont très en vogue en Europe, aux États-Unis et au Canada. L'idée est nouvelle au Liban. En Occident, les gens sont naturels et la fréquentation de tels endroits se fait d'une façon saine et naturelle. Malheureusement, les Libanais prennent toujours les choses à l'extrême. D'ailleurs, nous constatons déjà chez les enfants une certaine compétition due à l'ambiance dans laquelle ils grandissent et à celle de leur famille. Je n'ai rien inventé. J'ai proposé un service qu'ils consomment déjà, mais ailleurs. »

« L'enfance volée »
On vole l'enfance. Telle est la première réaction de Danielle Pichon, psychologue clinicienne, neuropsychologue et psychothérapeute orientée enfant, interrogée sur le sujet par L'Orient-Le Jour. « Personnellement, je crois en l'éducation ferme et sécurisante à travers laquelle l'enfant peut se positionner pour s'épanouir et grandir, souligne-t-elle. L'enfant doit courir, sauter et grimper. Ce sont des activités qui font partie de son apprentissage, qui le poussent à oser prendre des risques, c'est-à-dire à oser apprendre et entreprendre des choses nouvelles. Quand on catapulte l'enfant dans des situations qui ne sont pas de son âge, à savoir des préoccupations d'habits, de manucure, de pédicure, de soins du visage, etc., on lui donne des repères complètement artificiels, à côté desquels c'est le vide total. Donc, on ne permet pas à l'enfant de construire sa personnalité, ni sa culture, ni son savoir. Au contraire, on le pousse à être capricieux et à devenir un petit tyran. »
« On peut apprendre aux filles à avoir de l'hygiène et à être féminine ou à un garçon à être propre sur lui et à se coiffer, mais cela doit faire partie d'un besoin naturel de plaisance surtout pour soi », poursuit Danielle Pichon.
Pour la psychologue, ce n'est pas une minorité qui entreprend de pareilles activités. « Si nous comptons la minorité qui va aux spas pour enfants, celle des anniversaires abusifs ou encore de la socialisation abusive, etc., nous constatons qu'il y a finalement une majorité de gens qui construisent un vide culturel, déplore-t-elle. Et c'est inquiétant. Il est clair qu'il existe des âges. Malheureusement, les personnes se trompent énormément entre le fait de garder des périodes, de préserver un enfant et de faire face à une réalité. »
Les salons pour enfants sont nécessaires, surtout si ces derniers n'aiment pas se faire couper les cheveux. « Ainsi, ils peuvent le faire dans un milieu ludique, note toutefois Danielle Pichon. Mais transformer une coupe nécessaire et mignonne dans un but d'hygiène en objets et désirs parentaux est effrayant. C'est mignon parfois de vouloir faire comme maman en mettant un vernis à ongles, mais que cette manucure devienne très tôt une nécessité n'est pas normal. Je suis triste de voir une enfance volée, c'est-à-dire des enfants qui ne jouent plus, ne courent plus, n'inventent plus et ne se défoulent plus. On rentre dans un carcan terrifiant. »

