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mercredi, 17 mars 2010

Qui es-tu Biroundilou?

auteur mystère.jpgNon, ce post n’a pas vocation à être d’une quelconque qualité littéraire, ce serait même le contraire. Il vient simplement d’une constatation: traduire des textes de l’arabe vers le français est parfois bien compliqué surtout quand les noms propres sont de la partie. Il existe bien sûr de grandes différences entre les deux alphabets. Des lettres existent dans une langue et pas dans l’autre, des phonèmes également. Il y a quelques années, je jouais chaque lundi matin à un petit jeu avec un vieux journaliste libanais: nous prenions les pages Sport de je-ne-sais-quel quotidien arabophone et nous essayions de deviner les noms de clubs de foot ou de sportifs connus. Par exemple, le son [o] n’existant pas vraiment en arabe, le match entre Bourdou et Mounakou m’avait bien fait rire. Il m’en fallait peu… Mais parfois, c’est un vrai casse-tête, ne prêtant absolument pas à la poilade et demandant une sacrée gymnastique linguistique. Il n’y a pas très longtemps, je relisais la traduction d’un texte décrivant les activités d’une association culturelle libanaise (re)baptisée Cassanado. Il fallait lire Xanadu. Bon courage!

Je vous propose donc de poursuivre ce post en remplaçant les sons français par leurs équivalents libanais: le [v] devenant [f], le [o] ou le [u] devenant [ou], le [p] se transformant en [b], le [gu] en [j]… et ainsi de suite. C’est pour cela, par exemple, que l’on dit «Bâris» en arabe en parlant de Paris.

Il n’y a bas loungtemps de cela, le 11 janfier dernier, l’assouciatioun Fe’l Amr a lancé une cambagne de sounsibilisatioun sour les dangers blanant ou-dessous de la lange arabe. L’oubjectif de ces bouristes: dire ‘stoub’ à tous ces jounes troufant souber cool la noufelle trinité «Hi, kifak, ça ba!». La dissouloutioun de l’arabe barlé au Liban et l’outilisatioun des langes étrangères dans la fie de tous les jours leur fait beur. Et je coumbrounds bien cela… Quand on voit le résoultat sur l’anjlais et de français barlé ici, la boulyphounie beut être une richesse mais sourtout un jrand défi pour les jardiens du temble.

Mais cette sitouatioun réserbe éfidemment des cas coucasses. Brincibalement afec les noums broubres. En cette année littéraire (Beyrouth est, je fous le rabbelle, la Cabitale moundiale dou lifre), je m’amouse – façoun de barler – à definer les batrounymes d’outeurs, counnous ou noun. Betit détail en bassant: certains brénoums comme «Jean» defiennent «Jeanne» ou «John» seloun les tradoucteurs. Ainsi, j’ai bu croiser Antoun Chekouf, Batrik Boifre Darfour, Oulibier Girmain-Thoumasse, Jeanne-Marie Goustafe Lekliziou, John Mountaldou… Mais je crois bien que ceux qui m’ount bosé le blous de broublèmes reste ceux d’outeurs germanouphounes ou italouphounes. Et un en barticoulier: Biroundilou. Boun courage!

Commentaires

premier a poster un commentaire: la classe

d'autant que pour le coup le sujet entre pile poil dans ma branche: la linguistique et toutes les disciplines qui en découlent dont la phonologie

et j'avoue que je me casse les dents en ce moment sur cette matiere.

je compatis Nath.

Écrit par : seb | mercredi, 17 mars 2010

j'étais soûr que tou serais le bremier à réagir sour ce broublème.

Écrit par : david | mercredi, 17 mars 2010

euh, biroundilou, en langage commun, ça donne quoi?

Écrit par : marie | mercredi, 17 mars 2010

C'est bien Luigi non?
Jou souis un gron passiouni dou londjes.

Écrit par : Anis | mercredi, 17 mars 2010

@ anis
bravo, c'est bien Luigi!

Écrit par : david | mercredi, 17 mars 2010

@ seb
2-1, ohé ohé ohé...

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

Plus drôle encore la traduction des noms techniques par les garagistes vieux style:
je vous laisse deviner :
atoumoussour ( verdidique)
diractioun
terbi3a
baydat el diractioun
filtar zait
blaquet el frem

Écrit par : Nassib | jeudi, 18 mars 2010

Pour ce qui est de l'évolution des langues:
je ne partage pas les angoisses des gardiens dutemple :
je reste convaincu qu une langue vivante est comme tout être vivant évolutive , intégrative,
et que les échanges sont toujours du sens dominant ( economiquement, socialement , que sais je ) du plus employé du plus pratique vers le plus sclerose.

En d'autres termes il est inutile de se figer , mais bien plus de s adapter !

Écrit par : Nassib | jeudi, 18 mars 2010

toujours dans le domaine mécanique (et y'a pas que les vieux, tous les jeunes mécanos parlent comme ça), tu as aussi le roudaj, le bawmar et un truc du genre echabmente.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

"Luigi Pirandello"... (vive google)

et "achakman" nassib?!

le plus drôle c'est de lire "al manyoum" pour devinez quoi.................. aluminium :)

bonne journée à tous

Écrit par : mc | jeudi, 18 mars 2010

blaquet el frem & chatirton, j'adore!

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

chatirton, acitoun...

Écrit par : Nat | jeudi, 18 mars 2010

@ nassib
prenons l'exemple du français au Liban: il est trituré, maltraité et remis à la sauce locale avec des traductions mot pour mot de l'anglais ou de l'arabe... bref, "je l'ai aimé à lui", "je vais quitter" et tout ces petits travers sont plus touchants qu'autre chose (sauf, évidemment, quand c'est tes gamins qui commencent à parler comme ça).
alors je suis d'accord avec toi, une langue, ça évolue. et c'est facile à constater. mais il est normal que des gardiens du temple veillent... ça, ça ne me choque pas.

tiens, un petit lien amusant:
http://deborahphares.wordpress.com/abou-ras/

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

@ David:

esperons qu'on réedite l'exploit de 1996

Écrit par : seb | jeudi, 18 mars 2010

http://www.almanar.com.lb/newsSite/NewsDetails.aspx?id=129753&language=en

Lebanon has only one enemy: HIMSELF!

