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mardi, 10 juillet 2007

Sarkozy, le Hezbollah et la diplomatie du double-jeu

medium_sarkozyhezbollah.jpgSaperlipopette, j'ai égaré mon décodeur à bla-bla diplomatique. Avant-hier, nous avons eu droit à un discours pour le moins hallucinant de la part de l'ambassadeur de France au Liban, invité par le leader druze Walid Joumblatt à Moukhtara. En gros, Emié passait la brosse au gouvernement actuel, louant de fiéfés filous comme son hôte d'un jour.

A Beyrouth, depuis quelques jours, tout le monde parle de cette fameuse rencontre de la Celle Saint-Cloud où les partis libanais se réuniront (par seconds couteaux interposés) les 14 et 15 juillet prochain. Mais hier, notre cher président de la République française, alors qu'il venait de recevoir les familles des soldats israéliens capturés par le Hamas et le Hezbollah, a annoncé son refus de recevoir les représentants du Parti de Dieu qui feront le déplacement à Paris. Les pro-Hezb ont aussitôt crié au complot du lobby juif mené par le CRIF. Soit, c'est de bonne guerre... Le porte-parole de l'Elysée a même affirmé que Sarkozy avait ouvertement qualifié le Hezb de mouvement «terroriste» (alignant la politique française sur celle de Washington et tournant le dos à celle de l'Union européenne). «Le président a complété en disant que son objectif était que le Hezbollah renonce à l’action terroriste et redevienne un parti politique presque comme un autre», a ajouté le porte-parole (soit dit en passant, je ne vois pas comment le Hezb RE-deviendrait le parti classique qu'il n'a jamais été). Et de continuer: «On sait très bien qu’il n’y aura de retour au calme au Liban que si les partis libanais recommencent à dialoguer et tentent de bâtir ensemble un gouvernement d’union nationale.» Et boum dans les dents de l'ambassadeur Emié (un très proche de Chirac). Le porte-parole du nouveau locataire de l'Elysée a donc renvoyé dans les cordes le tenant de la diplomatie française au Liban, en légitimant l'une des principales revendications de l'opposition libanaise – le gouvernement d'union nationale –, et donc du Hezbollah. Ils ne se concertent pas ces gars-là? Ils n'ont pas les mêmes fiches? Ou bien le double-jeu est-il devenu l'unique B.A.-BA de la diplomatie?

lundi, 07 mai 2007

Sarkozy, les chrétiens du Liban et l'extrême droite française: tout le monde il est beau, tout le monde il est content

medium_chirackermit.jpgAu Liban, le second tour de la présidentielle n’a pas particulièrement passionné les foules, avec un taux de participation assez maigre (51,35%). Sans surprise, dans notre beau pays du Levant, Nicolas a terrassé Ségolène avec 71,51% contre 28,49%. Des taux proches du XVIe arrondissement de Paris.

Dans notre quartier à forte majorité chrétienne (Forces libanaises pour être précis), les gens de la rue étaient eux aussi de farouches supporters du leader de l’UMP, héritier (selon eux) de la tradition gaulliste et donc de Chirac (erreur), et (aussi) parce qu'ils pensent que Sarko n'aiment pas trop les arabes (musulmans). Ça fait beaucoup de parenthèses tout ça... Enfin bon, finalement, pour de bonnes ou de mauvaises raisons, les Libanais dans leur ensemble semblent se réjouir de l'élection du petit Nicolas. Dans les rangs de l'opposition, on se félicite surtout du départ de Chirac, jugé trop partisan en faveur de la famille Hariri au pouvoir (qui lui prête un appart sur les quais de Seine d'ailleurs...).
Chez notre libraire, il y a quelques jours, je croise une femme d’un certain âge venue récupérer son numéro de Paris Match, avec les deux «finalistes» en couverture. Le libraire me demande pour qui je vais voter, pensant que je suis (évidemment) sarkophile. D’un coup, je me suis senti en «territoire hostile»… C’est un peu comme quand, il y a 10 ans, je découvris que Le Pen était un grand homme pour une certaine partie des chrétiens aounistes, car ces derniers appliquaient au Liban l’un des slogans de l’extrême droite française: «La France aux Français» devenant «Le Liban aux Libanais». En pleine tutelle syrienne, cela avait du sens, certes… 

Je vous laisse en bonus deux liens: le premier vers l’article de Paul Khalifeh, le correspondant de RFI au Liban, sur les répercussions du départ de Chirac; le second sur l'incidence de l'âge des électeurs français intitulé "Si on retirait le droit de vote aux plus de 68 ans, Ségolène Royal serait élue".

Bonsoir tristesse

medium_rectanglenoir.jpgAu moins, cette mémorable soirée du 6 mai aura permis à Enrico Macias, Jeane Manson et Gilbert Montagné de chanter devant 10000 personnes.

00:15 Publié dans Elections | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sarkozy, royal, élection

vendredi, 04 mai 2007

«Ce que je propose, c’est pire»

medium_debat.jpgC’est drôle, après le débat du 2 mai, toutes les télés ont passé en boucle la passe d’armes entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sur l’accueil des enfants handicapés dans les écoles dites normales. Personne n’a relevé cette si belle phrase du candidat de l’UMP: «Ce que je propose, c’est pire». C’est vrai, c’est tiré de son contexte, mais cela aurait fait un bien joli titre de couverture… Et personne ne s’est attardé sur le maniement de la langue française. Les académiciens ont dû une nouvelle fois s’étrangler en écoutant le p’tit bonhomme. C’est fou le débit d’erreurs grammaticales et d'accords que ce monsieur peut avoir.

 

lundi, 23 avril 2007

Putain, cinq ans...

Aïe, aïe, aïe… Sale dimanche électoral avec ce duo de tête. Nous, on l’a fait, la tête, hier soir. Vu par le petit bout de la lorgnette de deux Français de l’étranger, le choix restant pour le second tour n’a rien de réjouissant. En gros, nous avons le choix entre un petit teigneux farouche admirateur de l’Amérique (il n’y avait qu’à voir ses meetings ou son allocution post-20 heures, on se serait cru dans une opération de promotion de supermarché) et défenseur inconditionnel de l’Etat hébreu sur la scène moyen-orientale, et un produit marketing au sourire sur commande et donc faux qui a prouvé son inconsistance lors de ses déplacements en Chine et surtout au Liban. Bref, il n’y a plus qu’une solution pour le second tour, la voici (si ce choix vous tente, vous pouvez télécharger l’image)…

medium_bulletinblanc.2.jpg

mercredi, 07 février 2007

Le petit Nicolas illustré

medium_sarkotf1.jpgIl y a quelques jours, nous avons regardé – comme beaucoup de Français, en France ou ailleurs – l’émission de TF1 avec Nicolas Sarkozy. Le lendemain, je me suis amusé à lire dans la presse la réaction des éditorialistes. Certains l’ont trouvé «cool», d’autres «parfois agacé». Dans leur immense majorité, les journaux français ont écrit que le sinistre de l’Intérieur avait placé la barre haut pour ses successeurs (Le Pen, Royal…) dans le genre «monologue trop bien préparé pour être honnête». Personne n’a semblé interloqué par le maniement de la langue française par le petit Nicolas. Personne n’éliera – ou non – un candidat sur son français, certes. Mais les fautes de grammaire (une par phrase ou presque) étaient abracadabrantesques. On stigmatise souvent les journalistes et autres présentateurs télé sur leur mauvais français. Mais là, les académiciens ont dû s’arracher les cheveux. Peut-être est-ce futile de s’attacher à ce genre de détails. Peut-être pas.

 
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