Une hygiène nécessaire
« C'est tellement poétique que maman coupe les ongles de son enfant, insiste Danielle Pichon. Il y a un engagement d'amour dans cette hygiène et une complicité à deux. C'est important qu'un enfant ait envie d'être propre, de sentir bon et d'être coiffé, mais ce n'est pas important qu'un enfant porte un pantalon avec des ceintures difficiles, des bottes avec lesquelles il ne peut pas courir et sauter, mais qu'il le fait parce que c'est la mode et que c'est une grande marque. Je suis terrifiée de voir parfois dans les garderies des filles arriver avec des robes longues, des ballerines et des collants. Aucune tenue adéquate pour qu'elle puisse jouer et se dépenser. »
Comment évoluera un enfant dont le spa et les salons de beauté sont au centre des activités ? « Cela est très difficile à prédire, parce qu'il existe de plus en plus des sources plurielles d'apprentissage et d'identification, souligne Danielle Pichon. Si l'enfant rencontre dans sa vie des gens pour lesquels il a une certaine admiration et auxquels il s'identifie, il peut finir par haïr ses parents de lui avoir inculqué des intérêts superficiels et matériels. Dans d'autres cas, l'enfant ingère le modèle inculqué par les parents et finit par être à six ans une petite bonne femme aux préoccupations superficielles. Maintenant, ce modèle peut plaire à une société qui se vide de sa consistance, ce qui est le cas. »
À quel âge faut-il introduire les soins ? « Les soins s'accompagnent avec la volonté d'être coquet, avec l'hygiène et surtout à la demande de l'enfant quand cela s'inscrit dans le désir de se plaire et non pas de plaire, affirme Danielle Pichon. Une petite fille au système pileux abondant qui demande à l'âge prépubère la raison pour laquelle elle a des poils : en tant que mère, je dois répondre immédiatement à la demande de ma fille de manière à ce qu'elle ne développe pas un complexe. Mais il faut qu'elle sache que je fais cela pour qu'elle se plaise. Cet acte prend ainsi une dimension d'hygiène, de beauté et d'esthétique bien à sa place. Il ne s'agit pas d'une préoccupation permanente et primaire. »
Et la psychologue de conclure : « Aujourd'hui, on n'a pas le droit d'être ignorant. J'aimerais que les parents cherchent sur Internet les besoins des enfants, comme celui de jouer, d'inventer et de se nourrir, ainsi que les besoins affectifs et de sécurité... Dans cette liste de besoins, il n'y a pas un seul qui fasse référence à la nécessité d'aller chez l'esthéticienne et le coiffeur, de faire des massages ou de se faire manucurer. »

Écrit par : david | mardi, 29 septembre 2009

unbillet comme je les aime ,ça change ! fais nous en encore des comme ça avant qu'ils est tous disparus ces figures de quartiers !

Écrit par : josiane | mardi, 29 septembre 2009

I am alive on facebook, Marillonlb :)

Écrit par : Kheireddine | mercredi, 30 septembre 2009

David, prends bien soin de ton G e o r g e s! Là tu fai presque un travail d'archéologue :)

Partout les commerces de proximité,de tous genres, dans les grandes agglomérations disparaissent et oui c'est dommage. Les contacts humains, là et ailleurs rétrécissent comme peau de chagrin et après on s'étonne que X assassine Y pour une question de regard...

Dans ma région presque les seuls commerces de proximité sont tenus par des "étrangers", des Turcs, des Tunisiens, des Indiens, des Portugais etc et c'est vachement sympa. Ici, dans mon bled, je passe pour une originale parce que je considère que les employés du supermarché ou des transports publics sont des p e r s o n n e s et aussi les clients que je ne connais pas forcément: je dis bonjour, au revoir, fais des commentaires de toutes sortes etc. On me "pardonne" en mettant cela sur mon âge :) Mais justement, l'âge m'a fait toucher du doigt que ceux qui sont à mon "service" - plus ou moins à l'insu de leur plein gré - ne sont pas des potiches. Par conséquent j'assume pleinement mon grain de folie qui n'est pas dû à l'âge, mais à une expérience humaine.

Écrit par : Zénobie | mercredi, 30 septembre 2009

Pour ma part, mon père (donc, le fameux beau-père) y va. J'y vais aussi, quand je suis au Liban !
L'avenir de la clientère est +/- assuré. J'ai bien peur que ce ne soit pas le cas pour celui de Georges...

Écrit par : Pierre | mercredi, 30 septembre 2009

Respect, on dirait un barbier de la mafia New Yorkaise !

Écrit par : M1 | mercredi, 30 septembre 2009

...
RIP lebanon.

Écrit par : nassib | jeudi, 01 octobre 2009

@ pierre
je crois bien que ton père lui a fait une grosse infidélité la dernière fois!

@ M1
c'est clair! le côté joe pesci peut-être...

@ Nassib
je te vois venir, toi.

Écrit par : david | jeudi, 01 octobre 2009

Un si beau post meritait une réponse moins laconique.
Mais je n'ai rien d'autre à rajouter. Tout y est si bien dit.

