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vendredi, 02 septembre 2011

Lux gremlina

liban,beyrouth,électricité,lampadaires,bassil,berry,l'orient-le jour,magazine,rania magazine,gremlinsOh, c’est vrai, cela avait un petit côté pittoresque il y a 15 ans. Ces coupures de courant, ces sautes de tension, tous ces appareils électriques qui pétaient les plombs les uns après les autres. «C’est à cause des événements, me disait-on. Ça ne va pas durer.»

Mouais.

Nous sommes donc en 2011. Plus de vingt ans après les «événements». Ce matin, Gaby Nasr allumait encore tout le monde dans son billet de L’Orient-Le Jour, avec en point de mire deux aberrations politico-tribales: Berry et Bassil. Le numéro de Magazine, lui, faisait sa Une sur les «irréconciliables» Joumblatt et Aoun. Et dire qu’il y a encore des gens pour suivre ces esprits éclairés...

Pendant que ces tristes clowns s’évertuent à faire croire qu’ils sont vraiment en charge de la chose publique, je me demande simplement comment fonctionne l’éclairage public de Beyrouth. Il arrive souvent de se retrouver, la nuit tombée, dans des rues qui ressemblent plus à des coupe-gorges qu’à autre chose (ceci dit, je préfère ça à me balader aux Halles à Paris un samedi après-midi). Mais en pleine journée, alors que le dieu soleil nous abreuve de sa pluie de photons, les lampadaires fanfaronnent. Du coup, je m’interroge: comment cela fonctionne-t-il? Les heures d’éclairage sont-elles automatisées? Y a-t-il intervention humaine, avec un employé chargé d’appuyer sur un interrupteur pour allumer ces réverbères? Vraiment, quelqu’un pourrait-il me donner un soupçon de début d’indice?

Alors, devant cette énigme que je n’arrive toujours pas à résoudre, je préfère me replonger dans la lecture de la presse libanaise. Car c’est là finalement qu’il y a toujours (enfin, pas toujours...) quelque chose d’intéressant à trouver.

Tenez, hier, par exemple. J’étais chez Tony, le papetier en bas de chez moi. Je regarde le stand des magazines et trouve le dernier numéro de Rania Magazine. Je ne connais pas le nom du (de la) rédacteur(trice) en chef, ni celui du ou de la DA, mais je voudrais les remercier du fond du cœur pour avoir retrouvé la plus attachante des héroïnes ayant bercé mon enfance: la Gremlins fille.

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Vraiment, un très grand merci.

lundi, 12 avril 2010

[Breaking news] Des monstres à Beyrouth!

Et si...

Ces clips faisaient partie du teasing promotionnel du Festival du film d'animation de Beyrouth de novembre dernier.

dimanche, 07 mars 2010

Hoppa !

Comme chaque année depuis 4 ans, j’assiste début février aux Mena Cristal Awards, les Oscars libanais de la pub au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. La plupart des participants, arrivant de l’ensemble des pays de la région, débarquent en général à Faraya pour skier pendant les quatre jours du festival, et pour tenter de repartir avec un maximum de récompenses si possible. Moi, j’y vais pour couvrir l’événement et y représenter ma boîte, mais aussi parce que les débats y sont – de façon variable – intéressants et que l’on y découvre des pubs improbables.
Chaque année, les agences basées au Liban et à Dubaï raflent la mise mais cette dernière édition a crée la surprise.
C’est en effet une série de pubs égyptiennes pour la chaîne cinéma Melody Aflam qui a remporté le grand prix, sous les bravos de toute l’assistance, ce qui mérite d’être souligné dans une industrie où tout le monde déteste tout le monde ou presque.

Cette victoire m’a paru d’autant plus touchante – et c’est pour ça que je vous en parle – que ces films sont non seulement rigolos pour les arabophones (et bien sûr les Egyptiens en premier lieu) et les non-arabophones, mais qu’ils démontrent un sens de l’autodérision assez rare dans la région, puisant dans la culture locale avec recul et tendresse. En gros, le cinéma populaire égyptien est peut-être à la ramasse aux yeux des Occidentaux, avec ses producteurs qui s’extasient pour quelques milliers de VHS vendues et ses scénarii pourris, mais qu’est-ce qu’ils l’aiment quand même. Les deux acteurs principaux sont d’ailleurs devenus de véritables stars en Egypte et plus personne ne dira «Oustaz» de la même manière. Voici pourquoi:

 

ou encore:

 

Mais mon préféré reste celui-ci:

 

Sinon, une pub libanaise s’est particulièrement distinguée, l’excellente «Stop the suffering» de Leo Burnett, ou comment vendre un shampoing sans montrer une bonne femme en train de brosser sensuellement sa chevelure scintillante sous un éclairage qu’aucune d’entre nous (nous, les femmes appartenant au commun des mortels) ne peut s’offrir à la maison. Découvrez plutôt:

 

Allez, on s’en remet une petit dernière, juste pour le plaisir. La préférée de Oustaz David:

dimanche, 22 mars 2009

The descent

Soyons clair, il s’agit d’un véritable scoop, de ceux qui feront la une du 20h, des quotidiens des quatre coins du monde demain matin et des magazines scientifiques les plus sérieux.