Écrit par : nazeer | jeudi, 18 mars 2010

من يعرف هذا ؟
yamli.com

Écrit par : mc | jeudi, 18 mars 2010

@ seb
bourdou 2-1 oulymbiakous
moi, je vote pour mounik au prochain tour!

@ nazeer
i deeply-sadly agree.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

ces bons vieux "failed states"...

http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/650673/Le_camp_syro-iranien_et_la__promotion_du_%3C%3C+Failed_State+%3E%3E.html

Le camp syro-iranien et la promotion du « Failed State »

Par Michel HAJJI GEORGIOU | 18/03/2010

« Créer un, deux, plusieurs Vietnam. » La guerre de guérilla partout, sur tous les fronts. Telle était la stratégie de déstabilisation prônée par Che Guevara dans les années 60 pour épuiser et provoquer l'effondrement de ce qu'il appelait « l'impérialisme occidental ». L'influence guévariste sur ceux qui se font appeler le « front du refus » à l'échelle régionale n'est pas un mystère ; elle est au contraire pleinement assumée, notamment dans le dernier document politique du Hezbollah. Il ne faut donc pas s'étonner que le même genre de stratégie soit utilisé par les forces relevant du camp syro-iranien sur le terrain pour ébranler l'édifice de la République, ses symboles, ou encore ceux qui s'acharnent encore à en empêcher la destruction.
Les campagnes menées par le 8 Mars se suivent ainsi et visent l'ordre établi sous ses différentes facettes. Ces campagnes, qui ressemblent en réalité beaucoup plus à des assauts, visent à première vue certaines personnalités. Toujours est-il que, par-delà ces personnalités, elles visent en fait à détruire ce qu'elles symbolisent actuellement sur l'échiquier politique. Car il existe deux niveaux de lecture à ces attaques. Une première grille de lecture montre qu'une partie de l'attaque est dirigée contre des personnalités qui représentent un certain cadre institutionnel : le président de la République, Michel Sleiman, le Premier ministre, Saad Hariri, ou le directeur général des FSI, Achraf Rifi. Une autre partie de l'offensive vise des hommes politiques, en l'occurrence le tandem Fouad Siniora-Samir Geagea et les membres du secrétariat général du 14 Mars, ainsi que (même si cette attaque a baissé d'un cran ces derniers jours) des symboles religieux, le patriarche maronite et le mufti de la République sunnite.

Le point commun entre toutes ces personnalités : elles ne sont pas sous la coupe du 8 Mars et, au-delà, de l'axe syro-iranien. Le point commun entre les attaques : elles sont toutes menées par des personnalités politiques proches du camp syro-iranien : Wi'am Wahhab hier s'en est pris au chef de l'État à partir de Rabieh, le Hezbollah s'acharne sur Fouad Siniora et Achraf Rifi depuis un certain moment déjà, Nasser Kandil, Jamil Sayyed, Michel Samaha, Omar Karamé, Fayçal Daoud et autres poulains de Damas s'occupent du cas Geagea, le camp chrétien Aoun-Frangié s'étant chargé de tenter de saper l'autorité du patriarche Sfeir, et l'ancien Premier ministre Sélim Hoss celle du mufti Kabbani. Il s'avère par ailleurs beaucoup plus difficile d'attaquer Saad Hariri : Damas est obligé maintenant de manœuvrer avec une extrême délicatesse avant de passer à l'offensive en raison de la nouvelle relation avec le Premier ministre, qui est suivie de très près par la communauté internationale et l'Arabie saoudite.

***
Partant, il est possible de discerner l'existence d'une double attaque irano-syrienne sur le plan stratégique. La première, la plus dure, vise le 14 Mars. Parce qu'il est, dans la mesure, le gardien du temple. L'axe Siniora-Geagea-secrétariat général constitue, aux yeux de Damas et de Téhéran, le noyau dur à frapper parce que c'est lui qui protège et entretient activement et dans la durée le lien islamo-chrétien du printemps de Beyrouth. C'est donc lui qu'il faut détruire par tous les moyens, politiques ou sécuritaires, parce que tant qu'il tient, la forteresse - le Liban souverain et indépendant, tant bien que mal - reste imprenable.
Par ailleurs, Damas a rapidement compris qu'il s'agit du seul moyen de « dénuder » Saad Hariri sur le plan politique puisque ce dernier, malgré toutes les pressions, a lié par le sang son alliance stratégique avec le 14 Mars en répétant à plusieurs reprises que « seule la mort le séparera de ses compagnons de route ». Il s'agit en quelque sorte d'une partie d'échecs : pour gagner la partie, il faut abattre le roi. Or ce dernier est protégé par une multitude de remparts, qui l'aident à gouverner malgré tous les obstacles (le cabinet « d'union nationale », les armes du Hezbollah, le retour syrien, la défection de Walid Joumblatt, etc.).
La deuxième attaque, plus subtile parce que moins évidente, vise tout effort potentiel de « centrisme » politique. Le général Michel Aoun avait déjà mené cette offensive contre l'idée d'un « bloc centriste » durant les législatives, avec le président Sleiman en ligne de mire. L'attaque de Wi'am Wahhab contre le chef de l'État à partir de Rabieh s'inscrit dans cette perspective. D'ailleurs, Wahhab, qui sait s'écouter parler, l'a dit noir sur blanc : « Nous ne voulons plus de président consensuel. Nous voulons un président qui prenne position. » Pour prouver qu'il ne plaisante guère, il rappelle dans la foulée la théorie que l'on avait fait miroiter à Michel Aoun après la bérézina constituée pour lui par la décision du Hezbollah (sur pression iranienne) à Doha, en 2008, d'adopter finalement la candidature de Michel Sleiman à la présidence de la République. Cette fameuse théorie veut que le président Sleiman ne gouverne en définitive que deux ans - une sorte de « présidence de transition » obligée - avant d'être remplacé par le « vrai » candidat du 8 Mars, le chef du CPL himself.
Wahhab affirme ainsi - d'une manière faussement anodine - qu'il y a cette impression dans l'air selon laquelle le président se comporte comme s'il était dans la dernière année de son mandat. Sous-entendu, qu'il ne soutient pas suffisamment le Hezbollah, qu'il est trop « consensuel », donc, logique syrienne oblige, trop 14 Mars. Évidemment, les médias du CPL affirmeront en soirée que le général a été « surpris » par les propos de Wahhab ; pas suffisamment en tout cas pour prendre position contre cette attaque dans un communiqué ou une déclaration. L'on peut quand même imaginer que le langage de l'ancien ministre druze ne doit pas lui avoir particulièrement déplu.
Mais Wahhab n'a rien d'une Pythie : aussi nous donne-t-il même les instruments pour décrypter in fine son message en citant le modèle de président requis. Un « président fort », dit-il, pour caresser les chrétiens dans le sens du poil, puisqu'il s'exprime de chez Aoun. Mais il cite ouvertement son modèle : Émile Lahoud. Un modèle de président qui connaîtrait donc trop la valeur et le sens de la hiérarchie et de la discipline pour continuer à jouer au « conciliateur », et qui manifesterait au pas de charge ses affinités et ses allégeances.

