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vendredi, 30 octobre 2009

Avant-goût de Yallah underground

Reparlons musique 3 minutes et 23 secondes, avec la bande annonce sortie cette semaine de Yallah Underground, un documentaire en gestation depuis plusieurs mois, dressant le portrait de la scène musicale alternative du pays... A suivre.

vendredi, 23 octobre 2009

Jours tranquilles à Beyrouth (au Salon du livre… de Beyrouth)

jours tranquilles a beyrouth.jpgLa grand messe annuelle du livre francophone a ouvert ses portes aujourd'hui au grand public et les refermera le 1er novembre: annulé après la guerre de 2006 et en 2007 à cause de Nahr el-Bared, pas vraiment à la hauteur l'année dernière, le Salon du livre francophone remonte lentement la pente. Cette 16e édition affiche donc la couleur: le programme – à télécharger ici dans sa version complète – est plutôt appétissant, avec de nombreux auteurs libanais et étrangers, des expos photo (surtout sur le stand de Beyrouth Capitale mondiale du livre), des lectures, des conférences, des débats, des séances de dédicace… Du coup, nous nous y mettons nous aussi. Sortez les agendas, voici deux rendez-vous.

Samedi 31 octobre à partir de 18h
Nous dédicacerons Jours tranquilles à Beyrouth sur le stand de la librairie El-Bourj de Michel Choueiri.

Dimanche 1er novembre à 16h
Nous participerons à une table ronde sur le thème des «blogs devenus livres», organisée par l’équipe du site web iLoubnan, au cœur de l’espace Agora. Vous aurez également le plaisir d’y retrouver Maya Zankoul (Maya’s amalgam), Tania Hadjithomas Méhanna (sa maison d’édition Tamyras avait sorti une adaptation des Carnets de l’hirondelle), Samer Karam (BloggingBeirut) et d’autres… Vu les zozos, ça risque d’être joyeux.

Rangez les agendas.

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Et voici le clip vidéo présentant le salon...

[…]

Petite info, en marge du Salon du livre: voici la liste des nominés pour le Prix Phénix 2009 (c’est comme les Oscars, mais ça se passe à Beyrouth, et seulement pour les livres en français édités dans l'année écoulée) qui sera attribué le dernier jour du salon. Nous sommes tombés dessus par hasard cette semaine: Bahjat Rizk pour Les paramètres d'Hérodote (Ed. L'Orient-Le Jour), Carina Roth pour Saisons de Beyrouth (Ed. L'Harmattan), Hyam Yared pour Sous la tonnelle (Ed. Sabine Wespieser), et Nathalie Bontems et David Hury pour Jours tranquilles à Beyrouth (Ed. Riveneuve). (sic!)

[…]

Finissons ce billet sur une note un peu plus personnelle. Les quelques heures passées au Salon hier soir pour l'inauguration m’ont fait un bien fou. Au moral en tout cas. Ça m’a fait du bien de croiser tous ces visages, toute cette grande famille de la culture et de la littérature francophone libanaise. Il y avait tout le monde ou presque, certains juste de passage, d’autres avec des valises sous les yeux à cause de la préparation du salon et/ou un sourire jusqu’aux oreilles. Ces gens, je les aime depuis des années ou simplement depuis quelques mois. Il y avait Michel, Paul, Tony, Tania, Mona, Ghadi, Ziad, un autre Paul, Adwan, Malaké, Abdallah, Cynthia, Joseph, Claire, Maxime, Maroun, Samia et j’en oublie certainement. Cette petite bulle, l’espace d’un début de soirée, a eu le grand mérite de mettre en évidence que le Liban n’est pas qu’un pays de fous furieux. Mais bon, le problème, c’est qu’en repartant du Biel, la frénésie des embouteillages m’attendait.

samedi, 17 octobre 2009

Mashrou3 Leila in concert

mahrou3 leila.jpg...mashrou3 leila concert basement.jpgTiens, on reste dans le domaine musical, mais cette fois avec du 100% libanais, dans la catégorie rock arabe alterrnatif. Demain soir 18 octobre, nous serons au Basement pour le concert d’un des groupes les plus prometteurs de la scène locale. Ça fait un peu plus d’un an qu’ils ont commencé à faire parler d’eux. Eux, ce sont les membres de Mashrou3 Leila. Que vous dire de plus sinon que ça vaut le détour…

Voici quelques chansons en streaming sur leur page MySpace... et une vidéo de concert à visionner ici.

 

 

 

 

 

 

 

Et puis tiens, voici un petit clip glané sur Youtube. Ça plaira aux amoureux d’un Beyrouth à la Amélie Poulain. Et la chanson d’introduction est signée… مشروع ليلى.

