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mercredi, 20 décembre 2006

C'est bien le camping au Centre-ville?

Ça faisait longtemps que nous n'avions pas mis de vidéos sur ce blog. En voilà deux, dans des registres totalement différents (pour ceux qui ont une connexion pourrie comme nous, attendez de les charger, elles valent le coup!). Si la première est plutôt rigolote, la seconde l'est beaucoup moins. Jugez plutôt...

 

lundi, 18 décembre 2006

Grand jeu concours

Le passage suivant est extrait d’un ouvrage qui a fait pas mal de bruit l’année dernière. A votre avis, à quelle époque se situent les événements décrits ci-après? Franchement, history repeats itself (again), ça, on le savait. Mais à ce point, ça en devient drôle, même si certains ont changé (plusieurs fois) de camp entre temps…

Le radicalisme dans lequel s’était engagée l’opposition, prise en main par Walid Joumblatt, Saëb Salam et Nabih Berri, compliquait passablement les contacts. Les musulmans avaient rationalisé leurs actions. Ils tentaient de regrouper Beyrouth-Ouest et le Nord-Liban, tant chrétien, dirigé par Sleimane Frangié, que sunnite avec pour leader Rachid Karamé. Ces derniers avaient annoncé leur refus de reconnaître le nouveau régime, et appelé au boycott de l’Etat et de l’Exécutif. Même Radio Damas dénonça «le président imposé par les baïonnettes ennemies, à l’ombre de l’occupation et sous sa protection».Des contacts discrets furent entrepris par certains ministres chrétiens comme Michel el-Murr et Michel Eddé. Ils s’efforcèrent, dans un premier temps, d’apaiser les esprits. Les Etats-Unis pesèrent de tout leur poids en faveur du [président] élu démocratiquement. (…) Washington annonça dans la foulée une aide civile et militaire au Liban, précisant même que la seconde pourrait être constituée de conseillers militaires envoyés au Liban pour y entraîner l’armée. Les Etats-Unis demandèrent discrètement à l’Arabie saoudite d’intervenir également.

medium_joumbalttberri.jpgPour vous aider, voici une image datant de cette époque (il avait une drôle de tête, le fils Joumblatt, quand même!). Ça devrait être plus facile comme ça...

Les heureux gagnants auront toute notre admiration! Et ceux qui retrouveront le titre et l’auteur du livre seront encore plus forts…

mardi, 12 décembre 2006

«Vous êtes laïcs, pourquoi ne soutenez-vous pas Aoun?»

Tout d’abord, je vous invite à lire les 5 remarques du commentaire de FrenchEagle sur le post de Nathalie, «Le Hezb, Aoun et le pouvoir». Il a le mérite d'offrir un éclairage différent, mais qui appelle selon moi quelques corrections. S’il est très probable que le Proche-Orient est en train de vivre de grands bouleversements dont la finalité nous échappe encore, s’il est important d’essayer de voir plus loin que le bout de son nez et de raisonner avec des arguments portés vers le futur, il ne faut tout de même pas oblitérer le passé et les composantes de la société libanaise.

medium_croix.2.jpgJ’explique maintenant le titre de ce post: l’année passée, je discutais le soir de mon anniversaire, tranquillement sur notre terrasse, avec un ami aouniste (et fier de l’être). Il me disait: «Toi, tu es pour la laïcité, tu soutiens les associations qui militent pour le mariage civil. Or le général Aoun est le seul homme politique au Liban qui affiche son désir de rendre le Liban laïc. C’est dans ses propositions!» C’était tout à fait vrai. Mais sans être pessimiste, c’est simplement impossible à appliquer au système libanais. Il faudrait même une véritable apocalypse pour que ça se produise. Simplement parce que les clergés, chrétiens et musulmans, ne pourraient pas supporter cette idée, leurs finances étant totalement dépendantes de cette suprématie religieuse sur le domaine public. Au Liban, les sacrements (mariage surtout) sont de grosses usines à fric pour eux, et si l’Etat prenait ce domaine en main, les clergés courraient à la faillite. Un scénario totalement inenvisageable pour ces entreprises très prospères. Bref, la laïcité est un vœu pieux. Ça, c’est une donnée de la réalité passée et présente à prendre en compte.