Nous venons de faire une découverte historique lors d’une excursion vers le gouffre de Balaa, dans la région de Tannourine. Un très joli coin pour un pique-nique d’ailleurs. Ça donne ça.

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Nous étions seuls, et l’écho de nos voix a provoqué un éboulement sur le côté gauche de la grotte béante. Après trente secondes d’un vacarme assourdissant, nous avons découvert un nouveau puits naturel en forme de spirale. Incroyable.

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Intrigués, nous sommes descendus en nous agrippant à la paroi glissante. Vingt minutes plus tard, nous nous sommes retrouvés dans l’obscurité la plus complète. A la lueur de nos torches, nous avons continué et avons mis à jour une vaste cathédrale minérale dans laquelle aucun être humain n’avait probablement pas pénétré depuis plusieurs millénaires (ce qui tendrait à prouver que les Phéniciens peuvent aller se rhabiller côté ancienneté).

Armés de notre seule curiosité, nous nous sommes aventurés dans les entrailles de la terre pour tomber sur une ville souterraine. Les murs sculptés, couverts de runes magiques, semblaient figés comme un décor de théâtre abandonné. Après de courtes recherches, nous avons trouvé une salle ressemblant à une crypte. Désolé, la photo au flash n'est pas très bonne. Et je ne comprends pas d'où viennent ces taches bizarres...

crypte baala.jpg

Nous y avons découvert un pupitre sur lequel étaient disposés deux grimoires. Au sol, un coffre de bois couvert de cuir résista un peu avant de révéler son contenu: une carte étonnamment bien conservée.

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Nous ne pouvons garder ce secret pour nous, le monde entier doit savoir. Pour vous rendre compte de l’importance de cette découverte, nous vous invitons à lire ces quelques fragments du grimoire. Et pour tout comprendre, jetez un coup d’œil la carte en parallèle.

Tout n'est pas toujours bien lisible mais vous verrez, c’est saisissant.

jeudi, 17 avril 2008

Autruches

763b96b094334925afc4f9e961515edb.jpgIl y a deux jours, l’une des DJ œuvrant dans la même radio que moi répondait à un appel téléphonique pour le moins incongru: le ministère de l’Information au bout du fil, non pour demander une spéciale dédicace sur une chanson de Mike Brant même s’il appelait sur le même numéro que les auditeurs, voulait savoir qui était le directeur des programmes. Y sont pas bien informés, pour un ministère de l’Information, d’autant que le personnage concerné occupe ce poste depuis une bonne dizaine d’année. Bref, là n’est pas la question.

En fait, le ministère de l’Information n’était pas content car on y avait entendu dire qu’une chanson de Yaël Naïm – artiste israélienne qui s’est récemment fait une réputation internationale pour ceux qui ne connaîtraient pas – passait sur les ondes. Bon, ils étaient pas trop sûrs, en même temps, au ministère de l’Information. C’était peut-être chez nous (peu probable vu notre programmation pourrie) ou chez notre radio-sœur, ou encore une autre. Et puis, quand? Quelle chanson? Et à qui faut-il parler déjà? C’est pas bien grave, ce ne sont que des détails. L’essentiel, c’est de nous informer que Yaël Naïm ne doit pas être entendue au Liban. Notre pauvre DJ, bien embêtée, a bafouillé une réponse quelconque et l’affaire en est resté là.

On croit rêver. Et pourtant, ça se passe comme ça dans notre belle démocratie libanaise. Une liste noire tout ce qu’il y a de plus officiel, même si elle commence à dater un peu (et c’est un euphémisme) se rappelle de temps en temps à notre bon souvenir; elle comprend des noms comme Harry Belafonte (bon, c’est pas trop grave), Louis de Funès (si, si, il y a même eu une razzia au Virgin un beau jour, pour rafler tous les Rabbi Jacob. D’ailleurs, il est listé à la fois sous le D, pour de Funès, et sous le F pour Funès, comme ça on ne peut pas le rater), Juliette Greco (et Marie-Juliette Greco aussi), Jerry Lewis, Enrico Macias (pourtant, Dieu sait qu’on l’entend celui-là), Paul Newman (d’où le retard de projection de ses films, le temps que les affiches soient retouchées afin que son nom n’y apparaisse plus), Frank Sinatra, etc., sans compter ceux qui sont interdits parce qu’ils sont «de mauvaise moralité» ou d’influence néfaste pour la jeunesse (Nine Inch Nails forever).