Écrit par : nassib | jeudi, 01 octobre 2009

J'irais tenter ma chance chez l'un et l'autre si je repasse au Liban ;)

Écrit par : Ekios | jeudi, 01 octobre 2009

David, Je crois qu'il a cet air depuis qu'il a perdu son garcon durant la guerre, ou du moins c'est ce qu'on m'avait raconter.

Écrit par : Marillionlb | jeudi, 01 octobre 2009

How to break the charm ..

Écrit par : Ekios | jeudi, 01 octobre 2009

Les seuls barbiers que j'ai croisé à Paris sont dans les quartiers popus.Il y en a un près de chez moi,indien ou pakistanais je pense,qui fait aussi coiffeur avec des tarifs très bas.
A l'autre bout de la chaine on trouve le "salon musée": http://www.maitrebarbier.com/
Entre les deux,il y a tout les messieurs qui possèdent au moins un Bic :)
Le papy de la photo est attachant et il existe encore quelques coiffeurs de quartier comme celui ci.
Mais je crois que ça coute cher aujourd'hui d'être artisan dans ce genre de métier sans avoir une marque derrière soi qui va fournir un salon aux normes,de la pub,qui peut accueillir les clients sans rendez vous,qui forme ses employés aux dernières techniques à la mode...Nous sommes devenus exigeants!

Sinon pour le délire Shirley Temple de l'Orient,ça me rappelle les outrances que l'on voyait pour les animaux de compagnie il y a quelques années.
Après le "it chien",l'enfant objet.
Mais ça existe aussi chez nous,il suffit de regarder certains blogs par ex,ou les enfants modèles défilent devant l'objectif de leur maman pour épater les copines...
Moi j'en connais un qui balance entre la coquetterie d'un peu de gel dans les cheveux et qui fait parfois semblant de se laver pour retrouver ses potes les playmobils plus rapidement. :o)

Écrit par : Maquettes | jeudi, 01 octobre 2009

@ tous
il y a un titre dans la colonne de droite (le liban sabre la samba) lié à un article de Libé. mais le papier n'est pas disponible dans son intégralité sur le web (article payant). si quelqu'un peut l'avoir, je suis preneur...

Écrit par : david | vendredi, 02 octobre 2009

et voilà (ça vient de L'Orient):

À Tyr, on ne veut pas de samba brésilienne
02/10/2009


Dans le cadre de la tournée de la troupe de samba qui se produit actuellement à l'occasion du carnaval brésilien qui se déroule au Liban, le dernier arrêt devait se faire à Tyr, mais c'était sans compter la décision des dignitaires religieux musulmans de la ville qui se sont sentis offusqués par un spectacle qui avait pourtant été revisité, notamment au niveau des costumes, pour que sa tournée à Tyr ne choque personne. En vain.
C'est ainsi qu'hier, des religieux musulmans ont obtenu l'annulation du défilé de la troupe brésilienne de danseurs de samba dans la ville de Tyr, en critiquant un spectacle « pornographique » contraire aux valeurs de l'islam. « C'est une troupe de danse pornographique qui va à l'encontre de notre éthique », a déclaré sans ambages à l'AFP cheikh Ali Yassine, l'un des 50 dignitaires religieux qui avaient appelé à l'annulation du défilé. « Nous craignons qu'il y ait des troubles quand ils commenceront à danser nus dans les rues », a-t-il ajouté.
« Notre société n'acceptera pas ce genre de défilé », a-t-il estimé, précisant que « Tyr est une ville de résistance qui a toujours été une ville musulmane conservatrice ».
Cette troupe de danseurs devait donc conclure hier soir sa tournée libanaise entamée le 23 septembre par un défilé dans les rues de Tyr.
Pour sa part, Roberto Medeiros, attaché culturel de l'ambassade du Brésil au Liban, a déclaré à l'AFP que des mesures avaient pourtant été prises pour respecter la sensibilité de la population à majorité musulmane de Tyr. Les danseurs devaient ainsi défiler dans des costumes sobres couvrant toutes les parties du corps, et non court vêtus comme il est de tradition dans la samba.
« On était en contact avec le maire, a-t-il dit. On avait prévu un défilé avec les gens bien habillés et bien respectueux. »
Cheikh Yassine, cependant, a dit avoir vu des photos des costumes, qu'il a jugés inappropriés. Le maire de Tyr, Abdel Mohsen al-Husseini, a, quant à lui, déclaré que le défilé avait été annulé après des consultations avec les autorités locales et l'ambassade du Brésil.