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Et voilà la version en concert, c'est pas mal non plus...

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Et pour être tout à fait complet sur le sujet, voici l'enregistrement de l'émission de Ziad Naufal sur Radio Liban, émission consacrée à Mashrou3 Leila le 12 octobre dernier. C'est par ici que ça se passe...

mercredi, 14 octobre 2009

Pump up the volume !

Ce week-end, le Sky Bar a donc fermé ses portes pour la «saison». Une saison qui se sera prolongée loin après l’été cette année, y compris en semaine puisque toutes les nuits, nous avons pu profiter du beat soutenu de cette célèbre boîte en plein air, pour la plus grande joie des fêtards beyrouthins et d’ailleurs.

Cela me donne l’occasion de revenir sur l’un des tubes de l’été, qui a fait fureur au Liban (et ailleurs): tout l’été et pendant ce début d’automne donc, nous avons pu, de notre balcon, entendre à un volume en croissance proportionnelle au passage des heures I gotta feeling des Black Eyed Peas.

Il y en a eu d’autres, bien sûr, des tubes. Mais celui-ci a retenu mon attention car je ne peux m’empêcher de trouver savoureux que pendant des semaines, des dizaines de jeunes libanais aient dansé, chanté, et sans doute trinqué au son d’une chanson ponctuée de «Mazel tov» et de «Lekhaïm» tout ce qu’il y a de plus hébreu. Le tout au nez et surtout à la barbe – c’est le cas de le dire – des censeurs, sourcilleux défenseurs de la prohibition et autres gardiens de la morale régionale qui font interdire tant d’artistes et d’œuvres pour moins que cela, mais qui sur ce coup-là, n’ont rien vu passer. Bon, d'accord, c'est anecdotique, mais voir 400 Libanais pur teint entonner tous en chœur «Mazel tov» à un mariage, ça valait son pesant de bzourat.

Tchin.

vendredi, 09 octobre 2009

Beyrouth ne tient qu'à un fil

beyrouth fils electriques ciel2.jpgIls font partie du paysage urbain de Beyrouth depuis l’époque pré-phénicienne, comme ces vieux chauffeurs de taxi à la gueule fatiguée ou ces rustines de parpaings et de ciment sur ces façades n’ayant pas eu droit à un lifting cinq étoiles après «les événements». Ils forment dans le ciel des nœuds que mille petites mains habiles n’auraient su tricoter avec autant de minutie. Ils sont noirs et poussiéreux, mais aussi rouges, jaunes, bleus, zébrés ou blancs. Ils peuvent partir du haut d’une colline et se faufiler en contrebas jusqu’à la fissure d’une maison pour finalement alimenter tout un quartier. Ils ressemblent parfois aux constructions en trois dimensions apparemment anarchiques des néphiles des forêts tropicales. Anarchiques? Pas le moins du monde.

Depuis que nos rues se sont laissé envahir par ces faux signes de modernité que sont parcmètres et feux rouges, on voudrait nous faire croire que le pays est en voie de développement. Que l’homme d’ici recherche parfois le conformisme et le confort tout court. Depuis dix jours, la nouvelle mode levantine, c’est de dessiner de grands rectangles blancs parallèles sur les chaussées pour donner l’illusion aux piétons qu’ils peuvent traverser grands boulevards et petites ruelles en toute sérénité. Non, le Liban, ce n’est pas ça. Ils n’ont rien compris à ce pays à la Banque mondiale ou dans je-ne-sais quelle institution ayant ouvert le robinet à devises pour financer ce genre de projet anagéographique.

Les myriades de câbles qui traversent les rues à hauteur de géant, qui serpentent entre les murs en se moquant bien des hommes, qui tombent du ciel comme les rayons du soleil, qui accueillent le son des klaxons comme des notes sur une portée, qui dessinent ces tableaux de fils tendus comme sur les murs de la chambre de ma copine allemande il y a 25 ans… et bien ces fils par millions, il ne faut surtout pas y toucher. Par pitié. Moi, je viens de comprendre à quoi ils servent: sans eux, les immeubles de Beyrouth s’écrouleraient.

lundi, 05 octobre 2009

Tribal pursuit

trivial pursuit camembert libanais.jpgA la recherche d’un cadeau d’anniversaire pour une copine, nous avons déniché, dans un obscur magasin de jeux, un exemplaire d’une édition très limitée du Trivial pursuit. En voici quelques cartes. A vous de jouer, on attend vos réponses!

Pour rappel, G = géographie, D = divertissements, H = histoire, AL = Arts et littérature, SN = sciences et nature et SL = Sports et loisirs.

On scannera les versos avec les réponses dans quelques jours pour ceux qui sèchent.

trivial pursuit edition libanaise.jpg

 

 
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