***
Le message syro-iranien est clair : dans l'offensive en cours, il n'y a pas de place pour la tiédeur. Toute volonté de se démarquer du 8 Mars est inadmissible. Walid Joumblatt en a fait l'expérience amusante ces quelques jours : dès qu'il a repris un tantinet de poil de la bête dans son discours libaniste face à la Syrie après des mois de complaisance - ne s'est-il pas d'ailleurs ouvertement qualifié de « centriste » dans son interview à al-Jazira ? -, le Hezbollah est intervenu auprès de Damas pour le neutraliser en lui ouvrant la voie royale vers le palais des Mouhajirine. « Qui n'est pas avec moi est contre moi », pourrait-on dire pour résumer la logique syro-iranienne. Et le message s'adresse aussi au président de la Chambre, Nabih Berry, dans le cas où celui-ci viendrait à caresser l'idée d'une autonomie partielle relative par rapport au Hezbollah dans ses positionnements internes.
À cette double attaque vient s'ajouter une volonté manifeste de saper l'édifice républicain et étatique en bouleversant toute la vie démocratique du pays : report des élections municipales si le 8 Mars ne s'approprie pas le budget, ou encore maintien du pays dans un état de psychose sur fond d'espionnite, savamment entretenue par le risque de guerre avec Israël, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur les libertés publiques, voire même privées. Cela s'accompagne aussi d'une détermination à mettre la main sur les appareils de l'État qui n'ont pas encore compris que l'institution mère, l'autorité de référence, s'appelle désormais le bras armé du Hezbollah, la milice, voilà tout. Le général Achraf Rifi, proche de Fouad Siniora, doit donc se montrer plus docile par rapport à cet état de fait. Sinon, comme un lapin du chapeau, le Hezb pourra lui ressortir des protocoles d'accords de « collusion » avec les États-Unis à n'en plus finir... D'autant que...

***
... D'autant que cette affaire de dons américains tombe... du ciel pour le 8 Mars, dans la mesure où elle permet à d'aucuns, comme le député Mohammad Raad, de réclamer, rétroactivement, le réexamen de tous les accords et de toutes les décisions entérinés par le cabinet Siniora entre 2005 et 2008 - date durant laquelle les ministres du tandem Amal-Hezbollah boudaient les séances du Conseil des ministres.
Or c'est très précisément là que l'axe irano-syrien veut en arriver : puisqu'au rang de ses décisions et accords, il y a... le Tribunal spécial pour le Liban. Il ne s'agit donc plus de chercher la femme... mais, pour le coup, le tribunal. Une révision des accords permettrait en effet aux amis locaux de Damas et Téhéran de reprendre pied là dans des eaux internationales profondes et trop dangereuses. Et c'est effectivement à la lumière de cette épée de Damoclès que continue de représenter le tribunal qu'il convient de relire cette petite guerre que le camp syro-iranien mène à l'intérieur, et de comprendre la volonté progressive des protagonistes de radicaliser leur comportement et de durcir leurs exigences. Pour Damas et Téhéran, rien n'est plus crucial, à l'heure actuelle, que de montrer que la scène libanaise est fragilisée à l'extrême, qu'elle est en plein pourrissement interne et qu'elle ne peut donc en aucun cas supporter le verdict du tribunal - ce qui est au demeurant vrai, tant que le prétendant éternel au rôle du pompier continue de jouer compulsivement au pyromane intraitable. En d'autres termes, de démontrer à la communauté internationale que le Liban est, irrémédiablement, un « Failed State » et qu'il faut donc inévitablement oublier le tribunal.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

J'y crois pas, personne n'a mentionné deberyaj (c'est toujours dans la mécanique).

Mon préféré ça reste quand même Holymantus :) Chapeau à celui qui trouve ce que ça veut dire. (Marie tu dis rien.)

Écrit par : slacher | jeudi, 18 mars 2010

slacher is in town!

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

si ça a voir avec les bagnoles, je dirais enjoliveur, alimentation...

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

@ Nassib:
J'ai eu la chance d'etudier l'evolution de deux langues a travers l'histoire: le grec (du classique au moderne) et l'hebreu (du biblique au moderne), et figure toi qu'a force de petite mutations syntaxiques et phonetiques a priori anodines, un locuteur du grec moderne est incapable de comprendre le grec classique. Ces langues sont devenues aussi differentes que ne le sont le Latin et l'Italien. Je comprends le besoin d'evolution, surtout pour le vocabulaire qui doit inventer des mots pour les notions modernes, mais il existe un vrai risque de rupture si on touche a la syntaxe et a la phonetique.