(ça mériterait un post)

Écrit par : david | vendredi, 02 octobre 2009

donnant donnant : pas de samba, pas de photos de moughnieh dans la rue !

Écrit par : mc | vendredi, 02 octobre 2009

David,
Quelle découverte !!!

Écrit par : zayd | vendredi, 02 octobre 2009

Heu... Pourquoi?Moughnieh et une danseuse de samba même pas à poil c'est comparable?

Écrit par : Maquettes | vendredi, 02 octobre 2009

@ mc
tu devrais être ministre de l'Intérieur, toi.

@ zayd
quelle découverte?

Écrit par : david | vendredi, 02 octobre 2009

les oulémas de tyr ont certainement trouvé une photo d'une danseuse brésilienne lors de son service militaire en israël. comme gad el-maleh.

Écrit par : david | vendredi, 02 octobre 2009

Bon,ça tombe à pic,il faut absolument que je vous fasse part d'une nouvelle essentielle.
Quelqu'un à pensé a vous,pauvres pècheresses qui vous baladez à moitié nues dans les rues du Liban!
http://www.hm.com/lb/#/openingpage_1252575928231/

(Ils prévoient la tendance Dark Vador pour les hommes,ça doit être une erreur:o)

Écrit par : Maquettes | vendredi, 02 octobre 2009

Bonsoir tout le monde.
Cela faisait longtemps que je n'étais pas venu ici, et c'est toujours un plaisir de vous lire.

Écrit par : Anis | vendredi, 02 octobre 2009

@ David, I couldn't help but vent my anger on my page with regards to La Samba Brezilienne. So I will psare you the rather long rhetoric on your page.
Bon week-end a tous

Écrit par : Marillionlb | samedi, 03 octobre 2009

Je ne m'inquiète pas pour les brésiliens, après cette grande déception de ne pas pouvoir danser à Tyr, pour les consoler, on les a sélectionnés pour les JO de 2016 :))

Écrit par : mc | samedi, 03 octobre 2009

@ anis
bein bon retour ici alors!

@ marillion
j'aime bien quand tu es grossier.

@ mc
allons tous à rioooooooooooooooooooooooo...

Écrit par : david | samedi, 03 octobre 2009

@ David, grossier? mais la derniere phrase etait avec beaucoup de retneue :)

Écrit par : Marillionlb | dimanche, 04 octobre 2009

étincelante ta dernière phrase :)

Écrit par : mc | dimanche, 04 octobre 2009

Découverte de tombeaux romains au Liban

lundi 05.10.2009, 14:34
Des archéologues japonais ont découvert dans le sud du Liban une grotte aux parois recouvertes de fresques datant de l’époque romaine et contenant des sépultures. La grotte, située dans une zone rocheuse de la localité de Borj al Chemali, à l’est de la ville côtière de Tyr (85 km au sud de Beyrouth), «contient six tombeaux appartenant à une famille romaine », a indiqué Nader Siqlawi, archéologue à la Direction générale des antiquités au Liban.

http://www.lesoir.be/actualite/le_fil_info/index.shtml

Écrit par : mc | lundi, 05 octobre 2009

S'ils creusent à -30 mètres, ils trouveront l'homme des cavernes.

Écrit par : M1 | lundi, 05 octobre 2009

ils ont dit famille ROMAINE :)

Écrit par : mc | lundi, 05 octobre 2009

a 60 metres on trouvera peut etre Hassan Nasrallah !

Écrit par : Marillionlb | lundi, 05 octobre 2009

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu