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jeudi, 17 juin 2010

Les hirondelles font parfois le printemps

Journal école 2010.jpgEn lisant les journaux dernièrement, difficile de se dire que le pays est sur la bonne voie. Dernier exemple en date, qui a provoqué une levée de bouliers sur la blogosphère: le blocage des logiciels comme Skype. Motif officiel: ce mode de communication très prisé par les Libanais et par leurs proches à l'étranger induit des pertes sèches pour les télécoms d'Etat qui restent la principale vache à lait du Trésor. Les ministres en charge de ce dossier se suivent et se ressemblent, toutes tendances confondues, eux-mêmes confondant intérêts personnels ou calculs à très court terme avec vision globale et développement économique du pays.

Mais il y a tout de même des motifs d'espoir. Des politiques et des acteurs de la société civile se battent pour un Liban moderne et tourné vers le développement durable (histoire que l'on arrête de cataloguer ce pays entre la Syrie et la Corée du Nord comme c'est le cas pour le cellulaire). Entre développement – même timide – des énergies renouvelables, mise en place de nouveaux modes de transport et aides au développement local, il y a des choses intéressantes à dire (et à lire) sur le sujet.

Si cela vous intéresse, je vous conseille donc la lecture du journal-école réalisé par les étudiants en journalisme de l'Université libanaise et ceux de graphisme et de photo de l'Alba. La petite bande vient de publier un cahier de 16 pages au format tabloïd, intitulé Les Hirondelles et distribué hier en supplément du Nahar. Vous y apprendrez par exemple que même au Liban, on pense à l'énergie atomique. Et oui.

jeudi, 03 juin 2010

Dome Seaty Center

dome city center.jpgProtection du patrimoine, travail de mémoire, «plus jamais ça»… Tout le monde n’a que ça à la bouche depuis quelques mois au Liban. Et certains ne se contentent pas de taper dans une baballe devant des caméras… En avril dernier, l’association Umam – qui réalise depuis 15 ans un remarquable travail d’archivage sur la guerre – et sa consœur Feel collective ont organisé deux expositions parallèles, Missing et In a sea of oblivion. Objectif: montrer la guerre, les visages des disparus, réfléchir à cet héritage commun, ne pas oublier, comprendre… Cette double démarche s’est déroulée dans l’un des symboles du centre-ville de Beyrouth: le dôme du City Center, sorte de coquille vide de béton armé, salle de cinéma d’un complexe immobilier futuriste qui n’a jamais été achevé à cause de la guerre.

Cela fait des années que l’avenir de cette carcasse pose problème. Maintes spéculations entourent ce lieu-culte depuis des années. Et aujourd’hui plus que jamais, sa présence ressemble à une anomalie aux yeux de promoteurs à l’appétit aiguisé par cette parcelle en plein cœur de la ville. Le dôme est condamné, tout le monde le sait depuis longtemps. Alors, après l’idée d’une vitrification de l’œuf – l’un des surnoms du dôme –, arrive aujourd’hui celle du déménagement. A l’origine de cet étonnant projet, nous retrouvons Feel Collective. L’idée? Planter le dôme au large de Ramlet el-Baïda et le transformer en espace culturel que les visiteurs pourraient rejoindre en bateau. Une sorte de Moby Dick à la silhouette immobile et énigmatique qui serait là, à nous regarder au loin, comme pour nous dire «n’oubliez pas, justement!». Le projet n’a rien de fantasque et se veut respectueux de l’environnement, utilisant les flux marins pour créer l’énergie dont le lieu aurait besoin. Utopique ou non, le projet a tout ce qu’il faut pour titiller la curiosité, et faire parler de lui. S’il le dôme doit disparaître du panorama du cœur de Beyrouth, le voir à l’horizon serait un beau message.

 
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