Tout cela pourrait faire sourire, passer pour une sorte d’aberration anachronique… si ce n’est que, comme l’affaire Yaël Naïm le montre, la culture, la liberté de penser se mesurent de plus en plus à des aunes pour le moins variables. Et la balance penche de plus en plus dans un sens unique qui n’est pas fait pour nous plaire. Parce qu’au-delà de tout ça, c’est la liberté tout court qui est en jeu au Liban. Un pays où, désormais:

  • Un film comme Persépolis a frôlé l’interdiction pure et simple pour ne pas froisser le Hezb et ses parrains.
  • Il faut obtenir du Hezbollah une carte de presse pour pouvoir prendre des photos et réaliser des interviews dans le sit-in du centre-ville, un espace pourtant public mais qu’il faut contourner depuis 18 mois lorsqu’on est en voiture et où il faut montrer patte blanche même s’il n’abrite plus grand monde à part des ouvriers syriens bien contents d’y trouver le gîte et le couvert.
  • Un groupe de noctambules se fait agresser (à coups de poignards paraît-il) à la sortie d’un bar rue Monot le week-end dernier parce qu’ils n’ont pas voulu trinquer à la santé de Hassan Nasrallah.
  • Les forces de sécurité sont obligées de livrer deux individus arrêtés près de Aley dans le Chouf, encerclés qu’ils étaient par des partisans du parti de Dieu.

Et j’en passe et des meilleures, ces exemples n’étant que quelques uns des plus récents…
Aujourd’hui, nous vivons dans un pays où une milice peut imposer sa loi – et elle le fait de plus en plus, ne nous voilons pas la face – au mépris de la loi et du droit le plus élémentaire. En fait, ce n’est pas seulement sa loi, c’est aussi son idéologie et ses principes réactionnaires. Je ne stigmatise aucunement une communauté, loin de là, et je ne souhaite pas entrer dans le débat de la légitimité du Hezbollah vis-à-vis de la politique israélienne.

Pour tout dire, je m’en fous en ce moment, de la politique israélienne, de la résistance et du reste. Je me pose – et vous pose – une question bien plus personnelle, et à mon sens, cruciale: vers quel Liban nous orientons-nous, sous couvert d’enjeux régionaux ou par simple peur des armes du Hezb? Et par extension, pouvons-nous faire quelque chose pour inverser la tendance et défendre nos libertés? Il ne s’agit pas de défendre une culture occidentale ou à l’Américaine, mais de préserver notre droit, notre capacité à avoir le choix.

Parce qu’en fin de compte, une dernière question se posera inéluctablement: le Liban qu’on nous prépare ne sera pas nécessairement celui dans lequel nous aurons envie de vivre et de voir grandir nos enfants. N’aurons-nous d’autre alternative que de le quitter ou de nous plier à des principes d’un autre temps?

lundi, 24 mars 2008

Sylvester, Mel, Hassan et Imad sont dans un bateau…

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Alors qu’en cette fin d’après-midi un soleil radieux baigne Beyrouth d’une lumière dorée, des pétarades se font à nouveaux entendre dans le silence tranquille de ce lundi férié, après la fiesta de la veille en l’honneur du nabab bourru (qui a d’ailleurs menacé de ne plus apparaître à la télé si ses partisans persistaient à fêter chacune de ses apparitions sur les ondes comme la venue d’un messie armé de deux gros flingues). Les cloches couvrent par intermittence le vacarme des pétoires, dans une sorte de surenchère inconsciente mais totalement schizophrénique.

Cette année, le lundi de Pâques a coïncidé avec le 40e de l’assassinat de l’homme «aux deux victoires», puisque c’est ainsi qu’est désormais labellisé Imad Moughnieh; deux victoires, l’une lors du retrait israélien du Sud-Liban en 2000 et l’autre pour la guerre de juillet 2006. Chacun voit midi à sa porte, mais cela reste amusant de constater qu’aujourd’hui, le Hezbollah célèbre les exploits d’un homme dont il affirmait autrefois qu’il ne faisait pas partie de ses rangs. Bref.

Gros rallye populaire organisé à Rouaiss, dans la banlieue sud, par le parti de Dieu en l’honneur de son dernier martyr en date, avec à la clé retransmission en direct des festivités sur la chaîne Al-Manar. Pour l’instant, les autres stations télé poursuivent leurs programmes dans une totale indifférence, feuilleton à l’eau de rose chez l’un, télé-achat sur l’autre, émission sportive pour le troisième… Pour la peine, Al-Manar mérite d’être regardée ne serait-ce que pour l’intérêt anthropologique de la chose. Une voix de femme déclame avec une emphase presque religieuse des vers en l’honneur du bonhomme, dont les images défilent comme dans un montage PowerPoint; un cercueil qui part en contre-plongée vers des cieux divins, une main tendue vers les nuages dans un geste littéralement christique, la bonne bouille débonnaire de notre Moughnieh binational (au moins) apparaissant dans le cœur d’une rose rouge en train d’éclore, pour être remplacé par une blanche colombe. Je crois bien que c’est cette dernière image fort poétique qui me fait le plus halluciner car s’il est bien un homme que l’on peut difficilement associer à la colombe de la paix, c’est celui-là. Mais la poésie (ou la propagande) a ses raisons que décidément, la raison ne connaît pas… Entre deux plans mélodramatiques à l’extrême, sur fond d’air de cornemuse à la Braveheart (on s’attend à ce que d’un instant à l’autre, Moughnieh se relève de sa tombe – c’est le lundi de Pâques après tout – en criant un ultime «Freedoooooooooom»!), des inserts montrant les hommes en arme du Hezb exhibent la mobilisation des troupes et la puissance militaire, dissuasive sans doute, du parti. Au fait, je vais peut-être avoir l’air naïve, mais avez-vous déjà remarqué que le logo d’Al-Manar pourrait tout à fait représenter deux flingues entrecroisés? Je ne sais pas si c’est mon état d’esprit d’aujourd’hui qui m’a poussée à brusquement le voir ainsi, surtout surimposé sur cette fameuse colombe, mais là, cela m’a sauté aux yeux.

A Rouaiss, la vie a plutôt continué comme si de rien n’était: magasins ouverts, habitants faisant leurs courses… L’ambiance n’était guère à la commémoration, dont les résidents sont sans doute gavés, eux qui sont de plus en plus nombreux – comme les habitants du Sud – à renouveler leur passeport et à prendre des options de location dans les régions considérées comme plus «sûres», au cas où… Quelques femmes sont présentes, portant de nouveaux foulards avec sur une face le drapeau du Hezbollah, sur l’autre le portrait de Moughnieh au pochoir. La masse assemblée ici est formée essentiellement de jeunes hommes, souvent sur leurs scooters déglingués, certains portant les armes qu’ils actionnent allègrement sans se soucier des lois de la pesanteur, à savoir que tout projectile finit par retomber quelque part… Chaque mention d’un dirigeant israélien provoque des huées, chaque harangue un peu plus vigoureuse que les autres déclenche une nouvelle salve de tirs… de joie? de colère? d’excitation? de n’importe quoi? L’un des jeunes fêtards vide son chargeur alors qu’il se tient debout devant un bâtiment portant l’enseigne «Collège de la finesse», sans doute une piètre contrefaçon du «Collège de la sagesse»… Toujours est-il que l’association des deux, jeune excité flingue à la main et enseignement de la finesse, prête à sourire. Pas autant cependant que la nouvelle décoration locale, une pléthore de posters représentant l’héroïque Moughnieh, dont l’un particulièrement imposant figure dans l’alignement d’une affiche de film. Lequel? Je vous le donne en mille: Rambo IV. Ça ne s’invente pas.

Beaucoup redoutaient qu’à l’occasion de ce 40e, le Hezbollah mette en pratique ses menaces de vengeance à l’encontre d’Israël. Bon, la journée n’est pas terminée mais pour l’heure, la manifestation n’a pas pris l’envergure à laquelle on pouvait s’attendre. Dans un discours relativement court (une heure «seulement») et particulièrement mesuré (par rapport à d’autres propos qu’il a pu tenir) sur le plan local, Nasrallah a rendu hommage à Jésus et Mohammad, ce qui va en rassurer certains. Evidemment, sur le plan international, c’est autre chose: Hassan a émis ses critiques virulentes comme à l’accoutumée à l’égard «des groupes américano-sionistes» qui provoqueraient, selon lui, des troubles entre l’Europe et les musulmans (on peut pourtant être l’un et l’autre, que je sache) et il a surtout renouvelé ses menaces à l’égard de notre voisin du Sud. Que ses partisans se rassurent, une nouvelle guerre au Liban coûterait cher à Israël car 85% (????) des Libanais soutiendraient le parti de Dieu en cas de conflit. Et surtout, Hassouna l’affirme haut et fort, Israël sera «puni» et disparaîtra suffisamment vite pour que le public assemblé pour l’entendre (le voir, c’est une autre paire de manches) puissent assister à cet événement historique. Autrement dit, notre génération en sera témoin. Super. C’est beau la rhétorique. Et la génération suivante, celle de nos enfants, elle récoltera quoi?

Car le problème, c’est que pour Nasrallah, les Israéliens ne supporteraient pas de devoir retourner dans les abris; il a l’air de croire que les Libanais, eux, n’y verraient pas d’inconvénients, ce dont je ne suis guère convaincue. Et surtout, Hassouna semble oublier que si Israël «peut disparaître», le Liban le peut aussi. Et s’il y a bien une course que les Libanais sont capables de gagner, c’est malheureusement celle-là.

vendredi, 29 février 2008

Alien vs Predator, requiem à Beyrouth

Je viens de voir un sommet de la bouffonnerie cinématographique, mais qui, au 17e niveau de lecture, prend un sens tout particulier: il retrace les dernières années au Liban.
Ce film, c’est Alien vs Predator Requiem (qui enterre pour de bon ces deux belles franchises, mais mon Dieu, qu’ont-ils fait d’Alien!!!).