Avant-hier, on essayait de se remémorer le moment où tout a basculé au Liban ces deux dernières années. Résultat: c’est le retournement de Rafic Hariri contre les Syriens, à cause de la prorogation du mandat du président de la République Emile Lahoud (qui laissera vraiment une triste empreinte dans l’Histoire du pays) par Damas. Hariri (qui je ne portais pas vraiment dans mon cœur) supportait une «cohabitation» avec Lahoud. Chaque conseil des ministres, chaque réforme (privatisations, dossier du cellulaire…) étaient bloqués par Mimile 1er. Hariri n’en pouvait plus et s’était opposé à la reconduction de son président. Il a perdu son pari face aux Syriens. Et ça a été la boule de neige que l’on connaît.

Toujours sur notre terrasse, il y a quelques mois, nous discutions avec un ami appartenant aux Forces libanaises, ex-combattant durant la guerre, et très proche du patriarche Nasrallah Sfeir. Lui avait un discours radical. En résumé, le Liban, ce sont les chrétiens de la montagne. Il parlait de l'avenir de son pays, et s'arrêtait systématiquement sur une donnée: le poids démographique des chiites dans 10 ou 20 ans. Il voyait sa communauté (les maronites) disparaître sous forme de minorité comme les coptes d'Egypte. Quand on prend les estimations et les projections démographiques, son "angoisse" se justifie. Que deviendra la pacte national dans ce cas? Que deviendront les équilibres politiques d'aujourd'hui?

Je n'ai pas la réponse. Moi, j'ai juste envie que le Liban ne se retrouve pas encore une fois victime d'enjeux qui le dépassent dans la région et de la versatilité de la politique américaine. Et tout me laisse croire que le régime syrien, "agonisant" selon certains, est en phase de grandes manœuvres à l'heure où le juge Brammertz remet son rapport d'étape à Kofi Annan (aujourd'hui même d'ailleurs...).

Suite au prochain épisode.

Demain, je vais me faire un petit reportage, genre immersion complète dans le camp des aounistes sous le ring. On verra ce que ça donne.

mercredi, 06 décembre 2006

Nathalie et David, laïcs

medium_plaque.jpgmedium_classified.jpgmedium_medecin.jpgL'association Amam a lancé en novembre une campagne d'intérêt public visant à sensibiliser aux dangers du sectarisme. Le principe est simple: pousser jusqu'à l'absurde le ridicule du confessionnalisme, en l'appliquant aux moindres détails de la vie quotidienne. Beaucoup se sont mobilisés pour soutenir cette campagne: agence de pub qui a travaillé gratuitement (bravo Omar), réseau d'affichage qui a offert 300 panneaux (bravo Pikasso), sociétés de production qui travaillent actuellement sur deux films autour du même thème (bravo Ghada) et évidemment Amam qui a rassemblé des fonds, mobilisé les gens... Comme quoi, au Liban, il y a aussi des gens qui réfléchissent à faire avancer les choses autrement qu'en hurlant.

mardi, 05 décembre 2006

Le Liban sous haute tension

medium_cercueilAmal.jpgAujourd'hui, Beyrouth, dans son cœur et dans sa banlieue, a vécu au rythme des chants funèbres et des slogans politiques. La communauté chiite, Amal en tête, a organisé des funérailles géantes pour le jeune Ahmad, tué dimanche dans des conditions encore tout à fait troubles. Mais une chose est sûre: la tension monte très dangereusement entre sunnites et chiites (sans parler des factions chrétiennes qui se regardent en chiens de faïence).