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

Sinon, j'ai trouve un article interessant en francais sur la region:
http://www.slate.fr/story/18661/netanyahou-conflit-Etats-Unis-moyens-de-tenir-tete-washington

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

Et dernièrement, je lisais sur Tayyar que Sarkouzy était cocou. D'ailleurs rendons hommage à l'excellent niveau journalistique de Tayyar qui avait pris cette counnerie relayée sur Touitter pour de la véritable info.
Mais attention les amis, y a pas que des embrouilles linguistiques quand on traduit des textes de l'arabe vers le français, des concepts entier changent, voire même des vérités : la guerre du kippour par exemple, dans tous les textes arabes, c'est l'armée glorieuse de l'Egypte qui a gagné.

Écrit par : M1 | jeudi, 18 mars 2010

En parlant de voitires, dutemps de mon grand pere il y'avait dans les pneus un "chambariel" que certains utilisent comme flotteur a la plage. Et il y'a surtout "maximol et minimol".

Écrit par : Marillionlb | jeudi, 18 mars 2010

@David this might be of interest to you :)

http://nowlebanon.com/NewsArticleDetails.aspx?ID=154254&MID=11&PID=2

Écrit par : Marillionlb | jeudi, 18 mars 2010

"chambariel"
;-D ;-D
Ca au moins, je l'ai compris.

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

I was once passing through a village (god knows where) and there was a sign in "french" that said ECHAKEMEN... at least the guy made an effort ;)
His peers usually prefer writing in arabic...but not this guy ;)

Écrit par : Godot | jeudi, 18 mars 2010

@ M1
Big big :-D

@ marillion
Oui, j'ai lu ça ce matin. On a quelque chose au marbre sur le sujet depuis 2 semaines. Je ne sais pas si on le mettra en ligne...

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

"Holymantus" ???

slacher le "Y" se prononce i?
et le "u" "ou"?

Écrit par : mc | jeudi, 18 mars 2010

aaah
holywood à la menthe !

Écrit par : mc | jeudi, 18 mars 2010

@ godot
I found once a website or a blog with many pictures of Lebanese signboards... Funny. If I saved it in my bookmarks, I'll add it here later.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

"holywood à la menthe !"
Vous etes trop forts les libanais.

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

je ne cesse de le dire!

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

Ca fait Dafid aussi. Top. Je crois que je vais l'adopter.
Et dans le meme ordre d'idee, t'as pas raconte que ta maman est devenue "Ablette", dis donc...

Écrit par : Nat | jeudi, 18 mars 2010

2 secondes que je delete ton commentaire...

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

Mais vous n'êtes jamais allés au Maghreb:; là-bas il n'essayent pas d'adapter la prononciation, ils disent les les mots en français au milieu des mots arabes; ça fait un curieux sabir.

Écrit par : Zénobie | jeudi, 18 mars 2010

y'a donc eu une colonisation plus efficace que l'autre.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

zénobie @ jou counfirme !

l'adaptation de la prononciation à rendu les dialectes moyen-orientaux totalement schizo.

Écrit par : M1 | jeudi, 18 mars 2010

"y'a donc eu une colonisation plus efficace que l'autre."
100 de colonisation francaise en Algerie alors qu'il n'y a jamais eu de colonie de peuplement francaise au Liban ou en Syrie.

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

@ anis
je parlais de colonisation des esprits. en tout cas pour ce que je peux en voir ici.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

Le français n'est pas gravé dans le marbre : chacun se l'approprie ; c'est ça la francophonie.
Personne irait demander à un québecois de "bien" parler le français (de la manière dont on le parle à Paris, qui n'est d'ailleurs pas la mnière dont le parle en Normandie, qui n'est pas la manière dont le parle dans le Béarn, qui n'est pas la manière dont on le parle en Corse, etc ...).

Écrit par : SJM | jeudi, 18 mars 2010

je sui lungouiste alor j'aicri come je voeu.

Écrit par : seb | jeudi, 18 mars 2010

Ah oui, et tu parles quelles langues?

Écrit par : Anis | jeudi, 18 mars 2010

tu fais ce que tu veux, tu es un homme libre.

Écrit par : david | jeudi, 18 mars 2010

Il faut aussi mentionner le cas de personnes qui, croyant avoir affaire à des lettres arabisées (comme le "g" qui se transforme habituellement en "c", et le "p" en "b"), tentent de déjouer à tort la traduction et finissent par mal épeler le mot original; exemple: Gravate, et Pikini :)

Écrit par : Oberon Brown | jeudi, 18 mars 2010

j'ai bien aimé le "chalumeau" et le "bouchard", mais vous dire d'où ça vient.

Écrit par : defdah | vendredi, 19 mars 2010

@Anis
Il me semble que le grec moderne est plus proche du grec ancien que l'italien du latin. (Faudrait d'ailleurs préciser de quel grec ancien on parle).
Le lexique a pas trop mal traversé le temps. Par contre la syntaxe et le verbe ont subi beaucoup plus de modifications.
Un grec arrive à comprendre plus ou moins certains textes en grec ancien sans trop de difficultés (mais en faisant peut-être des erreurs...).

@tous
Coucou !

Écrit par : Marie2 | vendredi, 19 mars 2010

Par grec ancien, je parle de l'attique.
Essaye de superposer un texte en grec ancien avec sa traduction en grec moderne et tu verras. Ceci dit, peut-être ai-je tendance a surestime les différences parce que je compare l'évolution du grec a celle de l'hébreu, qui lui n'a presque pas bouge ai niveau du lexique et de la syntaxe depuis la période biblique.
Bonne nuit tout le monde.
P.S: Je suis mathématicien, le grec ancien n'est qu'une de mes passions.

Écrit par : Anis | vendredi, 19 mars 2010

@ m1
tu peux pas t'empêcher de parler d'Israël ?

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

holymantous!
mc, bien trouvé, mais y'a un autre sens caché.

bonne journée. dafid fa bien?

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

@ marie

puisque tu es dans le secret du dieu slacher, peux-tu au moins répondre à une question (pour donner un indice): "holymantus", est-ce en 2 mots en réalité?

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

dafid, c'est en 4 mots.

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

marie je gagne quoi? :)

hello marie2 !!!!!

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

Ho la menteuse!

Écrit par : Nat | vendredi, 19 mars 2010

mc: un déj à courbevoie :-)

une aide : les enfants ont plus de chance de trouver le sens.