46b5feab99a22633d2354ba76f625580.jpgDans AVPR (le nom de code marketing du «film»), deux forces du mal [différents éléments de l’Orient et de l’Occident, selon les époques] s’affrontent dans une bourgade paumée dont personne n’a rien à faire [le Liban], aux Etats-Unis (forcément, quand un ovni s’écrase sur Terre, c’est chez eux). Bref, la population de ladite bourgade [les Libanais] subit l’affrontement des «forces du mal», tout en se crêpant le chignon, soit pour une blondasse allumeuse [les caisses de l’Etat], soit pour comprendre pourquoi il n’y a plus de courant en ville [tout pareil]. Et cette population prend les armes [tout pareil] et finit par se diviser entre ceux qui vont squatter le centre-ville [tout pareil, je n’invente rien!] et ceux qui espèrent trouver refuge à l’hôpital [le 14 Mars à Ryad, Washington, etc.]. Alors que le bon peuple se fait trucider allègrement [tout pareil], les deux méchants font semblant de s’en mettre plein la tronche directement [Israël et la Syrie, l’Iran et les Etats-Unis, etc.], tout en cassant tout autour d’eux [le Liban]. Au bout d’un combat auquel le spectateur ne comprend rien tant la mise en scène est foireuse [comme les Libanais devant leur téléviseur chaque soir à l’heure du JT], le gentil-méchant Predator transperce le crâne du méchant-méchant Predalien (croisement improbable des deux méchants), tout en se faisant lui-même empaler le dos par la fourbe queue dudit Alien à dreadlocks (warf warf warf – cf. la photo ci-dessus). Du coup, ce combat des sous-chefs ne se termine pas par la fameuse formule «ni vainqueur ni vaincu», mais par «vaincu et vaincu» [comme au Liban]. Pendant que les deux gars en costume de latex poussent leur dernier soupir, tout s’écroule autour d’eux: les personnages du film fuient leur bourgade [comme les Libanais qui trouvent refuge à l’étranger].

La seule question restant en suspend tient à la scène finale du film (attention spoiler, mais comme personne ne doit dépenser ses euros, ses dollars ou ses zlotis pour ça, c’est pas grave!): des chasseurs-bombardiers de l'US Air Force lourdent un gros suppositoire à l’uranium enrichi. La bourgade américaine est pulvérisée par un champignon atomique.
Bon, on va espérer que la comparaison entre AVPR et le Liban s’arrête à la fin du paragraphe précédent. Mais l'arrivée, bien réelle cette fois, de l'USS Cole dans la région, fait planer l'ombre d'une inquiétude supplémentaire [le navire de guerre – qui avait fait l'objet d'un zodiac-suicide dans le Golfe d'Aden en 2000 – remplacera-t-il le bombardier?].

mardi, 27 novembre 2007

Week-ends chargés en perspective

Bon, le palais présidentiel est vide mais la Terre tourne. Comme il n'y a pas que la politique au Liban, parlons un peu culture et lifestyle. Plusieurs petits événements se préparent, on va donc les prendre dans l’ordre chronologique…

93fcd27efe8462075642a3f8570ebc63.jpgCommençons par vendredi soir (le 30). Pour les amateurs de dancefloor, le Forum de Beyrouth à la Quarantaine accueillera le DJ David Vendetta (le nom qui tue!). Un petit conseil: renseignez-vous avant d'y aller, il y a toujours un risque d'annulation de dernière minute...

 

 

 

 


cc86b6a19eaf429ea7f60be99c62274c.jpgLe lendemain matin, après une petite manouché zaatar, vous pourrez passer par un vide grenier trendy, bizarrement intitulé «Le garage sale» (pour les francophones, le jeu de mots en anglais est un peu douteux, mais bon…). Ça se passe donc au Art Lounge (à la Quarantaine lui aussi), samedi et dimanche prochains, et vous pourrez y faire plein de bonnes petites affaires. C’est du moins ce qu’en disent les organisateurs(trices).

 

  

b1bfe4acd4ff4a0f2a8663cbd1a351af.jpgEnsuite, dimanche soir, après avoir sué au Forum et fait vos emplettes, vous pourrez passer un bon moment au Music Hall, avec la reprise des Cabarets du monde. Invitée du soir: l’Algérienne Biyouna (inconnue au bataillon en ce qui me concerne). Je vous copie ici le descriptif officiel: «Reine d'Alger et princesse de Paris, Biyouna transcende les styles. Sa voix brûlante et typée se plaque sur des grooves magiques qui doivent autant à Bob Azzam et Maurice El Medioni qu'à Marianne Faithfull et Jah Wobble. Une musique intercontinentale et interlope où cohabitent rock kitsch, blues baroque, swing arabe, funk reptilien et pop voluptueuse: une collection de magnifiques chansons populaires modernes, tout simplement.» Avis aux curieux, donc.

