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lundi, 26 septembre 2011

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mardi, 20 septembre 2011

Beyrouth sur écoute (à l’imprimerie)

Les dés sont jetés.

liban,livre,beyrouth sur écoute,wiretapping beirut,david hury,amers editionsLe vol. 1 de Beyrouth sur écoute / Wiretapping Beirut est en cours d’impression en ce moment même. Soyons franc, j’ai comme un petit pincement au cœur, une (très) perceptible montée d’anxiété, une bouffée de satisfaction et la trouille au ventre.

10h, je débarque dans l'immense salle de l'imprimerie, du côté de Bchemoun. Je rencontre Abbas, le chef de production, et les gars de son équipe. Je regarde les premières pages sorties avant mon arrivée.

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Il faut vérifier la sortie des couleurs, demander à Abbas de rajouter du noir car les gris sont fades, puis du jaune car certaines images paraissent trop roses... Puis prier pour ne pas avoir laissé trop de fautes dans l’accord des participes passés des verbes pronominaux, espérer que le papier choisi soit doux au toucher... et puis, plus simplement, que le livre plaira.

Cette avant-dernière étape à l’imprimerie – avant la reliure – est l’aboutissement d’un long processus... entamé durant l’été 2010 avec la sélection des photos et l’écriture des textes, puis avec la recherche d’un éditeur (Amers Editions), la traduction des textes vers l’anglais, les essais de mise en page, les longues séances de relecture, de réécriture, de correction, de re-correction, de re-re-correction, de vérification des épreuves chez l’imprimeur... Aujourd’hui, à l’atelier, je regardais les feuilles de papier défiler en me disant «Voilà, c’est presque fait, tu y es», et surtout en me disant que ce projet, même s’il est personnel au départ, s’est transformé en belle aventure humaine. Car un livre, ça ne se fait vraiment pas tout seul dans son coin, croyez-moi. Un (colossal) merci donc à Sara, Ghadi, Youmna, Yasmeen, Amal...

Alors ce livre, me direz-vous, qu’y aura-t-il dedans? C’est assez simple: 41 histoires, 41 photos, mettant en scène la capitale libanaise. Chaque histoire est racontée par un narrateur humain ou non, «devinable» ou non, fictionnel ou réel, la photo liée à l’histoire donnant la clé du texte. Un petit peu dans l’esprit de quelques textes mis en ligne sur ce blog.

L’avant-publication est donc presque derrière moi. Mais une nouvelle page va bientôt s’ouvrir. Il va falloir faire vivre ce livre! Et cela commencera par un premier lancement, ici à Beyrouth, début octobre. Quizz: dois-je préciser où?

dimanche, 11 septembre 2011

La Grande brasserie, vaisseau fantôme

liban,beyrouth,grande brasserie du levantC'était au printemps 2010. Un jour, des étudiants de l'Alba et de l'Université libanaise (Delphine et Kassim si mes souvenirs sont bons, à tout seigneur tout honneur) reviennent d'un reportage et me disent: "Vous ne connaissez pas la Grande brasserie du Levant?" Et bien non, je ne connaissais pas. J'étais pourtant passé devant des dizaines de fois sans y faire attention. Comme pour de nombreux autres endroits atypiques qui me reste encore à découvrir.

Pourtant, la façade se pose là. Immense, imposante. Le bâtiment, avec l'édifice central et les deux ailes, est un labyrinthe de salles, d'escaliers, de couloirs. Tout y est à l'abandon: la paperasse, des caisses de bières poussiéreuses, des machines encore recouvertes de cambouis. Les ténèbres règnent sur les sous-sols et les vastes salles frigorifiques. Certains recoins vous glacent les sangs. Et puis il y a le gardien des lieux, le vieux et chaleureux Boutros. Vous en apprendrez bientôt davantage sur lui.

Quelques jours seulement après que ces deux étudiants m'ont montré leurs photos, j'y suis donc allé. Faire un repérage. Et en me disant que ce serait un crime d'abattre un tel vaisseau abandonné. Le potentiel du lieu est énorme: je comprends que des promoteurs puissent se lécher les babines en regardant cette parcelle de terrain très bien située. Moi, je me dis qu'il y a là la plus belle carcasse de béton de la ville à transformer en espace culturel, d'exposition & Co.

Note pour plus tard: après la gare de Beyrouth, ça ferait un bel endroit pour lancer un bouquin, ça.

vendredi, 02 septembre 2011

Lux gremlina

liban,beyrouth,électricité,lampadaires,bassil,berry,l'orient-le jour,magazine,rania magazine,gremlinsOh, c’est vrai, cela avait un petit côté pittoresque il y a 15 ans. Ces coupures de courant, ces sautes de tension, tous ces appareils électriques qui pétaient les plombs les uns après les autres. «C’est à cause des événements, me disait-on. Ça ne va pas durer.»

Mouais.

Nous sommes donc en 2011. Plus de vingt ans après les «événements». Ce matin, Gaby Nasr allumait encore tout le monde dans son billet de L’Orient-Le Jour, avec en point de mire deux aberrations politico-tribales: Berry et Bassil. Le numéro de Magazine, lui, faisait sa Une sur les «irréconciliables» Joumblatt et Aoun. Et dire qu’il y a encore des gens pour suivre ces esprits éclairés...

Pendant que ces tristes clowns s’évertuent à faire croire qu’ils sont vraiment en charge de la chose publique, je me demande simplement comment fonctionne l’éclairage public de Beyrouth. Il arrive souvent de se retrouver, la nuit tombée, dans des rues qui ressemblent plus à des coupe-gorges qu’à autre chose (ceci dit, je préfère ça à me balader aux Halles à Paris un samedi après-midi). Mais en pleine journée, alors que le dieu soleil nous abreuve de sa pluie de photons, les lampadaires fanfaronnent. Du coup, je m’interroge: comment cela fonctionne-t-il? Les heures d’éclairage sont-elles automatisées? Y a-t-il intervention humaine, avec un employé chargé d’appuyer sur un interrupteur pour allumer ces réverbères? Vraiment, quelqu’un pourrait-il me donner un soupçon de début d’indice?

Alors, devant cette énigme que je n’arrive toujours pas à résoudre, je préfère me replonger dans la lecture de la presse libanaise. Car c’est là finalement qu’il y a toujours (enfin, pas toujours...) quelque chose d’intéressant à trouver.

Tenez, hier, par exemple. J’étais chez Tony, le papetier en bas de chez moi. Je regarde le stand des magazines et trouve le dernier numéro de Rania Magazine. Je ne connais pas le nom du (de la) rédacteur(trice) en chef, ni celui du ou de la DA, mais je voudrais les remercier du fond du cœur pour avoir retrouvé la plus attachante des héroïnes ayant bercé mon enfance: la Gremlins fille.

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Vraiment, un très grand merci.

 
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