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

Mince, c'est 3 mots...

Écrit par : Nat | vendredi, 19 mars 2010

je comprends rien là: qui a gagné quoi et qui est une menteuse? la réponse n'a pas ♪0té donnée?

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

(ça marche toujours les concours débiles pour faire monter le nombre de commentaires, bravo marie!) (ou slacher)

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

ah nat, ça aurait pu être ça. le premier mot est correct.

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

haut les mains tous!

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

j'ai l'impression que je vous ai fait peur

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

(purée de cornichons, je viens de comprendre "ho la menteuse"...)

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

bravo mc !!!!!!!!!!!
bravo mc !!!!!!!!!!!
dafid, la journée commence lentement ;-)

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

@ marie

tu rigoles, c'était ça la solution???

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

Bravo mc !
C'est mon oncle qui m'a raconté que quand il était petit, il jouait à crier Holyman ! Holymantus ! en faisant semblant de pointer une arme. Il ne comprenait pas ce qu'il disait.
Ce n'est que 20 ans plus tard, en regardant la télé française, qu'il a bondi de son fauteuil en voyant un homme crier "Haut les mains tous !". Il venait de comprendre le sens de ce qu'il avait toujours pris pour un mot anglais. :)

Écrit par : slacher | vendredi, 19 mars 2010

Je me souviens d'un fameux cours d'arabe littéral a l'université durant lequel notre professeur essayait de nous faire deviner des noms de personnages célèbres écrits en alphabet arabe. Après les traditionnels Jacques Chirac et Gamal Abdel Nasser, nous arrivons au troisième nom, relativement simple, sur lequel toute la classe (moi le premier) s'écrie "Rambo". En fait il fallait lire "Rimbaud".

Écrit par : Shangorain | vendredi, 19 mars 2010

@ slacher

en fait, ton grand-père gamin parlait en yaourt, comme quand je chantais "smousse babeuwèla"...

@ shangorain
pas trop de point commun à part ça entre rambo et rimbaud.

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

http://www.youtube.com/watch?v=5ESqcg6jPCA

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

@ David
Mon grand-père ne regarde pas la telfissione française. Je parlais de mon oncle.

Écrit par : slacher | vendredi, 19 mars 2010

Entre Rambo et rhimbaud : le trafic d armes

echakment ( le T est important) echappement

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

@ mc
trop forte. t'as encore triché?

@ slacher
désolé pour ton oncle, my mistake.

@ nassib
hier, je faisais une petite recherche et... dans le vocabulaire usuel en français, nous avons beaucoup plus de mots venant de l'arabe que du gaulois...

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

@ Anis
Moi j'ai peut-être tendance à surestimer les ressemblances ;-) à force d'entendre les Grecs si fiers de leur langue qui a traversé les âges.
Je n'ai pas fait de grec ancien, mais du grec moderne.
Quant à mes études de linguistique elles portaient sur la linguistique générale, l'histoire des langues et du langage, la psycholinguistique, etc... mais elles sont bien loin !

Hello, hello, mc !

Écrit par : Marie2 | vendredi, 19 mars 2010

marie2: t'as étudier la linguistique? ça va plaire à seb.

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

david tu as déjà essayé de rechercher "smousse babeuwèla" sur internet :)

bon alors j'ai droit à combien de cadeaux??

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

tu veux un autre cadeau ? du soleil lundi.

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

What about, "defransielle" "spoyner" "Garbanditio", "Bomor, praimielle, daizyelle, trwazielle,... Marcharielle".Et bien sur il y'a (quand le client est une cliente) Ahla wa sahla ya mazmouzelle
Allez bon week end les amis

Écrit par : Marillionlb | vendredi, 19 mars 2010

Marcharielle: excellent!

Écrit par : marie | vendredi, 19 mars 2010

merci marie

il faut dire qu'on est gâté en ce moment, il fait 20 à Paris et.... 12 à Beyrouth :p

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

On dit aussi "charmuta" au Liban ?

Écrit par : ludo | vendredi, 19 mars 2010

Ca me rappelle notre petite de 6 ans quand elle lit l'anglais en francais. Ca vaut dans pleins de sens et pleins de langues, tout ca.

Écrit par : Nat | vendredi, 19 mars 2010

(ou) ne remplace pas (o),
(o) et (ou) remplacent ( u) et (e), dans l'écriture comme "lo figaro" luc devient pas louc . on dit jamais bourdou.

il faut pas oublier CAMIONNNE, TRACTOR, assansor, ...

Écrit par : zayd | vendredi, 19 mars 2010

rappel pour demain, flashmob à l'ABC à 18h entre k-lynn et paul!
http://www.youtube.com/watch?v=4gVDuzwErWo

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

Charmouta viendrait de "charmante" . Maisbon je déconseille de l'utiliser comme compliment au Liban
cave : cahf
alcool: alcouhoul
assassin: assas fondamentaliste

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

There also is "Atnobile" Otonbile" depending on the region.

Écrit par : Marillionlb | vendredi, 19 mars 2010

@ Nassib:
J'ai lu quelque part que Assassin viendrait de l'arabe "hachichines", une secte du Moyen Age dont les adeptes se droguaient au chanvre et commettaient des assassinats politiques.

Écrit par : Anis | vendredi, 19 mars 2010

maalouf en parle dans "Samarcande" il me semble

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

hachachine qui vient de hachich
amin maalouf en parle dans "les croisades vues par les arabes"

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

Assassin vient de "Hassassun" une secte ismaélienne shiite fondée en Perse au temps des croisades, en arabe on les appelaient aussi "al batiniyoun" qui vient de "baten" ce qui signifie l'intérieur, le mystère, ils ont une lecture très cabalistique du coran, c'est un peu les barbus d'aujourd'hui, d'ailleurs "Hassassun" >>> "Hassen". CQFD !

Écrit par : M1 | vendredi, 19 mars 2010

mc @ oui, c'est des fumeurs de hashih, ils ne partent au combat que défoncés. le hashish leur permet aussi une "meilleure" lecture du coran : )

Écrit par : M1 | vendredi, 19 mars 2010

je ne sais pas s'ils arrivent encore à lire dans ces conditions, ils doivent voir double !!

et on dit hachachine pas hassassun :)

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

Amin maalouf corrige cette controverse en parlant de assas ( la fondation) plutôt que du haschich chanvre indien . C'est d'ailleurs l'objet dune partie du livre de samrcande .