 

 



5b274a5f4a478a7ff6161386c7d28080.jpgAprès ça, vous avez une semaine pour souffler. Les batteries rechargées, vous irez sans doute voir l’expo consacrée aux 40 ans de présence du Comité international de la Croix-Rouge au Liban. Le bureau beyrouthin du CICR proposera donc une exposition de photos du 7 au 20 décembre, au Glass Hall, rue de la Banque du Liban à Hamra.

 

 




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Dimanche 9 décembre, équipez-vous de bonnes chaussures pour participer à la marche pour le climat (le «climate walkaton»), organisée à Aïn el-Mraisseh par IndyAct. Cette manifestation – qui aura lieu dans 70 pays simultanément – fera écho aux banderoles rouges et bleues que l'on a pu voir fleurir ces deux dernières semaines, avec la mention alarmiste: «sea water level». En effet, à cause du réchauffement climatique, les Beyrouthins se retrouveraient à terme les pieds dans l'eau...

 

d09fd6fa42941d614a1fb9e0a8bf0c49.jpgAttention, le week-end ne sera pas fini pour autant: le festival Liban Jazz, qui va fêter ses 5 ans (happy birthday Karim!) accueillera le quartet de Laurent Mignard (ça, c’est du lourd). Ça se passera le soir-même, toujours le 9 décembre, dans les murs du Music Hall à Starco.

Comme quoi, président ou pas, la vie continue! Tout le monde s'excite sur la conférence d'Annapolis, et sur le très probable report du scrutin de vendredi prochain (ô surprise).
En attendant, sur Facebook, il y en a qui ont de l'humour, comme en témoigne une pétition qui circule pour envoyer ce bon général Aoun à Deir es-Salib...

 

PS: Caramel, le film de Nadine Labaki, vient de remporter le prix Fipresci du meilleur film du festival de Stockholm. Comment clame-t-on «cocorico» en libanais?

vendredi, 23 novembre 2007

Considérations diverses à H-13

L’opposition veut boycotter, le 14 Mars veut envoyer ses députés coûte que coûte. Sur la place de l’Etoile où se situe le Parlement, il y a déjà une foule de journalistes, attendant ces parlementaires qui devraient pointer le bout de leur nez vers 13 heures. La pression grimpe, chacun fait monter les enchères. Réponse dans quelques heures pour savoir qui aura les plus gros biceps.

[...]

Emile Lahoud est en train de faire ses adieux au personnel du palais de Baabda. Bon débarras. Encore que... Comme me le disait Nat hier, on ne sait pas encore quelle trace ce personnage laissera dans l'Histoire, puisque celle-ci est en général écrite par les vainqueurs...

[...]

Ce matin, le soleil est revenu à Beyrouth. Et selon la météo, cette embellie devrait durer toute la semaine prochaine. En gros, tout le monde a laissé passer l’orage ces derniers jours (au sens propre comme au sens figuré), en attendant le ciel bleu. Si jamais la situation dérape à partir de demain avec quelques belles émeutes comme celles du janvier dernier, au moins, ce sera plus photogénique d’avoir des colonnes de fumées noires sur fond bleu plutôt que sur fond gris.
Pendant ce temps, dans cet horizon (presque) dégagé, des petits bateaux continuent leur train-train quotidien. Nos amis allemands veillent au grain au large.
ciel_bleu.jpg

[...]

Maurice Béjart vient de mourir. Est-ce que quelqu’un se souvient du petit scandale au festival de Baalbeck à cause de l’un de ses spectacles?

[...]

5765399fd108754f818655a6c3a181ea.jpgSur la page d’accueil de L’Orient, hier, un avertissement a attiré mon attention. En raison du 22 novembre, un jour chômé également par la presse, il n’y aurait pas de journal ce matin, la prochaine édition du quotidien serait donc datée du samedi 24 novembre. Je trouve ça hallucinant que, vu les circonstances, un quotidien (quel qu'il soit) respecte ce genre de dispositions syndicales. Ce matin donc, sur le site web du seul quotidien francophone du Liban, il n’y avait pas de «nouvelles neuves». L’équipe rédactionnelle aurait pu garder une veille, afin d’alimenter le site qui est énormément consulté par les Libanais de l’étranger. Faut pas s’étonner si les citoyens cherchant à s’informer vont voir ailleurs…

[...]

Ce matin, j’ai reçu un mail du Circuit Empire (l’un des principaux distributeurs de films au Liban). Le contenu disait en substance que, «à cause de la situation, l’avant-première du film de Robert Redford Lion for lambs, prévue demain matin, était reportée “until further notice”». Ça me rappelle étrangement l’après-12 juillet 2006 quand on recevait les annulations les unes après les autres.

