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vendredi, 29 février 2008

Alien vs Predator, requiem à Beyrouth

Je viens de voir un sommet de la bouffonnerie cinématographique, mais qui, au 17e niveau de lecture, prend un sens tout particulier: il retrace les dernières années au Liban.
Ce film, c’est Alien vs Predator Requiem (qui enterre pour de bon ces deux belles franchises, mais mon Dieu, qu’ont-ils fait d’Alien!!!).

46b5feab99a22633d2354ba76f625580.jpgDans AVPR (le nom de code marketing du «film»), deux forces du mal [différents éléments de l’Orient et de l’Occident, selon les époques] s’affrontent dans une bourgade paumée dont personne n’a rien à faire [le Liban], aux Etats-Unis (forcément, quand un ovni s’écrase sur Terre, c’est chez eux). Bref, la population de ladite bourgade [les Libanais] subit l’affrontement des «forces du mal», tout en se crêpant le chignon, soit pour une blondasse allumeuse [les caisses de l’Etat], soit pour comprendre pourquoi il n’y a plus de courant en ville [tout pareil]. Et cette population prend les armes [tout pareil] et finit par se diviser entre ceux qui vont squatter le centre-ville [tout pareil, je n’invente rien!] et ceux qui espèrent trouver refuge à l’hôpital [le 14 Mars à Ryad, Washington, etc.]. Alors que le bon peuple se fait trucider allègrement [tout pareil], les deux méchants font semblant de s’en mettre plein la tronche directement [Israël et la Syrie, l’Iran et les Etats-Unis, etc.], tout en cassant tout autour d’eux [le Liban]. Au bout d’un combat auquel le spectateur ne comprend rien tant la mise en scène est foireuse [comme les Libanais devant leur téléviseur chaque soir à l’heure du JT], le gentil-méchant Predator transperce le crâne du méchant-méchant Predalien (croisement improbable des deux méchants), tout en se faisant lui-même empaler le dos par la fourbe queue dudit Alien à dreadlocks (warf warf warf – cf. la photo ci-dessus). Du coup, ce combat des sous-chefs ne se termine pas par la fameuse formule «ni vainqueur ni vaincu», mais par «vaincu et vaincu» [comme au Liban]. Pendant que les deux gars en costume de latex poussent leur dernier soupir, tout s’écroule autour d’eux: les personnages du film fuient leur bourgade [comme les Libanais qui trouvent refuge à l’étranger].

La seule question restant en suspend tient à la scène finale du film (attention spoiler, mais comme personne ne doit dépenser ses euros, ses dollars ou ses zlotis pour ça, c’est pas grave!): des chasseurs-bombardiers de l'US Air Force lourdent un gros suppositoire à l’uranium enrichi. La bourgade américaine est pulvérisée par un champignon atomique.
Bon, on va espérer que la comparaison entre AVPR et le Liban s’arrête à la fin du paragraphe précédent. Mais l'arrivée, bien réelle cette fois, de l'USS Cole dans la région, fait planer l'ombre d'une inquiétude supplémentaire [le navire de guerre – qui avait fait l'objet d'un zodiac-suicide dans le Golfe d'Aden en 2000 – remplacera-t-il le bombardier?].

 
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