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samedi, 15 septembre 2007

Haifa Wehbé présidente !

Il y a probablement une seule personne au Liban qui réunirait tous les suffrages, une sorte d’icône transconfessionnelle. Cette bombasse fait fantasmer tout mâle libanais qui se respecte (et probablement les autres aussi). C’est bien évidemment la chanteuse Haifa Wehbé.
medium_haifa.jpg Haifa est vénérée, adulée (musicalement, ce n’est pas vraiment notre tasse de chaï, mais là n’est pas le propos). Barbie brune siliconée, elle affole les foules, transpire la sensualité. Et force franchement l’admiration. Un personnage comme celui-ci est forcément entouré d’un certain mystère, et attire tout genre de rumeurs. Comme celle qui lui prêtait – il y a deux ans – une relation avec le Sayyed. Oui, oui, notre bon vieux Sayyed à nous…

Divorcée et maman, elle sait mener sa barque. Ex-pouliche de l’écurie de Walid ben Talal (Rotana), elle a quitté le navire il y a un peu plus de 2 ans pour devenir femme d’affaires quand elle ne pousse pas la chansonnette. Sa fortune, elle se l’est faite sur scène: de 30000$ à 150000$ par concert, selon le type d’événement et le pays. Pour vous donner une idée, elle fait en moyenne 55 concerts par an. A Amman, elle a réuni en un soir quelque 200000 personnes. Elle a participé à l’équivalent libanais de La ferme des célébrités, elle est sous contrat avec Pepsi… «Rien de tout cela pour moins de 500000$», a-t-elle précisé à Nat lors d’une interview récente. Une interview qui a eu lieu dans ses bureaux à Gemmayzé où les fauteuils en moumoutte rose le disputent aux posters d’elle et aux portraits retravaillés de Madonna.

Haifa va bientôt commencer une carrière d’actrice dans un film égyptien, elle a lancé sa ligne de bijoux. Du coup, aujourd’hui, elle peut se permettre le luxe d’autoproduire deux albums et quatre vidéo clips, et d’attendre qu’on vienne lui faire l’offre qui convienne à ses exigences. Elle attend tranquillement le plus offrant…

La dame s'assume maintenant et cela se voit dans le look qu'elle adopte désormais. Exit les robes en lamé doré et les grandes boucles sensuelles: Haifa fait dans les jambières en cuir et les mini-shorts, style JLo. Son dernier clip (Mish Adra Astanna) est ultra sexy, et repousse toutes les limites en vigueur dans le monde arabe. Elle en a marre des histoires gnangnans de habibi qui tient la main de sa habibté sur une plage avec coucher de soleil incorporé. Le titre de sa chanson se traduit par «I can’t wait», et les images du clip sont certes suggestives, mais il n'y a pas de quoi crier au scandale non plus. Elle a voulu s’écarter violemment de l’image habituellement véhiculée par la variété arabe, celle de la femme sage désespérée parce que son homme ne l’aime plus.

Mais ce coup de boutoir dans la bienpensanterie arabe lui vaut quelques ennuis avec les autorités saoudiennes qui lui ont collé un procès au cul (qu'elle a apparemment fort joli) qualifiant le clip de «pornographique». Ils se foutent franchement de la gueule du monde ces hypocrites qui viennent au Liban jouer au Casino, picoler et rendre visite aux belles de nuit du Phenicia.

On vous laisse juger avec la vidéo…


Alors, Haifa mérite-t-elle d’être lapidée à cause de ces images? A-t-elle eu tort de sortir du moule de la varièt’ locale? Y'a pas de quoi fouetter une Haifa, franchement...
Moi je ne dis qu’une chose: Haifa présidente!

 
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