[...]

Toujours dans la rubrique cinéma: un copain chef op’ a débarqué cette semaine de Paris pour participer au tournage d’un film libanais. Le tournage est censé débuter demain. Je trouve ça touchant (ou inconscient?) que certains poursuivent leur effort de vie de cette manière.

[...]

Dernière info d'ordre météorologique: avec ce qui est tombé ces derniers jours, la pointe du Mont Sannine est toute blanche.

mardi, 25 septembre 2007

Grindhouse.com.lb

Qui aime bien châtie bien, dit le dicton. Alors comme j'adore les hommes politiques libanais et d'ailleurs, voici deux petits détournements d'affiches de film. Ah, si Tarantino et Rodriguez étaient Libanais... Bon, en attendant, nous n'aurons pas de nouveau président aujourd'hui.

medium_death_proof_lebanon.jpg medium_planet_terror_lebanon.jpg

mercredi, 08 août 2007

Après les falafels, vive le caramel !

medium_caramel.jpgLe cinéma libanais, sans se porter vraiment bien, est sur de bons rails, avec des réussites comme le court métrage Beyrouth Aftershave de Hani Tamba (en attendant son premier long métrage), Falafel de Michel Kammoun ou Bosta de Philippe Aractingi. Dernier de cette nouvelle vague: Caramel de Nadine Labaki, qui sort demain jeudi sur les écrans libanais. Ce film a été présenté (avec beaucoup de succès) au dernier festival de Cannes. Nous n’avons pas encore eu la chance de le voir, mais c’est sûr que l’on ne va pas tarder à prendre nos tickets… Il sort au Liban dans le circuit Empire, et sortira en France le 15 août.

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mercredi, 11 avril 2007

Projection de «La guerre des 34 jours»

medium_onair.jpgDe retour sur les ondes… Nous venons de recevoir cette invitation, nous transmettons…

Projection de «La guerre des 34 jours», un documentaire de Carole Mansour

Mardi 17 avril 2007 à 20h30, dans la grande salle du Théâtre Monnot (Beyrouth), entrée libre
En arabe à 20h30, en français à 21h00, en anglais à 21h30

Synopsis
Le 12 juillet 2006, le Hezbollah capture 2 soldats israéliens. Durant les 34 jours qui suivent, le Liban subit un bombardement israélien sans relâche. Ce documentaire vous emmène au-delà des titres qui ont fait la une, dans la réalité crue de la guerre. Il explore la dévastation d'un pays et d'un peuple pris au piège.
A travers des images fortes, et parfois dérangeantes, ce documentaire raconte l'histoire d'une énième guerre contre le Liban: 1200 civils tués, 4036 blessés, plus d'un million de déplacés, 78 ponts détruits, 30000 logements endommagés, une catastrophe environnementale avec 15000 tonnes de pétrole déversées sur 80 km de la côte Libanaise et beaucoup d'autres désastres. Dans des extraits qui n'ont pas été montrés par les média occidentaux,  le documentaire retrace la tragédie de 57 massacres collectifs, dans une tentative de saisir les horreurs subies par les victimes et leurs familles.
«La guerre des 34 jours» est une chronique importante qui révèle les brutalités de la guerre et la détresse d'un peuple face aux pertes humaines et à la désolation.

Informations: 01/202422 ou 01/320762

mardi, 30 janvier 2007

Pas de miracle pour Bosta

medium_Bosta.jpgIl y a quelques mois, une commission attachée au ministère de la Culture avait sélectionné Bosta, le film de Philippe Aractingi (ici en photo dans ce bus qui a fait danser tout le Liban en 2006), pour représenter le Liban à la grand messe holywoodienne des Oscars. Bosta avait coiffé sur le fil Perfect day dans le choix, pour son côté "folklorique", comme m'avait expliqué l'un des membres de ladite commission. Ici, tout le monde s'est dit que c'était jouable, que ce choix pouvait aboutir à la sélection de Bosta pour les 5 fameux "nominés". Le contexte politique aidant, l'image du pays salie par la guerre de l'été dernier... Eh bein non, Bosta n'a pas été sélectionné. L'Académie a préféré l'Algérien Indigènes ou le Mexicain Labyrinthe de Pan. Dommage...

jeudi, 28 décembre 2006

Armes sans frontières

Le 6 août dernier, nous mettions ici même un post sur l’un des films les plus marquants de l’année, Lord of war (c’était avant d’avoir vu Children of men cette semaine, à conseiller de toute urgence!). Bref, ce film traite de l’absence d’états d’âme d’un vendeur d’armes international. Dans l’une des scènes, on le voit dans sa limousine en plein New York, le visage déconfit à la lecture d’un journal dans lequel on annonçait un cessez-le-feu quelque part en Afrique. Car pour les vendeurs d’armes, "cessez-le-feu" équivaut à "marché en perte de vitesse".

medium_kalach.jpgSelon le quotidien israélien Haaretz, l’Egypte de Moubarak aurait livré récemment – avec l’approbation de Tel-Aviv – 2000 Kalachnikovs et 20000 chargeurs au Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas, dans l’optique de contrer matériellement le Hamas. Coïncidence, hum? Ce genre de calcul, dans le genre "équilibre de la terreur", est tout à fait humain. Et les Libanais étant des hommes comme les autres, on ne peut que redouter ces additions et autres calculs qui ne connaissent pas de frontières.