Plus intéressant encore est le livre "Alamut" d'un auteur font j'ai oublie le nom qui apporte une analyse identique .
En tous cas l'usage de drogue n'était pas compatible avec le type de mission qui était requis ( véritable infiltrationdans l'entourage proche de la cible )

M1: merci Wikipédia !
Tiens quand c'est pas d'Israël c'est du Hezbollah que tu parles !

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

M1,
J'ai devant les yeux le bouquin de Maalouf, Samarcande, et je vois que le fondateur de l'ordre des Assassins, s'appelait Hassan (Sabbah). ;-)

Marie,
Oui, j'ai un DEA de linguistique, mais j'ose à peine le dire vu le peu de souvenirs que j'en ai. :-(

Écrit par : Marie2 | vendredi, 19 mars 2010

Pour en revenir au sujet principal du post; bje viens de discutter avec une mie cote divoirienne .
Il y a en cote divoire plus de 48 dialectes . Les échanges se font en diaoula ( désole imprécisions) des que deux personnes sont d ethnies différentes . Eten francaislangue des colons .
Pourquoi en diaoula , plutôt qu'en baoule langue de l'ethnie dominante ?
Le diaoula est la langue des commercants , lus utile pour les échanges et le français la langue des "instruits" ... Analyse a faire

Pour en revenir a Israël :lhebreu est devenue langue officielle. Renaissance épatante dune langue que l'on croyait réservée a un usage religieux plus qu'identitaire . Or la majorité des raves israéliens et unebonne partie des palestiniens parlent hébreu. Qui au passage s'est sans doute mis a intégrer des notions venant de langues annexes yiddish ou russe ou arabe ou anglais ...
Je ne doute pas que dans quelques décennies il n y aura pas plus de relation entre hébreu literaire et hébreu parle courant qu'entre grec ancien et grec moderne

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

Pour couper court a toute accusation dantisionisme primaire:
je suis convaincu qu'un tel brassage culturel n'est que bénéfique pour le moyen orient .
Reste que les conditions dans lesquelles il se déroule est pour moi un grand malheur .
Et je suis convaincu au risque de me faire traiter de traitre que les population arabophones voisinnes devraient comprendre les choses sous cet angle la et intégrer cette population plutôt que la rejetter . Il y a a y gagner pour tout le monde .
C'était ma minute candy !

Écrit par : Nassib | vendredi, 19 mars 2010

et bajéma? vs connaissez?

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

A cette heure-ci c'est peut-être pyjama ?

Écrit par : Marie2 | vendredi, 19 mars 2010

exact :)

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

bajéma c'est une histoire de abou el abed, mais il faut la raconter de vive voix

bonne nuit à tous

Écrit par : mc | vendredi, 19 mars 2010

bonne nuit, bonne nuit, c'est vite dit... nat bosse encore à 21h55 et moi, j'attends un invité de marque dans quelques minutes...

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

regarde le tilifizyoun en attendant : )

Écrit par : M1 | vendredi, 19 mars 2010

non, j'hésite entre bosser (ce que je fais) et faire la tambouille. ça va se finir en "baddé délivéry"!

Écrit par : david | vendredi, 19 mars 2010

Delivery? Tu vas appeler de la part de Stan?
Sinon tu peux t'amuser à proposer des commandements !
http://unjourdieu.com/

Écrit par : M1 | vendredi, 19 mars 2010

Sur Arte, lundi à 23h50 :

Horizons lointains : Beyrouth
Réalisateur: Thierry Trelleyer

Une escale dans la capitale des lettres arabes, tout en bons mots et en douceur de vivre.

Le voyage commence avec une pléiade d'écrivains francophones (dont le récent Nobel J.-M. G. Le Clézio) débarquant dans la capitale libanaise, sacrée capitale mondiale des lettres 2009. Il se clôt, ça ne s'invente pas, sur un dialogue entre Adonis et Vénus (Khoury-Ghata), tous deux poètes de renom, l'une ayant traduit l'autre en français. Depuis Rabelais, "les Français ont fait maigrir leur langue comme ils ont fait maigrir leurs femmes", estime Vénus. Tandis qu'à Beyrouth, avance Adonis, loin des ravages de "l'efficacité à l'européenne", fleurissent des "réserves de sensibilité, de rêve, de mots" indispensables à la création littéraire.

Dans les pas de Patrick Poivre d'Arvor, on découvre la vitalité sans pareille d'une ville qui a connu deux guerres en l'espace de trente ans. Dans le dédale des rues populeuses, des cafés généreux, des jardins secrets, savourant la conversation de ses écrivains (Alexandre Najjar, Elias Khoury, Abbas Beydoun, Charif Majdalani, Rachid El-Daïf, Hyam Yared, Racha Al Ameer, Salah Stétié), on partage un peu de ce qui fait d'elle la capitale des lettres arabes.

http://www.arte.tv/fr/semaine/244,broadcastingNum=1118864,day=3,week=12,year=2010.html

Écrit par : Marie2 | vendredi, 19 mars 2010

@ Marie:
je ne suis qu'en L2 de SDL et en ce moment je suis en plein dans la psycholinguistique, la phono, la diachronie la semantique la philo du langage etc...

Écrit par : seb | samedi, 20 mars 2010

pas de place pour les CAP sandwich falafel ici

Écrit par : defdah | samedi, 20 mars 2010

Bon courage, Seb. (Moi, j'aimais bien la psycholinguistique et la diachronique).

@Defdah
Oh, que si ! Et aussi pour les CAP manouché.

Écrit par : Marie2 | samedi, 20 mars 2010

bonjour,
ce matin man'ouché surprise, et vu que je suis en lotharingie ce sera du fait-maison.
çà va les reveiller de bonne humeur mes moustiques.
Il est 4h 50 du matin, çà gazouille dehors entre un merle (chahrour) et un rossignol (belboul) !