Hier soir, je demandais simplement à Nat si les gens, le 13 avril 1975, avaient réalisé, sur le moment, qu'ils étaient en train de vivre un jour qui allait rester dans les livres d'Histoire. Probablement que non, car il fallait bien trouver une date précise pour le début de cette guerre, comme ce fut le cas avec l'assassinat de l'archiduc pour la Première guerre mondiale. Ce dimanche 3 décembre 2006, jour de la mort d'Ahmad, fera-t-il date dans l'Histoire macabre de ce beau pays?

vendredi, 11 août 2006

A propos de la Bible

Pour tous ceux qui prennent la Bible au pied de la lettre...

Prophétie de Habaquq (2.17)

"Car les violences contre le Liban retomberont sur toi,
Et les ravages des bêtes t'effraieront,
Parce que tu as répandu le sang des hommes,
Et commis des violences dans le pays,
Contre la ville et tous ses habitants."

:o) 

dimanche, 06 août 2006

L'Histoire revisitée

En créant ce blog, nous savions que nous nous exposions à toute sorte de commentaires, y compris les plus incongrus venant de personnes se cachant derrière des pseudos. Nous n'avons ni le temps ni l'envie de répondre à chacun de ceux qui se montrent agressifs et/ou dédaigneux, mais David a tenu à réagir à l'un d'entre eux. La Bible comme source de légitimation, ça ne pouvait pas le laisser indifférent.

J'aime beaucoup l'Histoire, celle des religions et celle des peuples. Prendre un texte sacré comme livre d'Histoire et comme titre de propriété sur des terres, posant des vérités irréfutables, va totalement à l'encontre de la démarche d'un historien et/ou d'un journaliste. Partant du postulat que la Terre promise appartient aux descendants de Moïse, on peut aller très loin dans ce raisonnement. Je propose donc:
- renvoyons chez eux tous les blancs, les noirs et les hispaniques des Etats-Unis et redonnons leurs terres aux tribus indiennes;
- faisons la même chose en Amérique du Sud, dégageons les descendants des conquistadors;
- virons les blancs d'Afrique du Sud;
- degageons tous les descendants d'Italiens, d'Espagnols, de Portuguais, de Polonais de France, etc, etc...

Ayant perçu par mes propres sens les multiples dimensions d'une ville comme Jérusalem, je me demande si les fils de Moïse, de Jésus et de Mohammad ne devraient pas simplement se rappeler qu'ils sont tous les fils d'Abraham, tous des sémites. Des cousins, en d'autres termes. Jérusalem devrait être une ville de paix, appartenant aux trois religions du Livre, à part égale. Quant au Liban, il est mentionné à plusieurs reprises dans la Bible, pas en tant que lieu appartenant aux Hébreux.

Il n'existe que trois pays au monde définis politiquement sur des critères religieux: le Vatican, l'Iran et Israël. L'un n'a pas d'armée (je ne considère pas les gardes suisses comme un commando d'élite), un autre est pointé du doigt à juste de titre, et un troisième se pose en victime permanente de ses voisins, tout en disposant d'un arsenal plus développé que celui de tous les pays arabes réunis. Cherchez l'erreur...

Pendant des siècles, et ce jusqu'à cette année fatidique de 1948, les Arabes (chrétiens et musulmans) et les Juifs ont cohabité en paix dans cette région. Il y a 60 ans seulement, le grand-père beyrouthin de ma femme se rendait une fois par semaine en voiture à Jérusalem pour y faire des affaires. Et tout se passait très bien. Signalons aussi que pendant qu'avait lieu la Shoah en Europe, les juifs du Proche-Orient n'ont jamais été agressés par les Arabes. Mais si la Bible doit devenir une référence, on peut donc s'attendre à ce que la mer Rouge s'ouvre bientôt et que le Hezbollah soit noyé sous une nuée de sauterelles. C'est beau l'Histoire...

 
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