Sur ce, joyeux Noël Félix! C'est dommage qu'on ne se contente pas de faire la guerre avec des fers à repasser...

vendredi, 13 octobre 2006

C'est si bon les falafels...

medium_Falafel2.jpegmedium_falafel.jpgQuoi, vous ne savez pas ce que c'est qu'un falafel? Trêve de plaisanterie: Falafel, c'est surtout le titre du film de Michel Kammoun (à droite en photo) qui vient de gagné le Bayard d'or au Festival international du film francophone (FIFF) de Namur en Belgique. Pour doubler le plaisir, comme avec les délicieux falafels de la place Sassine ou de M. Sahyoun rue de Damas, Falafel a raflé aussi la plus haute récompense pour sa bande sonore, signé par le très bon Toufic Farroukh.

Michel Kammoun est diplômé en audiovisuel et en cinéma. Prof d'écriture scénaristique à Beyrouth, il a déjà signé plusieurs publicités ainsi que 5 courts métrages de fiction, dont Cathodique (1993) ou The vanishing rabbits (2002). Falafel est son premier long métrage. Mais de quoi ça parle, ce film? Falafel suit les tribulations de Toufic dans Beirut-by-night. Toufic, un post-ado pas encore vraiment adulte, découvre la vie et ses difficultés. Le temps de son film, Michel Kammoun emmène son personnage dans une nuit initiatique...

Si la balade vous en dit, le film devrait sortir sur les écrans du Liban et de Navarre sous peu.

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lundi, 02 octobre 2006

Le mythe éternel

medium_image001.2.jpgCombien de fois ai-je entendu cette expression concernant le Liban et Beyrouth? Certainement, ils feront encore comme le Phoenix; à savoir renaître de leurs cendres...

Et bien moi, j'y crois. Si on devait baisser les bras, autant se jeter du pont tout de suite. L'éternelle image du mythe, celle de l'oiseau de feu, a donc été reprise cette semaine pour l'affiche du 7e Festival du film de Beyrouth, qui aura lieu du 4 au 11 octobre. Il faut continue de croire, il faut continuer d'organiser des événements, il faut que le coeur de Beyrouth se remette à battre la chamade pour donner le tempo au reste du monde. Il faut impérativement que ce combat continue.

13:55 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (2)

mardi, 05 septembre 2006

Dunia près de chez vous

medium_affiche_dunia_bd.JPGAprès un été complètement anihilié aussi côté culture, le Liban se fait une joie d'annoncer la sortie cette semaine du film de Jocelyne Saab, Dunia, simultanément au Liban (Circuit Empire) et en France (achetez le Pariscope...).

Dunia, c'est l'histoire d'une étudiante au Caire en poésie soufie et en danse orientale. Dunia espère devenir danseuse professionnelle, mais se cherche. Elle rencontre alors le docteur Béchir et découvrira dans ses bras le plaisir des sens...

Jocelyne Saab, présente au dernier festival de Sundance, montre ainsi que l'on peut être une artiste femme, Levantine et arabe, et parler de la sensualité corporelle. Ce film contribuera peut-être, à sa modeste échelle, à changer l'image de la femme arabe...

18:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 19 août 2006

Question de bon goût

medium_mortuary.jpgPendant la guerre, les cinémas libanais se sont mis en berne, comme toutes les activités culturelles du pays. Hier, j'ai reçu les premiers programmes de distribution post-guerre. Et la première avant-première organisée, ce matin-même à 11h30 à Zouk, était celle d'un film au nom bucolique de Mortuary. Je me demande si c'était vraiment de bon goût... Superman returns aurait été plus indiqué.

21:10 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 06 août 2006

Hypocrisie onusienne

medium_Lord.jpgCet après-midi, nous avons soufflé un peu et revu le film d'Andrew Niccol, "Lord of war". Pour ceux qui ne l'ont pas vu, ce film retrace le parcours d'un trafiquant d'armes, à travers plusieurs conflits des années 80-90. Ce film de fiction s'achève sur une conclusion tristement réaliste: les 5 plus gros vendeurs d'armes sont les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la France et la Chine. Soit les 5 membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Revoir "Lord of war" dans le contexte actuel relève un peu du masochisme...

22:25 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (1)

 
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