Écrit par : nassib | samedi, 20 mars 2010

manouché bi zaatar
avec zeitoun akhdar basal et naanaa !!

pas de tomates pour moi, ça dilue trop le gout

sahtein

Écrit par : mc | samedi, 20 mars 2010

Bon, je ne comprends rien à tous ces mots de "dialecte" que les uns et les autres énoncent :)

Pour en revenir au français, un passage du livre "Les pintades à Beyrouth" m'avait questionné : c'est celui où de jeunes libanaises étudiantes à l'AUB refusent de parler le français (alors qu'elles le peuvent) de peur d'être associées à l""élite bourgeoise" supposée "enfermée" d'Achrafieh.
Où l'on se rend compte que le français peut être un élément de distinction sociale majeur suscitant soit l'adhésion, soit le rejet.
Je trouve ça très dérangeant.
Et au final, je ne sais pas qui condamner (si il y a quelqu'un à condamner) : ces jeunes étudiantes un peu courtes dans leur démarche ou bien ceux qui se servent du français comme un moyen d'affirmer leur supposée supériorité.

Mc, qu'en penses-tu ?

Écrit par : SJM | samedi, 20 mars 2010

SJM @ la langue française chez les moyens orientaux est considérée comme un signe de raffinement, de délicatesse d'esprit, le parler très bien est carrément "snob". Au Maghreb et en Afrique en général, le français est parlé (même très mal) sans pour autant qu'il ne soit (trop) perçu comme un élément de distinction sociale. Au Maghreb, c'est parler libanais qui est considéré comme "fashion", la LBC inspire beaucoup (je préfère l'influence des pintades de la lbc sur celle des tristes sires d'al manar)

Écrit par : M1 | samedi, 20 mars 2010

@m1 : je confirme. Je préfère aussi l'influence des pintades de la lbc sur celle des tristes sires d'al manar.
J'aurais aussi préféré qu'elles soient un peu moins pintades.

Écrit par : nassib | samedi, 20 mars 2010

SJM

"Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois"

rester simple et naturel c'est la meilleure des choses, je n'approuve aucune des 2 attitudes...

plus sérieusement, ce que je pense de la pintade...... thym romarin laurier oignons ail carottes patates sel poivre et le tout au four :)

Écrit par : mc | samedi, 20 mars 2010

"Au Maghreb, c'est parler libanais qui est considéré comme "fashion","

wawwwwwww la claaaaassse :)))

Écrit par : mc | samedi, 20 mars 2010

Si l'on peut être flatté que le français soit perçu comme un signe de raffinement, je m'interroge quand même sur l'avenir de la francophonie dans ces conditions. Je ne sais pas trop quoi en penser.

Écrit par : SJM | samedi, 20 mars 2010

De manière générale, et paradoxalement, je trouve qu'il est très difficile pour un Français d'évoquer le sujet de la francophonie.

Écrit par : SJM | samedi, 20 mars 2010

SJM: je ne partage pas l'avis du livre dt tu parles.
déjà, pouvoir être étudiant à l'AUB, c'est pas donné à tout le monde (université payante). parler français au liban, pour moi, informe juste d'une certaine culture.
ce n'est plus fashion de parler le français, liée à la langue des parents. c'est comme porter des lunettes ray ban, c'est naze. je n'ai jamais senti que le français préjugeait d'origines aisées, mais plutôt culturelles.
dans tous les villages reculés du liban, les enfants sont francophones (enseignement des congrégations historiquement françaises).

pour moi, la francophonie ne peut que perdurer, il y a une telle richesse culturelle, historique, ... autour de cette langue, que l'anglais ne peut suffire.


manou2ché ok, mais est-ce que qqn mange des lahm b3jin le matin?

Écrit par : marie | samedi, 20 mars 2010

@ Marie

Tant mieux si la réalité est effectivement celle-ci et si l'enseignement du français a toujours été ouvert à tous ou se démocratise.
Je m'inquiète juste d'une forme de "confiscation" du français par un groupe social qui le ferait passer pour ce que cette langue n'est pas en réalité.

Une chose est sure : le français est l'une des meilleures langues pour polémiquer !

Écrit par : SJM | samedi, 20 mars 2010

Docteur Christian SADEK
Médecin généraliste
Les Prades
46250 CAZALS
Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République Française
Cazals, le 08 Mars 2010


Monsieur le Président de la République

Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous
adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n’est pas pour y suspendre Monsieur
Dominique de VILLEPIN et n’a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées
anonymement.
Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet.
En temps que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France « d’en
bas », des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés
salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.
Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de
nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d’impôts et s’en sortent
beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H / jour, et bien mieux que de
nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois
sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants. Et que dire de nos
retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts.
Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c’est
une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte
lentement mais sûrement et un jour cela va éclater…
Je pense que c’est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va
arriver mais on ne connaît pas la date.
C’est ce que je perçois sur le canton de Cazals et aussi ce que je pressens dans les autres
cantons de France.
Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à
l’incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d’une troisième révolution qui
achèverait de le ruiner.
Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait
Marie-Antoinette qui l’aurait prononcée « Ils n’ont plus de pain alors qu’ils mangent de la
brioche ». L’ENA n’existait pas mais déjà nous avions déjà une énarque qui ignorait comment
se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain.
C’est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours
qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux
poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée.
Nous sommes en présence d’un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses
citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les
voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ?
Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu’ils en ont assez
que 1789 ne serve à rien et qu’ils ne soient bons qu’à payer des impôts.
Je pense, en tant que médecin, que la révolution c’est comme le vaccin : de temps en temps il
faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.
Après le dépistage des délinquants à l’âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus
pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric, qu’allez vous nous pondre : le
rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n’en sois pas la première victime !
Vous êtes en train de nous faire une France à l’Américaine. Mais pas celle d’Obama ! Celle
de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l’industrie et de l’armement. Votre idole
était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L’Europe géographique avait un pays à la botte
des américains (l’Angleterre), maintenant elle en a deux.
Lors de l’invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de
l’armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure
initiative de ses mandats : ne pas y aller. S’il n’en avait pas été ainsi, je pense que notre pays,
qui compte 1/6 de musulmans explosait de l’intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit
« primum no nocere » - d’abord ne pas nuire- et il a su l’appliquer.
Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez
l’esprit d’un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le
Petit (dixit Victor Hugo).
Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu)
d’incompétents notoires qui n’ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R.
Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A.
Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n’avait rien à voir avec le H5 N1,
auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de
chômage en créant un maximum d’emplois…..dans les funérariums. Il y a un proverbe qui dit
« au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l’ayez fait vôtre. Mais
au fait, cette épidémie de grippe, n’était-ce pas une diversion, pour faire parler d’autre chose
que de la crise ce qui aurait risqué d’échauffer les esprits ?
En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m’inspire un peu de vous - après
tout c’est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la
prévention.
Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus
grand de la France « d’en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y
trouvé suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert
Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu’elle a connu sous la Terreur. Je vous
rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n’ont pas voté pour vous
et que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l’anéantir.
Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en
train de créer un système de santé à l’américaine, c’est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors
que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l’accès aux soins à tous les
Américains qui en étaient exclus.
Vous êtes en train d’anéantir l’enseignement qui est le type même d’investissement à long
terme où l’on dépense aujourd’hui de l’argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui
feront l’élite intellectuelle de demain.
Les pays nordiques comme la Finlande l’ont bien compris.
Avec la suppression du juge d’instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du
pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l’est pas déjà.
A l’allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d’Europe : plus
d’université, plus d’hôpitaux, plus d’industries, plus de services publics, plus d’agriculture….
… une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus.
Attention ! Les Gaulois à l’image d’Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance …..
Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy

Écrit par : zayd | samedi, 20 mars 2010

"le français est l'une des meilleures langues pour polémiquer"

oh non, l'arabe c'est pas mal non plus !!

Écrit par : mc | samedi, 20 mars 2010

un lahm bi ajin le matin avec du labine, (pas laban) de chez afif avant d'aller à faraya !!!
miam!!

Écrit par : mc | samedi, 20 mars 2010

@ SJM et marie

deux exemples contradictoires:
1) la première patronne que j'ai eu au Liban en 97 était une dame de la très haute société, née avec une cuieillère en argent dans le bec et mariée à un homme encore plus riche qu'elle. son souci principal: ne pas paraître Libanaise quand elle entrait dans un magasin de luxe. elle parlait systématiquement le français (ce qu'elle faisait remarquablement bien).
2) aujourd'hui, l'ambassade de france fait le forcing pour promouvoir l'enseignement du français dans les écoles. actuellement, les écoles les plus friandes de la langue de Molière sont les écoles gérées par le Hezb où des enfants pas spécialisés favorisés sont scolarisés. l'ambassade forme les formateurs de ces établissements, de la banlieue sud au sud du pays.

au Liban, l'utilisation et la soif de français est protéiforme.

Écrit par : david | samedi, 20 mars 2010

david @ j'ai connu beaucoup de libanais à Paris, avec toute l'amitié que je leur porte, leur souci n'est pas vraiment de ne pas paraître libanais, mais arabes, ce qui fait que la croix était toujours en évidence, ce qui paradoxalement, faisait très libanais !

Ha je savais que les hezbollahis était de gros bourgeois !

Écrit par : M1 | samedi, 20 mars 2010

les écoles du Hezb en question sont loin d'être bourgeoises...

Écrit par : david | samedi, 20 mars 2010

Pour aller dans le sens de Marie : Dans la famille de mon mari d'origine modeste, une bonne partie parle bien ou assez bien le français, même parmi ceux restés au village tout au nord du Liban. Comme le dit Marie c'est parce qu'ils l'apprennent dès les petites classes avec les religieuses. Par contre il ne leur viendrait pas à l'idée de le parler entre eux. (Ce qui je pense se fait dans certaines familles, ou je me trompe ?)


Mmmm !!! Un lahm b ajin le matin j'aimerais bien ! Mais pour la garniture c'est plus compliqué que le zaatar qui est toujours prêt dans un petit bol... Alors pour nous c'est man'ouché maison !

Écrit par : Marie2 | samedi, 20 mars 2010

david @ moi je sais pourquoi les hezbollahis se mettent au français : les manuels d'utilisation des chars Leclerc et des missiles Milan sont en français, un jour il va bien falloir les taxer à la Finul ...

Écrit par : M1 | samedi, 20 mars 2010

protéiforme: c'est le mot du jour!

marie2: je vois tout à fait ce que tu décris. je trouve que certaines fois, quand les parents libanais vivant au liban parlent exclusivement en français à leurs enfants (pas toujours, mais parfois), ça relève d'une forme de snobisme.
mc: lahm b3ajin + faraya: le rêve!

Écrit par : marie | samedi, 20 mars 2010

Chez moi, le francais n'est pas percue de la meme maniere qu'au Liban. Il faut dire que ceux qui l'ont introduit en Israel (les juifs du Maghreb) n'etaient pas vraiment l'elite intellectuelle du pays et n'etaient pas au sommet de la pyramide sociale, bien au contraire.

Écrit par : Anis | samedi, 20 mars 2010

Parmi les Libanais qui parlent régulièrement français à leurs enfants je suppose qu'il doit quand même y en avoir qui ne le font pas par snobisme mais par amour de la langue et pour qu'ils soient vraiment bilingues.

Écrit par : Marie2 | dimanche, 21 mars 2010

Bonne fête les mamans
c'est la fête des mères au Liban

Écrit par : mc | dimanche, 21 mars 2010

Abres un beu d'absence, me foila de nouveau ici : Bravooooo trop bien ecrit cet article!
Ca ma fait trop rire et penser aux heures que je bassais devant les journaux Libanais bour essayer de les dechiffrer.
Mais t'as oublie de dire que les [ion] deviennent [ionne] (infitationne, telefisionne, etc.) ;)

(contente de voir qu'on a enfin des temperatures semblables aux votres)

Écrit par : K.line | samedi, 03 avril 2010

Les commentaires sont fermés.

 
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